RIGOLBOCHE [Ernest Blum et Louis
HuartI.
Mémoires de —, ornés d'un portrait photographié par Petit et Trinquart. Paris, E. BerUu, 1860, in-32.
n y a en des réimpressions on de noaveaax tirages de ce petit Tolame.
Divers oposcnles ont été pnbliés sons le nom on à l'égard de cette danseuse de bals publics, qui attira nn instant l'attention des désœuvrés de Paris. U serait snperfln de les signaler ; nous mentionnerons seulement «Rigolboche et Garibaldi », Paris, Dentu, 1860, iD-8, et nous dirons qu'une de ces orochnres porte sur le titre : « par un fainéant en droit >.
RIGOLEUR (Jean), ps, [Lambert-Ferdinand-Joseph Van Den Zande, ancien fonctionnaire supérieur des Douanes de France; né à Bruxelles, le 13 mars 1780].
Épttres : I. A madame Techener (1).
Battgnolles,^ décembre 1850, 8 p.— II. A monsieur (Louis} Barbier, administrateur et conservateur ae la Bibliothèque du Louvre, févier 1851, 10 p. — III. A monsieur Boyer neveu, docteur en médecine et adjoint à la mairie de Marseille, mars 1851, 9 p. — IV. A monsieur Pons, docteur en médecine à Aix (Bouches -au -Rhône).
Avril, 1851, 9 p. — V. A Thémire. Avril 1851, 8 p. — vl. A messieurs Chirac et Fabre, juges de paix à Marseille. Avril 1851 ,9p. — VII. A monsieur Duchapt, conseiller à la cour d*appel de Bourges, mai 1851. Paris, de ïimpr. de A. Guyot et Scribe, 185(K51, 7 opuscules gr. in-i'i.
Ces sept épltres sont de petites perles fort rares, attendu que l'auteur ne les a fait tirer, avec beaucoup de luxe, qu'à vingtrcinq exemplaires pour «es amis.
Noos aTons d4|à en occasion de parler de cet aimable poste, qui. Indépendamment d'un recueil de c Fables ».
(1) n existe une seconde édition de cette épttre qui ne porte pas comme la première le nom de Jean Kigo- )e«r comme wtmr, mais U signatore F. V,
a publié des c Fanfreluches poétiques », sous le « d'un llatagrabolisear (Voyex ce nom. II. 1079 d). A la fin de ce dernier ouvrage, l'auteur avait déjà donné quatre c Épttres », lesquelles, avec celles que nous citons, constituent le chiffre XI. Mais nous savons que dans une nouvelle édition que M. Van Den Zande pirépare de ses < Fanfreluches », et qui formera deux volumes, le nombre des « Épltres sera porté jusqu'à 33 !
Nous avons dit que ces « Épltres » n'ont été tirées qu'à 95 exemplaires pour les amis de l'auteur; comme il nous a ùùt l'honneur de nous compter dans ce nombre, nous sommes donc l'un des possesseurs priviiégiéi de ces petites perles. Quoique nous ne devions pas transformer notare livre en une Anthologie, il nons sera permis au moins de donner des fragments de doux de ces épltres. qui ont un rapport direct avec le svtjet que nous traitons.
Notre poI^.te est un amateur non moins passionné que judicieux de belles gravures et de bons livres. Aassi, dessinateurs, graveurs, auteurs, marchands d'estampes et de livres, pourvu qu'ils aient du mérite, ont-ils tontes ses sympathies, et son affection leur est constata par leurs noms propres introduits dans ses vers. L'amour des beaux-arts l'emporte-t-il chez M. Van den Zanda sur l'amour des bons livres? Nous ne prononcerons pas. Constatons seulement que jusqu'à ce joui sa muse ne lui a rien inspiré pour son cher Guichardot, tandis que, comme Ta fait autrefois M. Fr. Grille pour UPi* Ernestine Panckoucke, il a chanté, dans de jolis vers, l'épouse de son libraire, que d'autres avant lui n'avaient buée qu'en prose, hommage plus flatteur pour la dame à qui sont adressés ces vers :
Fragment db l'Épitri! a Madame Techener.
S*il est une science aux femmes étrangère. C'est celle que possède un habile libraire ; Connaître les auteurs et leurs produaions. A glace être ferré sur les éditions.
Savoir quelle est la bonne et pouvoir la décrire N'est point le fait du sexe ; aussi je vous admire Lorsqu'à des amateurs je vous entends parler Des Aides, des Wolgang, sans jamais vaciller, E;^, des vieux relieurs étalant les merveilles. Du célèbre De Thon vanter les trois abeilles (1). Mais des rares bouquins quel que soit le pouvoir. En se rendant chez vous, c'est vous que l'on vent voir : Votre accueil gracieux, votre aimable sourire, L'enjoùment qui s'unit au charme du bien dire. Plus que les Elzevirs, dans votre magasin De clients distingués attirent un essaim. On y voit des savants en us et des grécistes. Des écrivains, surtout des lions bouquinistes. Lesquels, des raretés fougueusement épris. Les veulent acquérir saus regarder au prix. Nodier, qui vous regrette aux rives du Cocyte, Ne passait guère un jour sans vous rendre visite. On rencontre chez vous Monlalembert, Béclard, Et le docte Bmnet, et le mordant Qnérard, Barbier, dont le savoir égale la franchise, Et Grille, esprit fécond que la verve électrise. Monsieur Boutron-Charlard, pour vous faire sa cour, Vous apporte des fleurs et des fruits tour à tour ; Pichon, Girand, Tripier, Monmerqué, LîgneroUes,
(1) L'écusson mis sur les livres de l'historien Jacques-Auguste de Thon est composé de trois abeilles (on taons).