‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 16 sur 898 · PANGLOSS · texte numérisé non relu

PANGLOSS

lalia. SoD préseot fut accaeUli avec joie ; mais cet bommage meUatt Panckoarke dans on très-grand embarras. Imprimer dans êon Tacite le travail d'an de ses employés, et avec le nom de cet employé, qnand celui dn traducteur de la Germanie ne loi avait pas convenu ! PanckoQcke Jooa l'homme mécontent vis-à-vIs de son commis. Hesse s'en aperçnt; surpris, celui-ci vonlut, à tout prix, savoir de Panckoncke en qnol il avait démérité de sa bienveillance depuis son hommage. Le chevalier de la Légion d'honneur, l'imprimeur et l'éditeur Panckoucke essaya des moyens de diplomate (titre, dn reste, auquel notre éditeur se croyait le droit de prétendre comme à tant d'autres). Votre travail, fait avec soin, dit-il au pauvre négociateur, vous a pris beaucoup de temps; Je ne vons parle pas d'érudition : vous êtes mon eommis. Vons avez cm m'ètre utile dans ma publication académique. Je vous en remercie. Malheureusement, M. Hesse, le philologue n'exclut pas le bibliographe, et le travail que vous m'avez offert au Jour de l'an, je l'avais fiiit moi-même; et Panckoncke mentait; je l'ai là, dans mon secrétaire (mais il ne le montra pas). Mais comme je ne veux pas, philologiquement parlant, que vons ayez perdn votre temps, et ponr que vous retrouviez ma physionomie radieuse à votre encontre, vons allez me faire on reçu de 300 fr. pour la transcription d'une Notice littéraire de Tacite, faite par moi. Hesse, à cet arrangement, conservait sa place (historiqur). C'est ainsi que Panckoncke est devenu l'autenr d'un travail qu'il avait si pen fiiit, que, contrairement à l'usage, ce libraire n'a donné ce travail qu'i la fin du dernier volume de ta traduction de Tacite, après que Hesse le lui eut remis, au lien de le donner à la lète du premier.

Ainsi que nons l'avons dit, Hesse avait parlé plusieurs fois de son travail à l'auteur de cet article ; mais encore Hesse avait raconté à un de ses amis, le savant helléniste Dûbner, la vaniteuse transaction que lui avait imposée l'habile Panckoncke.

Hesse est mort quelques années avant son patron. Panckoncke, homme partout et. toujours vaniteux, tint à ce que l'on sAt qu'il avait mis de l'empressement i faire une pension à la veuve d'un de ses employés ; mais il ne ftit pas question de son collaborateur. Ecee hamol

m. Llle de Staffa et sa grotte basaltique, dessinées et décrites par C.-L.-F.

Panckoucke. Paris, Panckoucke^ 1831, in-fol. avec là planches et une carte.

Cet ouvrage devait être un c Voyage pittoresque aux Des Hébrides >, ainsi que le porte le foux-tilre des trois livraisons publiées, et avoir vingt-cinq vues : mais Panckoncke n'a publié que la seule partie dont nons venons de donner le titre. {France littér.)

Cette publication n'éuit qu'une mystification à Tadres^e des émditi, car elle n'est que le décalque d'une publication du commencement de ce siècle, et que nous avons vue, portant Justement le titre de « Voyage pittoresque anx Iles Hébrides ». Mais Panckoucke voulait être immortel, regnicole ou étranger; cette publication, fort heureusement ignorée, fut ressuscitée par lui. et cette appropriation lui valut le titre d'associé correspondant de la Société des antiquaires d'Edimbourg (i).

4- (i) Nous ne rechercherons pas les motifs do l'animosité de Quérard contre les Panckoncke ; elle a été nn peu partagée par l'auteur dn « Manuel du Libraire ». lequel, en parlant des souscripteurs qu'a comptés la « BiMiothèque latino-fhmcaise », dit que c'est peutêtre le plus beau triomphe qu'ait obtenu l'habilelé de

PANCKOUCKE (M- Ernestiue), femme du précédiBnt.

Poésies de Goethe, traduites pour la première fois de l'allemand par M"* E. Panckoucke. Paris, C.'L'F. Panckoucke, 1825, in-32.

Traduction qui ne contient qu'une bien faible partie des poésies de GoBthe, puisqu'on allemand elles forment deux gros volumes ; elle fait partie de la « Traduction de tous les chefs-d'œuvre classiques», publiée chez M. Panckoucke.

Celte traduction de poésies allemandes les plus difficiles à rendre dans notre langue est de plusieurs commensaux de la maison Panckoucke, qui ont voulu en faire honneur à la maîtresse de la maison : ilyadans ce petit volume un peu de traduction du respeelakle Aubert de Vilry, beaucoup de M. Loève-Weimars,etdeM"^«Pano. koucke . . pas du tout.

PANCKOUCKE (Ernest), fîls des deux précédents.

M. Ernest Panckoucke est anssi homme de lettres : ainsi l'a voulu son père. Toute la famille de ce Tnflère devait être lettrée. M. Ernest Panckoucke a été présenté par son père comme l'un des traductenrsd'Horaœ, et l'on a imprimé à part l'épltre de ce poêle à Julius Florus. de la traduction (en prose) de M. Ernest Pjnckoucke (1832. in-8 de 24 p.). la seule pièce que, selon toute apparence, il ait traduite. 11 est aussi l'un de ceux de Sénèque le philosophe. Mais il a traduit, àlnitoutseul, les Fables de Phèdre (1834). Qui peut contester l'authenticité des assenions de M. Panckoucke. éditeur? ne sonl-elles pas sur des couvertures imprimées Y

Malheureusement. M. Ernest Panckoncke a trop d'esprit pour accepter la réputation de traducteur que son père lui a imposée.

PANDOCHEUS (Elias), ps. [G. Postel-

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