‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 15 sur 898 · PAMPHILE [Gilles d'Aurigny · texte numérisé non relu

PAMPHILE [Gilles d'Aurigny

Le Tuteur d'amour. Paris, 154G, in-8.

L'auteur de re recneil de poésies, réimprimé en 1 547 et en 1553, a d'ailleurs joint son véritable nom au prénom qu'il s'était donné, mais il a publié d'autres écrits sous le masque de c Tlnnocent égaré » (voir ce mot).

-h PAMPHILE [Xavier Bougard, de Liège].

Adresse aux rénovateurs, par—. Liège, NoëliSm, in-8, 2ip.

PANALBE (C. B. de), ps. [Charles Bru- GNOT, de l'Académie de Besançon, né le

17 octobre 1798, à^Painbîanc, d'où il a tiré son pseudonyme en le latinisant].

Éloge de la Folie, par Erasme. Trad.

nouv. Troyes, Cardon, 1826, in-8. avec une gravure.

PANAM ( M™ A.-P.-H.-Alexandre ) , apocr, [Philarète ChaslesI.

Mémoires d'une jeune Grecque, contre le duc régnant de Saxe-Cobourg-Sallfeld, et le prince Léopold son frèro ; suivis de la Vie politique de ces deux princes, de leurs aventures amoureuses et des principaux événements qui se sont passes depuis 1808 jusqu'au Congrès de Vérone.

Paris, l'Auteur, rue de la Chausséed'Antin^ 1825, 2 vol. in-12.

Deux prospectus de ces Mémoires ont été publiés, l'un en 1824, et l'autre en 1825, promettant ces scandaleux Mémoires en quatre volumes ; mais il n'en a été publié que deux.

-f-Voir la c Correspondance ji de Stendahl (H. Beyle)« t. I, p. âiO. « Ces Mémoires commencent par une lettre du prince de Ligne qui a un succès fou. Elle est digne de Voltaire. C'est un coup d'œil rapide sur l'histoire

PANCATAGÈLE

PANCKOUCaŒ

des cours, depuis Gynis et Héliogabale jusqu'à Louis XV I (i et M"^* de Pompadonr. «

PANCATAGÈLE, w. [Corvïsart, fils du célèbre médecin ae ce nom, le baron Corvisart, ancien médecin de Napoléon].

Olla Podrida. (En vers alexandrins].

Parts. Eug. Renduel, 1832, in-8 de 56 p.

PANCKOUCKE (C.-L.-F.), imprimeurlibraire de Paris, ancien secrétaire de la présidence du Sénat.

Pages 576 à 579 du t. VI de la « France littéraire », nous avons déjà fait connaître des excentricités de cet imprimeur-libraire , en qui la vanité s était faite homme ; nous en aurions beaucoup à ajouter, plus extravagantes les unes que les autres, telles que la pose projetée d'un rail-way aux abords de sa maison, son testament , monument d'orgueil poussé jusqu'à Textrôme ridicule ; mais ce n'est point ici la place. Notre tâche, ici, est d'établir que la réputation d'érudit que cet habile éditeur a voulu se faire est loin d'être incontestée, et nous allons en donner deux preuves à l'occasion de la traduction de Tacite qui porte son nom.

I. La Germanie, traduite de Tacite (par P.-Aug.-Mar. Miger); avec un nouveau commentaire extrait de Montesquieu et des principaux publicistes ; le rapprochement des mœurs germaines avec celles des Romains et de divers autres peuples, particulièrement avec celles de la nation française; des notes historiques et géographiques; une table chronologique indiquant les progrès des différentes peuplades de la Germanie, leurs envahissements successifs et leurs établissements; la traduction des principales variantes extraites de tous les commentateurs de Tacite. (Par le même.) c Paris, C.'L.'F, Panckoucke, 4824, in-8, avec un Atlas in-4 de 16 p. de texte et 12 planches.

Le texte latiu se trouve en regard de la traduction.

On a souvent mis en doute que feu Panckouclce (lit le seul et véritable auteur de la traduction des (Euvres de Tacite publiée sous son nom en 183i et années suivantes ; beaucoup de personnes ont pensé que M. le professeur Jules Pierrot avait consenti à servir la vaniié de Panckoucke, en traduisant Tacite sous son nom. S'il y a quelque chose de vrai, tout n'est pas entièrement vrai , / ainsi que le prouvent les deux faits suivants ; et nous es|)érons qu'un jour, des personnes en sachant plus que nous viendront nous mettre dans le cas de contester à M. Panckoucke la traduction entière de l'historien latin, travail d'érudition entrepris pour venger son riche parrain, par son admission à l'Institut, de l'échec qu'il avait antérieurement éprouvé pour la représentation nationale.

La traduction de la Germanie est l'oBuvre de Miger. Miger, en 1823 ou i824. avait un pressant besoin d'argent, et pour le latisALire, il compta sur sa traduc-

tion de Tacite. l\ alla d'abord la présenter à l'un de nos libraires-éditeurs le plus remarquable par le goût ; mais cette publication ne pouvait s'adjoindre à aucune des nombreuses collections que ce libraire publiait. Getui-«i indiqua Panckoucke à Miger comme l'homme qui pouvait s'arranger de sa traduction, s^ surtout, il ne s'était point encore occupé de cette partie des œuvres de Tacite. Miger vit Panckoucke. et sa traduction convint à ce dernier. La question d'acquisition du manuscrit fut débattue à peu près en ces termes: Vous avez besoin de 3,400 tr.. dit Panckoucke à Miger; je ne puis vous offrir que 1,200 fr. de votre manuscrit. Un moyen pourtant pourrait me permettre de vous être utile : il ne me convient que jusqu'à un certain point d'insérer dans ma traduction de Tacite une partie qui devra porter votre nom ; si vous consentiez à l'omission de votre nom, et déplus, si vous me promettiez de garder le secret sur votre collaboration, j'arriverais à la somme dont vous avez besoin. Miger devait être dépossédé s'il ne payait prochainement 2,400 fr. Le marché fut conclu, et Miger, en honnête homme, garda le secret. Mais quelqu'un le possédait, ce secret : c'était celui qui avait envoyé Miger près de Panckoucke, notre élégant éditeur Lefèvre, et l'auteur des Supercherie* découvre toutl

II. Bibliographie de C. C. Tacite (par Léop.-Aug.-Const. Hesse). In-8 de xiv et 95 pages, avec un fac-similé du manuscrit de Tacite écrit au xv' siècle, un deuxième de la dernière page, de l'édition princeps de Tacite, et un troisième de la première page des c Annales de Tacite », imprimées en 1315.

Impr. à la fin du tome vu (1838) des Œuvres de G. C. Tacite, traduites par G. -L. -F. Panckoucke. Réimpr. à part sous le titre de i Notice sur G. G. Tacite b, 1838, gr. in-8 de 96 pages.

Les quatorze pages préliminaires sont consacrées à l'examen des éditions princeps de Tacite, et des mss. de cet immortel historien.

La façon dont Panckoucke est devenu l'auteur de ce travail est beaucoup plus originale que la précédente. L.-A.-G. Hesse, l'auteur de « la Bibliolhéconomie (qui a eu l'honneur de deux éditions), publiée sous le nom de Constantin, était commis chez Panckoncke plusieurs années avant que celui-ci ne songeât & se poser comme philologue, comme traducteur de Tacite (1). Hesse se faisait vieux, et craignait par cette raison d'être réformé d'un jour à l'autre. Hesse rêvait au moyen que cela ne lui arrivât que le plus tard possible : il le trouva a force d'y rêver. Parmi ses travaux, Hesse comptait une laborieuse c Notice bibliographique de Tacite », dont il avait parlé plusieurs fois à l'auteur de cet article. Panckoucke n'en ayant point mis à la tête du premier volume de sa prétendue traduction, contre l'usage ordinaire, Hesse proflla d'un jour de l'an pour offrir à son patron, au lieu de bonbons ou d'oranges, le fruit. . . de ses longues recherches sur les manuscrits, les éditions princeps, les éditions et les traductions de l'historien

(1) Panckoucke, homme savant €n tout, avait pourtant le malheur d'ignorer que sou commis, ne voulant pas froisser la vanité innée de son patron, s'était fait trèspetit pour publier son livre: ce dernier ne voulait pas obscurcir la réputation d'un homme qui avait publié, dès 1803, en 35 pages, en latin et flrançais, des fragments de la vie d'Agricola.

PANCXOUCKB

Page 1