PLATON
PUTON-POLfCHINKLLB 182
Desdier Christol, prieur de Saint-Maurice). Lyon. 1528, in-4; — Ibid., Rigaud. 1571 « in-16.
PLATON, célèbre philosophe grec, dont le nom a été pris par deux écrivains pour la publication d'ouvrages philosophiques.
L Nyctologues de Platon (ouvrage composé par le marquis de Saint-Simon).
(1781), 2 part. in-4.
Tiré à petit nombre. A. «A. B— r.
IL Ma République; auteur, Platon; éditeur, J. (Delisle) de Sales, ouvrage destiné à être publié Fan M.D.CCC. Paris, 1791, 12 vol. in-12. — Seconde édition, revue et augmentée, sous ce titre : a Eponine, ou de la République ». Paris, 1793, 6 vol in-8.
On ne peut voir assurément an pins bean songe, et nous n'entreprendrons point de réveiller l'anlear ; nous attendrons an moins qu'il ail fini son r£ve ; il nous en promet la suite, et même en supposant qu'il se soit trompé et qu'il doive se tromper encore, nous l'exhortons 4 remplir sa promesse ; les vrais amis de la liberté doivent aimer jusqu'aux erreurs qui n'ont d'antre source qu'une raison ou trop Umide ou trop exigeante, d'autre but que la paix et le plus grand bonbeur des hommes (MonUeur, iO septembre 4791).
m. Philosophie du bonheur, manuscrit de Platon, publié par Tauteur de la « Ptiilo- Sophie de la Nature » (Isoard, plus connu sous le nom de Delisle de Sales). Paris, Moutardier, 1800, 2 vol. in-8.
Cet ouvrage avait paru dès 1796. sous le titre : f De la Philosophie du Bonheur, ouvrage recueilli et publié ■ par l'auteur de la « Philosophie de la Nature * .
-f- PLATON.
Les anciennes éditions de ce philosophe célèbre con- Uennent des dialogues que la critique moderne rejette comme apocrj-phes ; tels sont le « Théagis, l'Alcibiade, les Amants, Hipparque, Minos, Clytophon, Eryxia », Meiners. Tennemann, Asl, Schleiermacher et les autres érudits allemands qui se sont occupés de Platon, ont démontré qu'il y avait là des suppositions.
Parmi les manuscrits syriaques découverts dans le monastère cophte du désert de Nilrie, et qui sont aujourd'hui an British Muséum, figure un petit dialogue dans le genre de Platon, qui vient se joindre an recueil déjà nombreux des paslicbes composés avec plus on moins de bonheur selon la méthode du maître (voir un article de M. F. Dubner dans la < Revue de l'instruction publique >, 20 avril 1865).
PLATON-POLICHINELLE , pseudonyme pris par un ecclésiastique qui en a plusieurs autres [l'abbé A. Martinet, docteur en théologie, chanoine de Moutiers en Savoie (1)].
(1) M. Antoine Martinet, mort évèque de Ghambéry, le 6 mai 1839, pouvait bien être l'onde de l'ecclésiastique qui fait l'ol^et de cet article.
11 nous a>paru piquant de réunir dans un seul article la liste des ouvrages que cet ecclésiastique a publiés sous le voile de l'anonyme, sous des pseudonymes et avec son vérital)le nom, aun qu'on connût bien le bilan littéraire du prêtre ultramontain dont la presse s'est occupée dans ces derniers temps. Nous sommes môme assez heureux de pouvoir faire profiter nos lecteurs d'une notice sur M. l'abbé Martinet, qui permettra d'apprécier son esprit original et les opinions religieuses qu'il professe depuis quinze ans. Cette notice a paru d'abord dans « l'Union suisse » en 1847, et elle a été reproduite la môme année dans fia Voix de la Vérité», n» du iO mars.
a Dieu, dit « l'Union suisse », n'a point fait défaut à l'humanité pour l'aider au retour après la grande apostasie du dixhuitième siècle. Naguère, à côté des maîtres en Israël, à côté des pontifes et des docteurs de son Eglise, il lui a donné, pour guides et pour flambeaux, des génies a une originalité, d'un éclat extraordinaire. De nobles vengeurs de sa gloire, les Bonald, les Maistre, les Châteaubriant, les Gœrres, les Philipps, ont cherché à rétablir Dieu dans ses droits violés partout depuis 60 ans, et à le replacer dans les esprits et dans les cœurs; et leurs efforts, Dieu merci, n'ont pas été stériles. Mais, depuis lors, de nouvelles questions ont surgi ; je me trompe, de vieilles questions se sont présentées avec une forme nouvelle et ont demandé à être jugées. Prochaine dissolution du protestantisme, religion d'Etat, utilité des ordres religieux, communisme et son avenir, paupérisme, industrialisme et le reste : toutes ces questions et mille autres de l'ordre social et religieux, qui préoccupent et inquiètent en ce moment les esprits, devaient puiser leur solution dans les doctrines propres à l'Eglise : elles l'y ont trouvée. Un homme, entre autres, appuyé sur les plus fortes études de la théologie positive, et riche de tous les trésors de la science moderne ; un homme sensible à tous les maux de l'humanité et brûlant du désir d'y mettre un terme, s'il est possible; enfin un digne athlète de l'Eglise s'est saisi de ces questions et les a résolues ».
(c L'auteur anonyme de la a Solution des grands problèmes », de « Platon-Polichinelle », mais surtout du traité de la Per^ fectihilité humaine, s'est placé en France, en Savoie, en Suisse et en Belgique, au rang des premiers défenseurs de la roi ».
M. Martinet, chanoine de Moutiers, en Savoie, est l'un des prôtrea savoisiens les