MIQUELET
Coiuincnl! c'est luaintenaDt le citoyen Gastéra ifui est raateor de U hi*ocbureMiot?
Mais, le 3 avril, nous recevions la lettre suivante, signée Lubatti, et bien entendu sans adresse :
Paris, 3 avril 1850.
Monsieur,
Il vous plaU de prendre à partie le citoyen Jules Miot, à propos d'une brochure faite par Tau leur de la c Réponse au^ deux libelles de Gbeoii et de Delahodde ». Je viens vous avertir que vous vous êtes trompé d*a« dresse. « Je suis seul responsable de ce qui semble exciter votre vertueuse indignation, le citoyen Jules Miot n'ayant fait que fournir des notes et des documents » qui ne vous concernent en aucune façon.
Vous avez eu, Monsieur, jusqu'à ce jour, le monopole de Tinsolence. « Vous essayez chaque matin de traîner les démocrates dans la boue »• Après la conduite que les royalistes ont tenue en février, nous pensions que vous auriez assez de pudeur pour vous abstenir de toute fanfaronnade; mais vos injures ayant pris, dans ces derniers temps, un caractère bratal, « j'ai résolu, pour mon propre compte, de vous coudoyer rudement sur le chemin des personnalités ».
Vous trouviez fort commode de nous insulter, et quand je vous rends la
monnaie de la pièce, vous vous récriez. S'il est des gens qui disent wurd
quand on leur crache au visage, je n'ai pas l'humeur aussi endaraote
qu'eux.
Je vous salue,
LUBATTI.
Qu'est-ce que cela signifie? Pour le Corsaire^ c'est le citoyen Gastén qui prend la responsabilité des deux brochures attribuées par toute U presse au montagnard Miot.
Pour V Assemblée nationale^ c'est un citoyen (jubatti qui e^i Tauleur de la même brochure et qui se charge de servir les rancunes du Vieux de la Montagne.
En définitive quel est le père des brochures? Est-ce le citoyen Gastéra? est-ce le Sans-culotte Lubalti? est-ce le montagnard Miot (1)?
A quelle naiion appartiennent ces noms en a et en i ? de quel pays arrivent ces deux émissaires pour avoir conçu la pensée d'intimider par cei sottes démarches les rédacteurs du Corsaire ou de ['Assemblé^ nationale?
Ignorent-ils aussi qu'à défaut des réceptions énergiques, qu'ils doivent apprécier maintenant, le Code pénal a des articles qui ont prévu les tentatives dont ils se sont rendus coupables?
MIQUELET TRANSFUGE (UN), p5eMJon. [J.-P.-R. Cdisin].
Vie (ia) de Mina , son origine , les principales causes de sa céiéhrité, ses diverses atlaqucs de convois sous Bonaparte , ses rases
(i) Le cit. Catéra vM non seulement l'éilileur du pamphlet attribué au cU. Miol, mais encore l'auirur de ceux intitulés « les Sicalres de la réaction au pilori », anon., et ia « WMiié sur la préfeciurc de police », imp. sous le nom du cit. Pornin.
stral^queSy ses galaoteries'; le tout entremêlé d'anecdotes eurieuses. Paris, Peytieux, 1823. 2 yo). in-12^ 6 fr. [/i835]
MIRABAUD, secrétaire perpétuel, )*undes quarante de l'Acadéinie française, apocryphe (1). [PaulTHYRY, baron d*HoLBACH].
Système de la Nature, ou des Lois du monde physique et dd inonde moral. (Avec un avis de TÉditeur^ Naigeon,) Londres (Amsterdam, M. M. Rey), 1770, 2 vol. in-8. |;4836]
On trouve dans quelques exemplaires un Discours préliminaire de Tauteur, qui a été réellement imprimé à Londres, environ six mois après la publication de l'ouvrage, par les soins du même NaigeOn.
« Cet ouvrage, dit Voltaire, est une philippique contre Dieu. L'auteur prétend que la matière existe seule, et qu'elle produit seule la sensation et la pensée. Pour avancer une idée aussi étrange, il faudrait au moins Ucber de Tappuyer sur quelque principe, et c'est ce que l'auteur ne fait pas. Il a pris cette opinion chez Hofbbes ; mais Hobbes se borne à la supposer, il né l'affirme pas : il dit que des philosophes savants ont prétendu que tous les corps ont du sentiment ». {Voltaire, éd. Beaumarchais, in-ft, i. XrV, p. 226.)
Il y a eu deux éditions de cet ouvrage en 1770. Dans la première, le premier volume a 370 p., le second 412 p. Il faut un errata aux exeinplaires de cette édition. Dans la seconde, le premier volume a 366 p. et le deuxième 408 p.
Cet ouvrage a été réimprimé en 1771, 1774, 1775, et 1777.
Dans une nouvelle édition, Londres, 1780, 2 vol. in-8, on trouve, sur la fin du second volume : !<> le réquisitoire de M. Séguier contre différents ouvrages philosophiques ; 2o la Réplique de l'auteur du « Système de la nature > au Réquisitoire, 8 p.
L'édition de Paris, an III (1795), 3 vol. in-18, a été faite d'après le deuxième tirage de 1770.'
On en a encore, i^ une nouvelle édition avec des notes et des corrections par Diderot. Paris, chez l'Éditeur (M. de Roquefort), rue Jacob, iio 26, 1820, 2 vol. in-8. Le nouvel Éditeur a ajouté au catalogué que j*ai donné des ouvrages du baron d'Holbach trois articles qui ne sont pas de lui.
99 Une autre édition avec les notes de Diderot. Paris, Domère, 1822, 4voLin-18. A. A. B— r.
MIRABEAU (Honoré-Gabriel Riquetti, comte de). C'est ici lé lieu dé dire que de tous les ouvrages publiés avec le nom de Ait-
(t) Jean-Baptiste Mirabaud n*est point un éire Idéal ; il a été réellement serréftiire perpétuel de l'Académie françah e ; mais II est mort le sA Juin 1760, âgé de S5 ans, n*ayant jamais songé à écrire une ligne du livre que l'on a mis ions son nom.
270 MIRABKAU
rabeau, ii eu est très peu qui soient de cet homme célèbre, qui, eo fait d'iodustrialisme littéraire, n'a fait que devancer les faiseurs do XIX® siècle'; mais nous nous bornerons à ciler ceux des ouvrages publiés sous son nom qui notoirement n'ont pas été composés par lui, et ceux que les bibliof];raphes lui ont à tort attribués.
I. Partage (le) de la Pologne, en sept dialogues en ferme fc drame, ou (lonversaiion entre des |)€rsonn<'s distinguées, dans bh quelle on fait parler les interlocuteurs conforniémeut à leurs principes et à leur conduite, par Gotlieb Panmouser (Lindsey)^ tradoit de Taiiglais par milady ***, duchesse de *** (par Gérard de Bas* veval, consul de France). Londres, Elmsiy, 1775, in-8. [/i8S7]
If. Gusmanade (la), ou r£tablissement de rinquisitioo. Amsterdam, 1778, in-8. [4838] Ouvrage attribué à Mirabeau sans aucune certitude.
III. Papesse Jeanne (la), poème en dix chants. (Par Ch. Barde, de Lyon), 1777, hi-8; — La Haye, 1778, in-8. [4839]