RAOUL
proprement dit. Ramsay; dit Voltaire, fit Toyager Cyrus parce que son maître (Fônelon) avait fait voyager Téléroaqoe. Il n'y a jusque-là que de rimitalion; mais si, dans ces voyages, Ramsay copie littéralement et sans les citer, tantôt Fénelon lui-même, tantôt Bossuet, à qni il dérobe sa belle description de l'Égyple, tantôt les raisonnements d'un ancien auteur anglais, qui' introduit on Jeune solitaire disséquant sa chèvre morte, et remontant à Dieu par sa chèvre, voilà un plagiat dans toutes les formes. L*un de mes amis, continue Voltaire, le lui reprochait un jour; Ramsay lui répondit « qu'on pou>'ait se rencontrer, et qu'il n'érait pas étonnant qu'il pensât comme Fénelon, et qu'il s' exprimât comme Bossuet *. Cela s'appelle être fier comme un Écossais,
Les ( Voyages de Cyrus » firent dans le temps plus du bruit qu'ils n'auraient dû en faire, et sont peutêtre moins lus aujourd'hui qu'ils ne le méritent.
C'est moins un roman qu'un système d'éducation pour un jeune prince. A proprement parler, il n'y a de romanesque que le premier livre ; les autres sont purement historiques. Cet ouvrage, fait à l'imitation du Télémaque; mais trop loué par les amis de l'autçur, essuya plusieurs critiques, dont Ramsay profita pour le perfectionner, en mettant en action ce qui était en récit.
Lès critiques qui parurent de ces Voyages sont : ''10 Suite de la Nouvelle Cyropédie; 2« Entretiens sur les Voyages de Cyrus. Voy. ces titres aux Anonymes.
30 Enfin, la « Bibliothèque des romans » , décembre 1735, contient une Lettre du P. Vinot, de l'Oratoire, sur quelques passages de Cyrus, avec la Réponse de Ramsay.
-h RAMUS [Pierre de la Ramée].
Voyez la notice du c Manuel », t. IV, col. 1098- 1 100, et l'excellent ouvrage de M. Ch. Livet, la v Grammaire française et les Grammairiens au xvi* siècle*, 1859. M. Cb. Waddington a publié sous le titre de: ff Ramus (Pierre de La Ramée) , sa vie, ses écrits et 5CS opinions) «, une biographie estimable de cet homme célèbre ; elle est terminée par une liste de ses productions. G. M.
4- RANCAVIS (Alexandre) [Alexandre- Rizo RiiANGAvis, connu en France sous le nomdcRANGABÉ].
Romans grecs, contes et nouvelles; trad. du grec moderne par J.-S. de Tourgar.
Tournnij Casterman, et Paris, Lelhielleux, 18G2, 2 vol. in-12, de xij-750 pag.
Faisant partie de la «Bibliothèque internationale catholique *.
RANDOL (Louis), pseudonyme [Eusèbe Salverte].
Un Pot sans couvercle et rien dedans, ou les Mystères du souterrain de la rue de la Lune, histoire merveilleuse et véritable, traduite du français en langue vulgaire. Paris, Logerot, an Vil (1799), in-8.
RANDY (C.-L.-Fr.), anagramme [C.-L.- Fr. AndryI.
Manuel du jardinier, ouvrage nécessaire aux cul ti vu leurs, etc., traduit de l'itaUen
de Mandirola. Paris, Saugrain le jeune, 17G5, in-8.
-h RANGEMARD (Noël) [Léon Marge- RAND, de Calaise, près Lyon].
CEuvres poétiques, ou Récréations poétiques. A la Crotx-Roiisse, 1851, in-8.
+ RANGOUSE DE LA BASTIDE (le comte de) [de Leygonie].
Essai sur l'origine des fiefs, de la noblesse de la haute Auvergne, et sur Thistoire naturelle de cette province. Paris, 1784,in-i2.
Sur l'exemplaire que je possède et qui est annoté par Dttlaure, il est dit que le nom de l'auteur était Leygonie, et qu'il est mort en prairial an U. (Noie de M. Dumoulin, libraire à Paris.)