RAPIN
RAOUL (Maximilien), pseudonyme [Charles Letellier, de Saint-Malo].
L Histoire pittoresque du çpont Saint- Michel et de Tombelène, par — ; orné do 14 gravures à l'eau-forte, par Boisselat; et suivi d'un fragment inédit sur Tombelène, extrait du roman du « Brut » (de Rob.
consacré an article i M. Gastave Dalby, sans aaeone connexité avec celai de sou père !
De semblables erreurs, qoand elles ne concernent que des écrivains dramatiques qui ne sont même pas de premier ordre, n'ont qn'ane légère importance, si l'on veut oublier toutefois que le premier et peut-être le seul mérite d*nn ouvrage bibliographique est dans son exactitude; mais elles en ont une énorme, quand elles ont rapport à de sérieux écrivains. Malheureusement, en parcourant la c Littérataro française contemporaine i, on s'aperçoit bien vite que la bibliographie no s'enseigne point à l'École des chartes, et que le sous-bibliothécaire d'un grand établissement n'a pas pa dépenser trente années, à 365 journées de 46 heures, à l'étude de cette spécialité. Faire de la bibliographie pour noircir du papier, mieux vaut ne rien Taire.
Dans les dernières feuilles du tome Ul des « Supercheries (-{-- Nouv. édit., articles Pimpurniaux, profbs- 8BDR, etc.), nous avons relevé de ces erreurs telles, qui, si elles nous étaient personnelles, nous pourtant qui ne sommes ni ancien élève de l'Ecole des chartes, ni sous-bibliothécaire, nous feraient recommencer notre éducation bibliographique, avant de continuer à enseigner. Omissions comme celles de MM. Ad, Borgnet, De Buticher, Fourcheux de Montnmd, ajoutons celle de M. Eloi Jourdain, connu en littérature sous le nom de Charles de Sainte-Foi, et tant d'autres bévues 1 comme pour l'article de M. Fréd. Hennebert de Toumay ; articles tronqués, comme celui de M. Bruri' iMvaine, devenu, d'archiviste qu'il est ou qu'il était. architecJte; celui de M. Chapai* que nous venons de citer : de M. Victor Joly ; ceux de la famille Junot, qui sont non-seulement tronqués, mais on il y a encore confusion. Mais parmi les erreurs de toute nature dont fourmille la « Littérature française contemporaine » , la plus singulière n'est peut-être pas celle que nous allons signaler, mais elle mérite néanmoins de l'être.
T. n. p. 332 de ce livre (nouv. édit., Il, 443 a), nous avons, à l'occasion du pseudonyme Justin**', donné une Notice des ouvrages de M. Grandgagnage, président à la Cour d'appel de Lii?ge, et membre de l'Académie royale de Bruxelles, qui bien entendu nous a été prise, et bien entendu aussi sans nous citer; le plagiat est si patent, que l'on a copié Jusqu'à une erreur de notre fait, que contiennent les trois dernières lignes I ces trois lignes attribuent au magistrat académicien un « Dictionnaire étymologi^tne^ la langue wallone * , alors en cours de pabiicalion. qui est de son neveu, M. Ch. Grandgagnage, Nos bibliographes ont voulu mettre quelque •cho$^*ihj lëtfr/ïtoûr dissimuler leur plagiat. Ils ont 'i^uté tine înitialb dé prénom où nous n'en avions pas mis, et par. cette simple addition de leur fait, ont promu M. HÈ2h. Grandgagnage, un tout jeune homme, aux dignités de conseiller et d'académicien! Lui, qui n'a jamais écrit que son « Dictionnaire de la tangue wallone,;i, e^t devenu,, par l'autorllé de ces messieurs, i*anfeur ^dei ouvrages dé son' oncTe; alors ce dcnvier s'csÇ trouvé effacé du roondc npagi^trala dP monde $atint. et' re#lit& par sott'îieVèu r
Wace), transcrit et annoté par Leroux de Lincy. Paris^ Abel LedouXj 1833, in-8 de 304 pag. avec 14 grav.
Le firagment snr Tombelène forme 28 pages.
II. Avec M. Saint-Yves (Déaddé) : Madame de Brienne, drame en deux actes et en prose. Représenté sur le théâtre de la Renaissance le 16 juin 1839. Paris, Barba, Bezou, 1839, gr. in-8.
Faisant partie de < la France dramatique an xix* siècle ».
A cette époque, M. Cb. Letellier avait déjà composé quatre pièces de théâtre, deux reçues, dont c Madame de Brienne » et deux à présenter.
M. Ch. Letellier a beaucoup écrit sons le pseudonyme de Maximilien Raoul. Outre c l'Histoire du Mont Saint-Michel », il est l'auienr de très-nombreux et importants articles, signés de ce nom, sur les beauxarts, l'archéologie et la paléographie, de nouvelles et d'articles critiques, notamment dans le « Cabinet de lecture », puis aussi dans < l'Écho de la Jeune France, le Bon Sens, le Journal de Paris, le Courrier frauçais » , dans r le Constitutionnel », etc., etc. — On lui doit le plan primitif de « l'Encyclopédie catholique» . ouvrage dont ses successeurs ont changé le plan, et dont il a été directeur pendant deux ans, en société avec M. le vicomte Walsh et le savant abbé Glaire ; ouvrage pour lequel il a fait, en outre, un grand nombre d'articles, notamment de morale, d'histoire et de beaux-arts. — On lui doit aussi, en société avec M. Louis Huart, le plan, défiguré dès le principe, de la « Galerie de la presse, delà littérature et des beaux-arts » (4838 et ann. suiv., 3 vol. in-4), d'où il a promptement retiré son nom.
RAPHAËL, twm artistique [Sanzio, d'Urbino], l'un des maîtres de la peinture. Voy . pour son œuvre « la France li ttéraire » , à Sanzio.
RAPHAËL, pseudonyme [Bonneau]. Vertus et usages de l'Azoth. 1704, in-8.
H- RAPHAËL (M.) CCochin],
Lettre sur les peintures, gravures et sculptures qui ont été exposées cette année au Louvre, par — . Pans, Delalain, 1769, in-8, 40 pag.
Les Mémoires de Bachanmont, XXIV, 346, disent que cette lettre est de M. Daudô de Jossan, ainsi que la suivante.
-f- RAPHAËL le jeune (M.), élève des écoles gratuites de dessin, neveu du peintre de TAcadémie de Saint-Luc [Daudé de Jossan].
Lettre de — à un de ses amis, architecte à Rome, sur les peintures, etc. 1771, in-8.
-+- RAPIN DE LYON (Un), aut. supp.
Lettres d' — à un Rapin de Paris, par Ernest B. 2* édit, revue, corrigée et augmentée, avec des notes à Tusage des contemporains, par M. Absalon, marchand de jçouieurs.Ijfo». imp, (f /. De/ett2c.l837,in-12.
Critique au sujet de l'exposition de la Société des