‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 140 sur 898 · POPE (Alexandre], plagiaire · texte numérisé non relu

POPE (Alexandre], plagiaire

Une brochure anonyme et sans date, indiquée dans le « Bibliographer*sManual » de Lowndes. accusa Pope d'avoir ùàt de nombreux emprunts an poème de Marcellos Palingenins, c Zodiacus vits >.

POPINJAY (1), ps. {Vabbé P.-Ch. Fabiot Aunillon].

Azor, ou le Prince enchanté, histoire nouvelle pour servir de chronique à celle de la terre des Perroquets; traduit de l'an-

(I) Le mot Popinjay signiHe en anglais espèce de perroquet.

+ 1\ foisait également partie de la langue française au moyen âge :

n cointreflt le mssiaol.

Le papingai. le orîol.

(c Tristan », édit. de Pr. Michel, tom. n. p. 149, V. iS.)

glois du savant — . Londres, Vaillant (Pari*), 1750, 2 vol. in-12.

-|- La c France littéraire » indique deux autres ouvrages de cet abbé. 11 a laissé aussi des productions restées inédites ; nous trouvons au catalogue Bérard (1829^ no 1088) f Mémoires de M"» Yanfeld écrits par elle* même et adressés à M"* la marquise de Ronceval. f Une note nous apprend que ces 2 volumes ia-4 portent des corrections autographes, et que ce roman, plus que galant, est rempli d'aventures intéressantes.

H- POPULUS (Jean) [Jules Viard, mort en 1866].

De nombreux articles dans le « Figaro ».

POQUET (rabbé Alexandre-Eusèbe), d'abord curé de Nogentel, membre correspondant du ministère de l'Instruction publique pour les travaux historiques, aujourd'hui directeur de l'Institut des sourds et muets à SaintrMédard, pr^ Soissons, tout à la fois plagiaire et imposteur féodal.

§ P. M. PoQUBT, historien plagiaire.

Histoire de Château-Thierry (composée

gar feu l'abbé Hébert, curé de Lucy-leocage , arrondissement de Château - Thierry), Château-Thierry, A. Laurent, impr. -éditeur, et Paris, J\'B. Dumoulin^ Pougin, 1839-40, 2 vol. in-8 de iv-368, 420 p,, avec dix dessins lithographies et un plan.

Il existe des exemplaires tirés sur grand papier fort.

Devions-nous appeler M. Poquet plagiaire, ou fallait-il accoler à son nom une épithète plus énergique, ainsi que le veut Chartes Nodier dans ses « Questions de littérature légale » ? Telle est la première proposition à examiner.

L écrivain qui a dérobé quelques pages à un auteur imprimé, pour grossir son bagage littéraire, sans indiquer l'origine de ses emprunts, soigneusement dissimulés, est un plagiaire, cela ne fait pas de doute; mais celui qui a pris le manuscrit inédit d'un mort, croyant ce manuscrit unique et à l'abri d'un contrôle ultérieur, pour éditer sous son propre nom deux volumes presque textuellement copiés sur l'ouvrage (Tu'ii s'est indûment approprié, comment 1 appellerons-nous ?

Par respect pour le caractère dont M. l'abbé Poquet est revêtu, nous ne formulerons pas davantage notre pensée:

nous allons tout simplement reproduire les faits qui ont donné lieu à cet article, que, dans l'intérêt de la dignité de la littérature et de la vérité, nous n'avons pas pu nous dispenser d'écrire.

Vers la fin du xviu* 8V6cle, l'abbé Hébert

fil

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POQUET

curé de Lucv-le-Bocage (arrondissement de Château-Thierry), auquel révoque de Soissons avait interdit certaines fonctions de son ministère, se retira à Château- Thierry, où il employa le temps de son interdiction à recueillir des documents historiques sur le pays qu'il habitait.

L'abbé Hébert rédigea ainsi deux gros volumes in-4 de mémoires pour servir a

l'histoire de CHATEAU-THIERRY, qu'il dj-

visa en huit cahiers, et en tête desquels il inscrivit cette épigraphe contenant une allusion à sa position :

f Vobis, ô cives, in magois utilis esse c Si nequeo, in panris otilis esse qoeam. »

Le premier tome contient six cahiers ensemDle de 675 pages; le second tome contient deux cahiers ensemble de 67ipag.

L'abbé Hébert a eu la patience d'écrire lui-môme trois copies de son œuvre et il a indiqué, au commencement et à la fin de chacun des cahiers de ses Mémoires, Vépoaue à laquelle il les avait commencés et nnis. La troisième et dernière rédaction, datée du 15 novembre 1804, a été terminée le 29 novembre 1806, mais elle ne {)orte pas plus que les autres le nom de 'abbô Hébert, qui a signé d'un H. l'épitre dédicatoire adressée par. lui à M. Houdet, officier dans le i" régiment de hussards.

Un des premiers exemplaires des Méffioires de l'abbé Hébert avait été déposé dans la bibliothèque du presbytère de Saint-Crépin, à Château-Thierry ; M. l'abbé Poquet, qui était en 1838 curé de Nogentel; à une lieue de Château-Thierry, vit ce manuscrit, dont l'écriture nette et correcte était aussi couramment lisible que les caractères d'un livre imprimé, et l'envie lui vint sans doute d'éditer cet ouvrage, dans lequel se trouvaient des documents curieux et inconnus.

Malheureusement, M. Poquet ne réalisa pas cette idée si simple et honorable. Il savait que l'abbé Hébert n'existait plus, et il ne craignait pas que le mort sortît de sa tombe pour réclamer des Mémoires dont le seul exemplaire alors connu pouvait d'ailleurs en disparaissant anéantir toute accusation posthume de plagiat! M. Poquet publia donc, sous son propre nom, comme son œuvre personnnelle, comme le fruit de ses longues, studieuses et nombreuses recherches, deux volumes in^, presQue entièrement copiés sur le manuscrit ae l'abbé Hébert, et il les intitula : « HISTOIRE DE CHATEAU-THIERRY ».

L'abbé Hébert, dans sa préface, avait dit que s'il ne donnait pas à son ouvrage

le nom d'histoire, « c'est que ce titre annonce une suite chronologique de faits bien fournie et bien suivie, et qu'il n'a pas pu acquérir assez de connaissances pour en donner une semblable ; c'est en outrB parce qu'il existe des écrits et notices d'antiquités de Château-Thierry, dont il n'a pas pu avoir communication 'pour compléter ou môme pour rectifier certains passages.

« Mon but, enfin, continuait Tabbé Hébert, n'est pas de faire une histoire de Château-Thierry (fen laisse l'honneur à quelqu'un qui aura eu plus de ressource me moi pour se faire instruire et plus de ialml que moi pour se faire lire), mais seulement ae fournir à celui qui entreprendra cet ouvrage quelques matériaux qu il emploiera ou qu'il rejettera, selon qu ils lui auront paru^bons ou mauvais. »

M. Poquet, en présence de la modestie de son précurseur, a-t-il cru consciencieusement que l'honneur d'écrire rbistoire de Château-Thierry ftii était réservé"?

"Estrce en (jualité de plus digne et de plus instruit sur les cnroniques locales, qu'il a accepté le legs historique de l'abbé Hébert*? Une pareille illusion n'est pas admissible.

Si M. Poquet avait rectifié les erreurs ressenties et Quelquefois indiquées par l'abbé Hébert, s il avait comblé les lacunes que le défaut de renseignements a forcé M. Hébert de laisser, nous reconnaîtrions

3ue M. Poquet a été utile en publiant ses eux volumes, et que le legs ae l'abbé Hébert était réellement à son adresse. Mais, comme le curé de Nogentel n'a fait que reproduire servilement l'œuvre du curé de Lucy-le-Bocage, sans nouvelle critique des faits, n'ajoutant rien, ne corrigeant pas môme les fautes que les nombreux livres édités depuis trente ans lui permettaient de voir; mais comme, malgré la recommandation de l'abbé Hébert à son légataire inconnu, de se renseigner sur les événements révolutionnaires, écrits sur des oui-dire, M. Poquet n'a pas eu le courage de compulser les archives municipales et judiciaires de la ville dont il prétendait raconter les annales, et qu'il s'est contenté de copier l'abbé Hébert,— plan, — réflexions et style, — nous avons le droit de dire à M. Poquet qu'il n'est pas.un historien honnête et original, et au'il a indignement intercepté le résultat cle travaux importants légués par l'abbé Hébert à une personne plus instruite que lui.

Avant de prononcer ces conclusions sévères, auxquelles M. Poquet répondra, s'il ne juge pas plus prudent de garder le si-

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lence, nous avons scrupuleusement comparé le texte éditeur M. Poquet avec le texte des Mémoires inédits de l'abbé Hébert; nous avons noté{ page par page, les emprunts du curé de Nogentel, et quand après ce laborieux examen nous avons acquis la conviction d'un plagiat continuel et ignorant, nous avons résolu de le dénoncer à l'indignation du monde littéraire, pour empêcher de pareilles fraudes de se renouveler.

Nos lecteurs, qui n'ont pas eu, comme nous, les pièces en main, demanderont des preuves avant de condamner; pour leur édification, quoique le cadre de cet article ne permette pas de longs développements, nous allons extraire quelques passages de THistoire de M. Poo[uet, en re^rd desquels nous placerons l'original de l'abbé Hébert. . . Le doute alors ne sera plus possible, et on verra avec quel sans laçon a procédé le plagiaire.

Dès les premières pages de son Histoire^ M. Poquet se présente revêtu des dépouilles de l'abbé Hébert ; ses conjectures 8ur l'origine de Château-Thierry et de sa forteresse, sur la biographie des premiers seigneurs et les fondations féodales, ne sont que la reproduction sommaire des conjectures émises en 1804 par le curé de Lucy-le-Bocage.

observateur servile de Tordre des matières suivi par son devancier, M. Poquet parle ensuite de l'ancienne église de Samt- Martin ; comparons les deux récits :

U partit que Tancien prethytère Saint - Marlin fnt jadis occupé par des religieoses. C'est du moins ce qoe l'on peut conjectorer « d'nn inventaire de 1367, qni rappelle la donation d'an conrlil sitoé derrière le Uooslier , monastère de Saint-Martin, dans les Fraisions, près de la fontaine de Saint-Martin, qui est derrière le Jardin. » Cette fontaine fat longtemps ornée et fréquentée par la dévotion des fidèles qui venaientboire de son eau ponr être gnéris de la ftèvre.

POQUBT, t. If p. 18.

On soupçonne que VemplacemefU qu'occupe le cidevant presbytère de Saint- Martin fut Jadis occupé par un monastère de religienses.

Dans un inventaire des litres de l'église de Saint-Crépin, il y en a un de rappelé qni est de l'an 1367, et qui porte donation aux curés de Saint-Crépin d'un coartil situé derrière le Moulier de SaintrMartin, dans les Frais- Ions, près la fontaine SamU Marlin : et l'on sait que dans ce temps-là on disoit un Moutler, pour signifier un monastère. Mais voilà toutes les preuves qu'on peut en apporter.

La fontaine Saint-Martin est celle qu'on trouve en descendant de l'église SainU Martin aux PraitUmt, derrière le jardin do presbytère. Elle étoit plus ornée et plus fréquentée avant la Révolution qu'elle n'est à présent. On y veaoit par dé-

votion. snrtont des hameau voisins, boire de son ean pour être guéri de la fièvre.

On dit qu'il blloit jouter à cela de manger d'un morceau de pain demandé et donné par charité à la porte dn prieur.

HÉBERT. 1. 1, p. 129.

Évidemment, sous le rapport de la précision, de la fidélité d'indication des preuves et de l'intérêt des détaits, l'avantage est à l'abbé Hébert, qui ne dit pas, comme M. Poquet, que Vancien presbytère fut occupé par des religieuses, mais que sur l'emplacement de ce presbytère s'élevait autrefois un moutier. L'aboé Hébert pressent la faiblesse de rarp;ument tiré de l'inventaire de Sain^Crépin. et il l'avoue; M. Poauet, plus hardi, n'a pas vu l'inventaire ae Saint-Crépin, détruit par la Révolution; il le prend à l'abbé Hébert, le tronque et nous Toffre, comme un document inédit, à Tappui de ses hypothèses historiques.

Les reliques de saint Cénéric occupent une place importante dans l'histoire de la ville de Château-Thierry ; cherchons les renseignements nouveaux fournis par M. Poquet sur la translation de ces ossement sacrée, au commencement du x* siècle, lors de l'invasion des Normands.

c Les moines effrayés virent bien qu'il Ikllalt abandonner une demeure chère à leor piété ; mais, en la quitp tant, ils voulurent emporter ce qu'il y avait de plus précieux dans ce séjoar : les reliques de leur saint fondateur. Le cortège pienx se mit donc en route par Melun, traversant le milieu de la Brie, et gagna les bords de la Marne, en face de Ch&tean-Tbierry.

ff La vue de ce château élevé, de ses hauts remparts, vint consoler ces cour^^eux cénobites, an milieu de leur pénible émigration. Il leur semblait que c'était là le lieu hospitalier qu'ils cherchaient depuis le jour de leur départ. S'étant arrêtés près d'an hameau peu éloigné de la rivière, et nommé depuis le Bas-Village, ils déposèrent la châsse du Saint dans l'endroit oh fut I depuis la BeUe-Gtwx. Peo-

c Les moines de Saint- Généric virent bien qu'il falloit enfin quitter leur monastère. Plusieurs d'entre eux se chargèrent d'emporter les reliques de leur saint fondateur, et de leur chercher un lien oh elles fussent en sfireté. Us vinrent d'abord en droite ligne jusqu'à Melon... Les religieux continuèrent ensuite leur route par le milieu de la Brie, et gagnèrent les bords de la Marne, vis-à-vis de Château-Thierry. (G'éUit vraisemblablement en l'année 910.)

f La ville de Château- Thierry, ou plutôt le château, leur parut convenir au dépôt pour lequel depuis longtemps ils cherchoient un lien sfir. Us s'arrètèreqt en tut da ce château, près d'an hamean peu éloigné de la rivière, et qu'on nomma depuis le Bas-Village. Ils placèrent avec décence la châsse dn Saint à rentrée du hameau, dans l'endroit oh l'on mit longtemps après nne croix appelée It Belle-

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dant qna qael(|iie8 religieux VflilUient & la garde de leur dépôt, les autres se rendirent en députation an château, pour demander un asile pour leur saint fondateur. >

Dans ces siècles de croyance et de foi, offirir à des chrétiens des reliques, c'était leur offrir le plus grand trésor... On en fit la translation solennelle, autorisée par l'évèque Abbon.

Ce n'était qu'un simple dépôt fait par les religieux de saint Généric..., etc.; mais leur monastère fut entièrement ruiné... Château- Thierry resta donc maître de ces précieuses dépouilles.

Elles y fhrent toujours honorées avec beaucoup de solennité et de dévotion.

Tous les ans. le septième Jour de mai, on renouvelait la mémoire de cette translation par une procession générale où l'on portait les reliques ; et tel était l'intérêt que nos aïeux mirent â les posséder, que, pour obtenir que la châsse sortit en procession du château, et qu'elle f&t portée par la ville, deux des principaux offlciers de la cité restaient au château en otage ; on tenait les portes fermées sur eux. Cette mesure dura Jusque vers le milieu du dernier siècle. Du reste, on observa toujours le même cérémonial.

Le clergé de Saint-Gré-' pin, auquel se réunissaient les corporations religieuses, se rendait le matin â l'église du château, suivi du lieutenant général en robe rouge, du maire, des échevins et des autres magistrats. On y prêchait d'abord le panégyrique du Saut La prooettiOB défilait

Croix Quelques-uns des

religieux y restèrent pour garder la châsse. Les autres vinrent demander qu'on voulftt bien recevoir dans le château les reliques de saint Généric, leur fondateur. »

La religion dominoit alors dans tous les Etats et dans presque tons les cœurs. Offrir â des chrétiens des reliques, c'étoit leur oftir un trésor... Abbon, alors évoque de Soissons, en autorisa la translation solennelle.

Ce n'étoit qu'un dépôt que les religieux de Saint- Cénéric avoient prétendu fkire..., etc.; mais le monastère de Saint-Généric ftat

totalement ruiné Les

reliques de saint Généric restèrent sans réclamation â Château-Thierry; elles y furent honorées tant que le grand nombre des habitants fut catholique, avec beaucoup de solennité et de dévotion...

Tous les ans, le septième jour de mai. Jour oh l'église de ce diocèse fait l'office en l'honneur de ce Saint, on renouveloit la mémoire de cette translation par une procession générale où l'on portoit les reliques. On mit pendant bien des siècles tant d'intérêt â les posséder et â les voir près de chez soi, que pour obtenir que la châsse sortit du château et qu'elle tiil portée dans la ville, deux des principaux officiers de la ville restaient en otage, pendant le temps qu'elle en éloit dehors, et qu'on tenoit les portes du château fermées sur eux pendant tout le temps. On ne cessa de donner celte sftreté, quoique depuis plusieurs siècles elle ne fht plus nécessaire, que vers le milieu du dernier siècle.

Du reste, on observa toujours les mêmes cérémonies jusqu'à la Révolution.

Le clergé de saint-Grépin, auquel se réunissoient les Minimes, les Cordelière et les Capucins, se rendoit le matin â l'église du château, suivi du lieutenantgénéral en robe rouge, des autres magistrats, du maire et des échevins. Les religieux de Val-Secret s'y tronvoient aussi. On y en-

ensuite ; le prieur du château occupait la droite , dans l'enceinte du château ; mais, pendant le trajet, il cédait le pas au curé de Saint-Grépin. Après le clergé venaient les magistrats, les oIBciers et le peuple. On s'arrêtait d'abord â la chapelle de l'Hôtel-Dien, d'où l'on se dirigeait ensuite au pied de la croix, dite la Belle-Croix ; on y déposait la châsse au pied de la croix. La station finie, on se remettait en marche pour rentrer dans la ville ; le çprlége s'acheminait alors vers l'église Sainl-Crépin, où on chantait une messe solennelle.

De lâ, on reconduisait la châsse au château, où pendant neuf Jours elle restait exposée â la vénération des fidèles. Pendant Toctave, beaucoup de prêtres de la ville et de la campagne venaient dire leur messe au château, c et beaucoup de gens des campagnes voisines, à plus de dix lieues â la ronde (i), y venaient en pèlerinage; car les miracles du saint le font regarder comme le patron tutélaire de la ville de Château - Th ierry , comme sainte Geneviève l'est de Paris. » C'était surtout le dimanche de l'octave de la fête qu'il y avait dans l'église du château un grand concours de peuple. Il y avait des divertissements dans les deux cours et dans le parc, mais seulement depuis les vêpres Jusqu'au salut. (PoouET, 1. 1, pag. 37, 98,29, 30 et 31.)

tendoit alors le puiégyriqie du Saint. On aixtoîi ensuite en processioD av^ la châsse... (Suivent ftieiquet renseigntTnenU cvrieux ti/w leM châsse*, fut Jf. Poquet ts'a pas ern devoir reproduire.)

An oommencement it k procession, le priear de Yigiise du châtean amt h droite sur le coré de Saii^ Grépin dans l'enoeiale éa château, et le caré de Saint- Grépin avoit la droite wa le prieur hors de renceinie, (Le clergé de Saint^iartà ne s'y tronvoiC pes.) Saîvoient les mtkgisiTZU, les officiers municipaux et h peuple. On desoendolt et l'on s'arrêUit d'abord â l'église de l'Hôtel-Dien; 'ensuite on allolt an t^nlNWf de Marne, Jusqu'à l'eadroit où étoit la Belle-Croix, et on y portoit la cbâ«se du Saint. Après y avoir fait une station, la processiof revenoit dans la ville, et alloit â SaintrCrépiB, oè l'on chantoit une messe solennelle. On reooodaisoit ensuite les châsses de l'église du châtean ; et pendant neuf jours celle de saint Générie restoit exposée â la vénération des fidèles.

Pendant ces neof jours, beaucoup de prêtres de la ville et de la campa^e venoient dire leur messe en l'église du château, et beaucoup de gens c des campagnes voisines â plus de dix lieues â la ronde, dit le père Giry, minime, dans sa « Vie des Saints >, y venoient en pèlerinage. Car.

ajoute-t-il, les miracles da Saint le font regarder comme le patron tutélaire de la ville de Château-Thierry, comme sainte Genevièrs l'est de la ville de Paris... »

C'étoit surtout le dimanche dans l'octave de la lêle qu'il se faisoit en l'église du château un grand eoor cours de peuple. On se divertissoit dans les deux cours du château et du parc, mair seulement depuis vêpres Jusqu'au salut. (Hubert, t. I, pag. i09, ilO, i71, 173, 474. 175.)

(1) Le père Giry, minime, f Vie des Saints a.

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On voit, pr le rapprochement des deux textes, l'évidence du plagiat. M. Poquet, abrégeant la narration de l'abbé Hébert, a néanmoins presque textuellement copié, et n'a pas éclairé un point obscur, ni révélé un document nouveau. Son originalité consiste à écrire a était, faisait » avec un a, tandis que l'abbé Hébert a écrit a étoit, faisoit » avec un o. M. Hébert cite un extrait de la « Vie des Saints » du P. Giry, et il mentionne son auteur, entre parenthèses ; M. Poquet copie la citation, de confiance, sur l'abbé Hébert, et il met le nom du P. Giry, en note, au bas de la page, voilà toute la différence.

Si nous écrivions une critiaue de l'histoire de Château -Thierry, au lieu de traiter une question de plagiat, nous ferions ressortir l'anachronisme de la description des fêtes de Saint-Cénéric, dont M. Po-

3uet résume sous la date de l'an 902 les iverses cérémonies, comme si ces processions avaient toujours été semblables ; nous dirions que dans le x' siècle il n'y avait pas plus à Château-Thierry qu'ailleurs un maire, des échevins, un lieutenant-général en robe rouge, et qu'on ne pouvait pas se divertir dans les deux cours du château, par la raison toute simple que le château n avait alors qu'une seule enceinte ; mais il ne s'agit pas dans ce moment d'examiner la valeur de l'œuvre en discussion; nous constatons que l'abbé Hébert a préparé des matériaux importants pour une histoire; que M. Poquet, sans séparer le bon grain de l'ivraie, sans rétablir un ordre de matières plus convenable et corriger les anachronismes, a tout simplement copié les Mémoires de l'abbé Hébert.

Un des événements les plus notables de l'histoire de Château - Thierry, aux premiers siècle de la monarchie, est certainement la captivité de Charles-le-Simple.

M. Poqoet noos dit à cet L'abbé Hébert raconte, égard (page 39) : [p. i86 :

« On voudrait connaître « Le lectenr désire sans •ans doute en quel endroit doute savoir en quel endroit da cbftteau fût enfermé ce du chAteaucet ioforluné roi monarque... On sait que fut enfermé, etc... Les pridans nos anciennes citadelles, sons dncb&tean, dans cet

Charles ait en à souffrir nne si cruelle détention. Il n'avait rien fait pour encourir un pareil châtiment de la part d'un seigneur qui trouvait son intérêt à le conserver, n nous paraît plus vraisemblable de penser qu'il eut tout le ch&teau pour prison. Au moins, c'est ce que l'on peut conclure des expressions du chroniqueur contemporain Frodoard et deTbistorieuMezerai, quand il dit qu'Héribert le confina an Cb&leau-Thierry, oii il le fit sévèrement prder. »

roi Charles enfenné dans d'aussi affreuses prisons ; il n'avoit rien fait qui eût mérité la colère de notre seigneur (Héribert), et il étoit de l'intérêt de celui-ci de le conserver. > (p. 187.)

f Enfin, il est vraisemblable que Charles eût tout le chitean ponr prison.

C'est même ce que fkit entendre l'historien Meterai, qui se contente de dire pour exprimer sa captivité : « Le zomte le confina au Chd^ teau-Thierryt oà ille fit tévèrement garder, »

I HiBBRT. p. 988.

les tours servaient ordinairement de prisons, etc..

H y avait encore dans quelques tours une trappe qui

ancien temps, ainsi que dans tous les châteaux , étoient les tours... Au-dessous de rappaitement au

ouvrait sur un cachet obs- niveau du rez-de-chaussée, cor... C'est lâ qu'on faisait il y avoit dans quelques tours descendre et rester jusqu'à un cachot obscur... oîi l'on

la mort certains prisonniers.

« Rien ne noos oblige

mytH^iit de croire qae|de croire qu'on ait (enn le

fkisoit descendre et rester jusqu'à la mort certains prisonniers.

ff Mais il n'y a pas lleo

Ici, cependant, M. Poquet semble avoir fait de grandes recherches et augmenté le récit deTabbé Hébert. Une note de trente lignes, pages 40 et 41, réfute quelques conjectures autrefois établies sur Texistence d'un pavillon carré, nommé la Prison du roi. et démoli en 1697, où la tradition voulait que Charles le Simple eût été enfermé. M. Poquet annonce qu'un de ses manuscrits contient ce passage : « Nous avons vu de nos jours, etc., etc. » Mais il déclare ne pas ajouter foi à ce manuscrit, qui nest quune copie récente et altérée d'un manuscrit d'ailleurs peu ancien lui-même. Eh bien 1 cette note et ces réflexions, malgré leur apparence d'originalité, n'appartiennent pas plus à M . Poquet que le reste ' de ses deux volumes. Jamais ce plagiaire n'a vu un des vieux documents qu'il a cités ; le passage extrait par lui, et les ob-* ser valions oui l'accompagnent, sont em-* pruntés à l'abbé Hébert, qui a déclaré le premier, t. I, p. 187, ne pas ajouter foi au manuscrit en question, copie récente et al^ térée d'un manuscrit peu ancien lui-même.

L'observation concernant la note des pages 40 et 41 s'applique également à presque toutes les notes semées dans les deux volumes de M. Poquet. S'agit-il d'ex-

Eliquer une généalogie, de raconter la fauleuse histoire de la succession de Thierry, de fixer la topographie d'anciennes fortifications, etc., etc., M. Poquet évoque ses vieux manuscrits, \es compare avec les f traditions locales et conclut. . . . Dans toutes ces circonstances, comme dans celle qui précède, M. Poquet a copié les citations, comparaisons et conclusions toutes faites que lui fournissait l'abbé Hébert. Aussi,

3uand M. Hébert a jugé à propos de ne onner que la fin d un procès-verbal ou auelques lignes d'une charte, il est inutile e chercher dans l'histoire de M. Poquet une syllabe de plus ; le plagiaire n'a pu * que reproduire les extraits des ancieoa

POQUET

POQDET

documents tels qu'ils avaient été conservés dans le manuscrit du curé de Lucy-le-Bocaçe, seul manuscrit qu'il ait connu et utilisé, et le seul qu'il ne cite pas 1

Cependant, hâtons-nous de le reconnaître, on trouve deux ou trois fois, dans le cours du livre de M. Poquet, cette indication mise en note : « Msc. de M. Hébert ». Cette indication était^elle un hommage rendu au laborieux précurseur de l'historien de Château-Thierry? Avait-elle pour but de restituer à Tabbe Hébert une petite part de la gloire du chroniqueur, et atténue-t-elle la gravité de nos reproches? Point du tout. Quand M. Poquet a nommé accidentellement l'abbé Hébert, c'est qu'il s'agissait d'im fait trop apocryphe ou trop compromettant pour que le plagiaire en prît la responsaDilité ; et, chose digne de remarque, dans ces rares occasions oii M. Poquet nous renvoie à M. Hébert, il se garde bien de nous dire oii nous pourrons rencontrer cet inconnu^ et prenare communication de son ouvrage.

Les Mémoires de l'abbé Hébert, nous Tavons dit en commençant cet article, sont anonymes. Ces mots énigmatiques » Msc.

de M. Hébert » ne compromettaient donc pas la sécurité du plagiaire, en mettant les savants et les curieux sur la voie des pré* cieux documents donnés par le cure de Lucy^Ie-Bocage à la bibliothèque du presbytère de Château-Thierry, et le manuscrit de l'abbé Hébert pouvait, enfin, être dé* truit par un accident quelconque, sans qu'on retrouvât une trace imprimée de son importance et du lieu ou il avait été oublié jusqu'en 1839. Grâce à la réticence calculée de M. Poquet, l'abbé Hébert restait à l'état de mythe.

Quelles qu'aient été les précautions em* ployées pour que les Mémoires du curé de Lucy-le-Bocage ne fussent jamais connus, ces précautions ont été inutiles. Nous savons maintenant que a l'Histore de Châ« teau^Thierry », publiée en i839 par M. Poquet, a été identiquement calquée sur le manuscrit de l'abbë Hébert ; nous savons que M. Poquet n'a pas personnellement écrit trente pages dans les deux volumes imprimés sous son nom, et crue, lorsqu'au f lieu de copier textuellement l'abbé Hébert, ' il s'est avisé de le résumer, il a commis des anacbronismes incroyables et de gros^ sières balourdises, mettant le nord au midi, et prenant parfois un nom propl^ pour le nom d'Une charge municipale; nous savons, enfin, que le manuscrit de l'abbé Hébert contient des matériaux suffisants pour la rédaction d'un ouvrage séiieux, tandis que M. Pocquet, plagiaii^

(l inintelligent, n'a tiré que deux maigres to» lumesdu manuscrit original par lui abrégé et travesti.

Pour continuer l'Histoire de Châteaa- Thierry, depuis l'époque où l'abbé H<^bert l'avait abondonné (1806) jusqu'en 1839, M. Poquet aou vert « l'Annuaire de rAtsne» de 1813 et le recueil des « Hommes utiles », avec lesouels il a complété les dernières fouilles de son ouvrage et puis

il s'est reposé !

Ce jeune abbé, qui avait pu, en sortant du séminaire, remplir deux volumes du résultat de ses studieuses recherches sur on pays nouveau pour lui, n'a pas réalisé îes espérances que son début fit certainement concevoir aux personnes qui n'étaient pas dans le secret de sa précoce érudition. M. Poquet n'a pas produit seul deux cents pages nouvelles en dix ans... et, dans Jes courtes notices in-8, dont le total forme ces deux cents paçes, que d'emprunts anonymes à cet inépuisable abbé Hébert ! que de passages du Gallia christiana, sans indication d'origine et traduits avec une indéj)endance du texte ou des barbarismes qu'on n'excuserait pas chez un écolier de sixième i M. Poquet doit être aujourd'hui dans toute la maturité de son talent, et pourtant il se tait, il semble avoir irrévocablement brisé sa plume d'historien. Quel est donc le motif de ce mystérieux silence (1) ? C'est que les travaux historiques sont longs et pénibles, et ne s'improvisent pas aussi facilement qu'un plagiat; c'est aue les manuscrits semblables a celui de 1 abbé Hébert sont rares, et que de pareils

instruments ne tombent pas deux fois sous la main du même plagiaire 1

(1) Ce silence bois a rappelé Gtandine, icrfUUe et troisième femme du poète GoUetet, qvi osiirpi mie té^ patation de bel-esprit, en récitant des vers dont on la croyait l'aniear, tandis qu'elle n'en était >qne l'in* terprèle. Lorsque GoUetet, dont la mnse défrayait le ménage, fot mort, Claodine n'ent pins de vers à réciter « les admirateurs, hontetik d'avoir été abosés, m vengèrent par des épigrammes, et Jean de La Pentaine, la gloire de Châtean-Thierry, fit contre GlattUne des sUnces saUriqnes qni ne manqnent pas d*à-propet dftns la circonstance actuelle ;

Les oracles ont Cessé, Golletet a trépassa.

Dès qa'il eut la bouche Closes Sa femme ne dit plus rien, fille enterra vers et proSé Avec le pauvre ehréUen;

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POQUET

POQUET

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§ II. M. PoQUET, inposteur féodal,

S'étant posé comme soccesseur des abbés de Saint-Médard ,

grand-roal'tre des chevaliers de l'Arc de France

(27 octobre 1849).

Nous avons discuté l'abbé M. Poquet, historien plagiaire, examinons-le maintenant sous un nouvel aspect; après le drame, la petite comédie.

Grâce aux travaux de Tabbé Hébert, qu'il s'est appropriés, M. Poquet s'est élevé au-dessus ae ses modestes confrères, exclusivement dévoués à leurs fonctions curialcs; il est devenu membre correspondant du ministère de l'instruction publique pour les travaux historiques, et Mgr de Simony, évêaue de Soissons, lui a conLié la direction de l'institut des sourds-et-muets de Saint-Médard. M. Poquet a senti son ambition grandir en se voyant investi de la faveur épiscopale ; la férule du pédagogue ne suffisait pas à un historien de son mérite, il a rêvé la crosse abbatiale I et l'historiette que nous allons raconter, quelqu'étrangère qu'elle paraisse d'abord à notre sujet, montrera comment M. Poquet s'est un soir endormi abbé crosse et milré de Saint-Médard, avec droits de haute, moyenne et basse justice.

Le 16 septembre 18i9, les chevaliers de l'Arc du bourg de Coincy, arrondissement de Château-Thierry, rendaient le bouquet cantonal, et cent dix-neuf tireurs étaient réunis pour se disputer la fleur et les prix qui l'accompagnaient.

La compagnie de Villers-sur-Fère obtint le premier prix par son adresse ; le bouquet lui fut en conséauence délivré.

Plusieurs jours s'écoulèrent, et la compagnie de Fère-en-Tardenois, à lac^uelîe appartenait le second coup le plus près de la broche, prétendait que le capitaine de Villers avait échantillonné ce coup d'une manière illégale, en coupant les empennes de la flèche au lieu de les gratter, et que le bouquet déposé dans l'église de Villers devait être restitué aux archers de Fèro.

Cette réclamation tardive, faite en contradiction d'un procès-verbal régulier et adopté sans discussion par tous les tireurs, fut repoussée par le capitaine de Villers, qui soutint, d'accord avec les règlements et usages* avoir gratté le petit bout de la plume de la flèche à échantillonner, parce qu'elle était engagée jusqu'aux empennes, et n'avoir commis aucune faute qui pût enlever à sa compapie le bénéflce de son adresse au tir de Coincy.

Autrefois, quand une contestation stirgissait entre les officiers ou les compagnies,

l'affaire était portée en dernier ressort par devant l'abbé de Saint-Médard-lès-Soissons, grand-maître de toutes les compagnies ^ du noble jeu de l'Arc et confréries de Saint- Sébastien dans le royaume de France, ou ^ en son absence, par-devant le çrand-maître prieur de l'abbaye, son vicaire-général. Mais les orages révolutionnaires ont emporté les droits féodaux et les abbés de baint-Médard ; la grande maîtrise de l'arc est donc vacante, et si bien vacante, qu'une délibération prise en assemblée générale par les compagnies des environs de Paris avait décidé que le titre de grand-maître serait conféré à M. Alexandre Dumas (1), auteur du roman « Othon l'archer », Cette délibération n'a pas été régularisée, et jusqu'à ce qu'on ait avisé, il n'existe plus de juge souverain des contestations entre les chevaliers de l'Arc... Voilà ce que nous ^usions, et cependant que notre erreur était profonde ! La succession féodale des abbés de Saint-Médard a survécu aux révolutions qui ont bouleversé la France. Si l'abbé de Saint-Médard n'est plus à la tête de ses laborieux bénédictins, dirigeant leurs recherches historiques, son continuateur honoraire empaille des animaux, et pour varier ses innocents plaisirs, fulmine des brefs contre les vassaux indociles de l'ancienne abbaye.

Des vassaux, en 1849, en pleine République, cela paraît incroyable; c'est pourtant la vérité : lisez plutôt le précieux document qui suit :

« DlOCÈSB DE SotSSONS» — AlfaBNNB ABBAYE DR SAlNT-MÉDABDé

a Nous soussigné, directeur de l'insti»

tut des sourds-et-muets établi dans l'ancienne abbaye de Saint-Médard, diocèse de Soissons,

« Considérant que de temps immémorial, et d'après les statuts admis et reconnus par toutes les compagnies du noble jeu de l'Arc érigées en i«rance, il a toujours appartenu aux ABâBS DE SÀlirr-MÉDARD, NOS

PRÉDÉCESSEURS (2), de faire des règlements

(1) Cette aneodotet dont notis garantissons l'aothen^ licite, nous a été attestée par un chevalier de TArt (tui assistait à cette assemblée générale.

(2) Nous avons copié teitnellemeot cet atrêté dam un Mémoire jnstincatif des clievalters de TArc de MU 1ers, imprimé chez M. Eugène Laurent, à Chiteaa- Thierry. Celle petite brochure de i6 pages ln-8, attribuée à M. Evrard; iuslitutenr à Villlers-sur-FèTe, tonttent rhistoriqne détaillé de cette risible affaire, et les correspondances échangées entre M. Poqnet et sel Jtisticiableâ réfïactaires. U compagnie de Villeri. condamnée aau avoir été entendue, a telt ctapradre I

PORNIN

et ordonnances concernant ledit jeu, comme aussi déjuger en dernier ressort tous les différends qui pourraient «"élever à l'occasion dudit jeu ;

« Vu la demande qui nous a été faite par la compagnie de Fère-en-Tardenoia et d'autres compagnies, de prononcer dans iM conttste qui vient d'avoir lieu... etc.;

Œ Nous avons arrêté et et arrêtons ce qui suit :

Abt. 1".

« La fleur cantonale placée dans l'église de Villers devra être transférée dans l'église de Fèreen-Tardenois, le premier dimanche d'après la Toussaint.

Abt. *, etc., etc.

I Donné en l'abbaye de Saint-Médard, le 27 octobre, le jour de la Tête de saint Simon et do saint Jude, apôtres, mm « Ktau et /m arma dt nain abbage, I an de Notrc-Seigneur 1849.

L'Abbé PoQOBT,

Direcleur it Sainl-Méiari.

Quand on a lu cet arrêté, qui aurait été

§ius convenablement daté du 1" avril ou u mardi gras, il faut rire malgré soi, et la critique est désarmée. Le parodiste des abbéa de Saint-Médard n'a (ait de tort à personne dans cette circonstance : éclairé par les remontrances et les sarcasmes des chevaliers de l'Arc de Villers, il a fini par abdiquer ses dignités usurpées, en demandant qu'on fit la paii, et qu'on ne parlât plus de cette affaife... Que la fantaisie féodale de M, Poquet lui soit donc légère I S'il n'avait jamais pris que la juridiction ou même fe titre des abbés de Saint-Médard [il, nous n'aurions pas troublé ses douces illusions en lui consacrant ud article dans ce livre.

H. Poqaet qae le diredoiir d'un peniluinil de Knrdt- DDeU D'iviil lurnn dnil à li iDridiUioD féodali du ■bliéi d* Siinl-Hi^dard. tt II. l'oqoet, tout «oui la lidicnle. i tntui en reuiltc.

(1) Avul qiu II diKUMioD Mneon nlrs lu cb» nllera ta l'An eùl ftranii à doin Poqoei on! prtoeuc ooaiioB pour «MMCiler lu dtoiU »Mnbigide Siml'HédiTd, cet tnuUDt pereonnige, dosl Il ipiciilll^ urable èlce L'oploitiUon de la ïambe, l'Miil d*Ji imngé de minière 1 omer «on nom do litre putliaine d'ibbé de Sainl-Uëdinl. Pnbliaal, ec 18t9, le Déertiloge de Ki ilinilrei prfdtceuean, H, poqoet inicril ion nom et Ka lUrew lilWrairu 1 Il Bu de 11 liile dei ibbéi de Saint-Uèliard. lonU a' SI . L'tpilipht de cet ïomme, qoi n'eil pu mort, ut en DDlre il liiignKiremenl rMigi^e, qn'nn lerteui tonnctiil Donnait croire, i première tm, que M. Po-

PORCUPINE ( Peler) [ Willliam CoB-

bett].

piendonyqe qnï cet icrinin politMpW.

•dieruim Impluable ds l'iriiUKriUe. p«bli> nn ^nsd wnbre d'Mrili, doit 11 liile n'innit pu d'iaUrèt- ll( inlélércciielIliienpinieenllfoldauiii-B: iWdrki ir Peter Poicnpine >, LondoD, (SOI.

POBNIN, ex-commandant en chef des montagnards, et ex-président du ctHnité orpnisateur des garaiens de Paris, OMt.

'le citoyen Castéha],

__ Vérité sur la Préfecture de Police pendant l'administration de Causeidière.

— Réfutation des calomnies-Chenu. Paris, Palais-National, galerie de Valoii; Guéri» «1 Bernard, rue Saiat-Hagaet, a' i, 1850,

!-13 de 108 pages.

mmigu publlds nai n Utru :

Lei CoHiHniniTl; par A. Chem. el-<l|iiliinc

du girdB dn ciU);e> Cinuidière : U* Socidlét M- <rttu. — LaPrétectar* de poliaioai Canuidittc. — Lei Corp) rnnct: Paria. Gtntier (Wrci, 18&D, tn-)S, — Il y a une ouitme Uilioi de l> mtaiB iD^. qui ut angmcntM de la liait dei pi

i' Lei Konl^nardi de 18J8, Encore quatre Mn-

ini dupilrtt. pr«cM«a d'au IMponH t CtuiUltre

ailrei^ d«miica->oc( ; par A. Chcnn..,. Omit da

nènei tl porUaiti deaiiidi d'aprèi lu croqaii d« l'aa-

- ■ -'. GiraudttJ. Datnau. iSbO,iit-l9.

ta «gilemeDl plitinin (diliooa E««p

1 dont nid le*

itojen Pomin , eo rtponae ai

> Rj|lontc 101 deux Ubellei ■ lu Couipiralrari • la Naiuano de la B^pnbliqae ■, de Cbeiu el da Jiodde, d'aprb iM letlrei, pitcei et docmenU tonnât on pnblitt pu Cituiidière. ei-prélU de police, Lnbitli, ei-olicie> d'étal-mijor de la (aide rfpablicaine, cl d'aniKi IMclionuiret de la prtfectara de police -, iTec dei HdTélitioni cnrieniu nr li ne de Delihndde. pic la citoyen Uiol, repreientanl dn penpln. (Le tout recneilll et pnblit par le citoyen Cutjra. rédadcnc de i le Cocrupondanl de Pirri. jminial mennal démocraliqne ■). Parli. PaMi-Naliùixal, lalerit Valoia, nMS», IS&O, ln-13.

Lei pitcu qui rompoKnt celle broclinre est éU p*bli««d'ihord diDilei lonrnini rongea.

Pendant nn on den mois, Il ut tombé nne ptaio torrentielle d'DCdnru de c«tte lorl*, el tant la muade. ponr l'édiller, t'a rtsirdée lomlter. L'dcrit dn ciloyea Cailéia a donc en iniii ptulenri fdltiul ; nnni pw-

Poor nne polemii|ne asau plalnnla midUc ptr lu citoieu LnbatU et Hinl an rtdactenn dn i Cor- Hire • et de t l'Auemblée nationale i, Voy. lu col. 1151-1156 dn 1. W du ■ Sepercberiei >.

!° Btponie ani pimpleti > lu Conapintenn • et ' la Naixance da la Hépnliliiina > (pu U. AcïUk Philippe). A'fc (il portrait». Pari*, me de la Knrpe, 90, etc., 1850, gr, in-8. 10 p. -- ntimprind pe«

PORTABL

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