‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 260 sur 898 · RIGOLEUR · texte numérisé non relu

RIGOLEUR

RIOR

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Chatoaillent votre cœnr (1) de lears douces paroles.

Voos jouissez aussi d'entretieos familiers

Où le grave au riant se mêle volontiers

Et laisse un libre cours au traits da badinage.

Ils abondent surtout quand de son ermitage,

Pour causer avec vous, descend le vieux conteur

Qui se fait appeler Matagraboliseur.

Il pense que, la vie étant un court passage, B convient d'égayer, tant qu'on peut, ce voyage : Regarder les otjets par leur câté plaisant Est, pour y parvenir, un moyen suffisant. La poésie, un Jour, lui tendit des embûches ; Il fit, en y tombant, ses lestes « Fanfreluches » . Vous avez agréé ce farrago joyeux Que TOUS demande en vain maint et maint curieux. Dès qu'il sera remis par Guyot en lumière, Vous n'en refuserez plus un seul exemplaire : A les vendre l'auteur ne vent point consentir ; 11 les offre en présent, et c'est là son plaisir.

Vous ne l'ignorez pas, la bibliographie Est l'un des doux penchants auxquels je sacrifie ; Le désir d'amasser des livres précieux Parfois sur leur valeur me foit fermer les yeux. Je suis loin cependant de cette frénésie Dont l'ardente opulence est fréquemment saisie, Et qui, lorsque Nodier passa les bords fangeux. Acheta ses bouqalns à des prix fabuleux. Ua modération, comme bibliophile, Plus que je ne voudrais quitte l'iconophile ; Hais comment résister, s'il s'agit d'un Berghem D'un état inconnu? C'est là le tu~autem.

Dans son t ÉpltreàM. Duchapt (2), le bibliophile poste montre ses sympathies pour une autre classe de personnes s'occupant de livres : les bibliographes et les conservateurs d'établissements littéraires. L'auteur des c Supercheries > lui inspire un souvenir. D'abord il nungrée contre une indiscrétion qui le touchait personnellement :

Jean Rigoleur vous en donne l'exemple ; Il s'appela Matagraholiieur, Et, sous ce nom, mit au jour recueil ample De fabliaux, dont l'administrateur • N'était par nul soupçonné d'être auteur. Pourquoi faut-il qu'un malin dénicheur Ait révélé, dans ses f Supercheries « , Du vieux conteur les sages menteries !

Bientôt le poète oublie l'indiscrétion dn malin dénicheur, et il termine ainsi sa pièce :

Quand le beau mois qui met la vigne en fleur Vous conduira devers les Balignolles.

Entrez, Duchapt, chez votre serviteur.

Si, comme lui, vous êtes amateur D'un entretien mêlé de fariboles, Vous trouverez de quoi vous ébaudir :

Causer sans gêne est son plus grand plaisir.

(1) Dans la deuxième édition, il y a : Chatouillent votre esprit...

(2) Auteur de plusieurs ouvrages de jurisprudence et de beaucoup de poésies, entre autres d'une « Lettre à M. de La Mennais, par un homme de potence », réimprimée t. n , col. 6i i et suivantes de nos « Supercheries », et d'un recueil de Fables charmaples (i85i, -13) .

D'un sujet grave à quelques gaudrioles

Nous passerons, à l'effet d'oublier,

Vous voire robe, et moi mon vieux métier.

La gravité, très-bonne à l'audience.

Dans ma villa ne peut, en conscience.

Être de mise ; aussi Barbier, Quérard,

Sont-ils charmés de la voir à l'écart.

Jean Rigoleur aime leur sapience

Facétieuse, où brille le bon sens.

Le plus malin, qui se connaît en gens.

Ménageant peu leur fibre délicate.

A vingt auteurs donne bons coups de patte ;

Il en reçoit aussi de temps en temps ;

Ces démêlés n'ont rien que de risible.

Si son humeur devenait irascible,

L'expédient serait de la noyer

Dans un flacon de vieux vin de Sicile,

Quand je pourrai, dans mon champêtre asile.

Avec bonheur tous trois vous fétoyer.

Autre part, à la fin de son « Épttre à M. Barbier >, il avait déjà dit :

Bénissez donc le ciel d'être an milieu des livres ; C'est une passion dont peu de gens sont ivres. Elle vous vaut, non moins qu'au courageux Quérard, Un nom qui de la France a passé le remparU On vous connaît tous deux jusqu'à la mer Baltique ; Et quand Jean Rigoleur entre dans la boutique Où d'une aimable dame (1) il goûte l'entretien. S'il vous y trouve il dit : les lardons iront bien.

RILLIET DE CONSTANT (Frédéric- Jacques-Louis-RiLLiET] .

Voyez la « France littéraire », Xn, 417.

RIMENTEL (le sieur de), pseud. [Pierre Lohbert].

Les Sermons de saint Bernard sur le Cantique des Cantiques, trad. nouvellement en françois. Paris, Dupuis, 1663, in-8. — Nouv. édit., revue et augmentée. Paris, 1686, 2 vol. in-8.

La seconde édition n'est qu'anonyme.

RINMON, ps. [Simon Blocquel]. ,

I. Nouvel Album pittoresque, ou les Étrennes de l'amitié, composé de 25 belles lithographies. Lille^de rimpr.de Blocquel, 1835, in-8 oblong.

II. Mon cadeau d'étrennes, composé de 25 lithographies. Lille, de Vimpr. de Blocquel, 1835, in-8.

RIOR, pseudonyme [l'abbé BordblonI.

Heures perdues du chevalier de***. Pa^ ris, 1715, ou Amsterdam, 1716, in-12.

Ce serait aussi des heures perdues que celles que l'on consacrerait à la lecture de ce livre.

Cet ouvrage ressemble beaucoup à celui intitulé : c les Heures perdues d'un cavalier françois >. Paris, 1662, 2 vol. in-i2.

-f- Dans sa première éditios, Quérard avait attribué

(i) Madame T******, dont le mari était appelé par le baron de RellTenberg le lil)raire de la lasliioo.

RIPAULT-DBSORMAUX

RIVERAIN DE GRANDUEU 432

est OttTnge à Gayot de PiUral ; il rectifia cette erreur daas sa « Table • , insérée au 5* volame.

RIPAULT-DESORMAUX (Jos. -Louis), historiographe de la maison de Bourbon, imposteur littéraire [Antoine Dingé, ex-bibliothécaire du prince de Condé, et pendant la Révolution , sous l'Empire et sous la Restauration, employé au trésor public ; né à Orléans, en mai 4759, mort du choléra, à Paris, le 23 avril 1832].

Il en est des auteurs comme des livres : Habent sua fata. Les travaux qui remplirent la vie de Dingé ont fait la réputation et la fortune d'un de ses parents, Joseph Ripault, plus connu sous le nom de Desormaux. Aucun écrivain, sans excepter les plus robustes de Tordre de Saint-Ronoit, n'a autant lu et autant écrit que Dingé. M. Jules Fontaine, rédacteur du catalogue des livres de ce savant içnoré, qui n*a trouvé place dans aucune biographie, dit, dans une Notice curieuse, que les manuscrits autographes d'Antoine Dingé furent trouvés peser quatre cents kilogrammes. Ils furent tous acquis par feu Villenave, et ils contiennent des révélations curieuses pour l'Histoire littéraire.

Des ouvrages de Dingé ont paru sous les noms de Pabbé Garnier, de Sylv. Maréchal, et surtout sous celui de (Ripault-) Desormaux. Ce sont ceux qui ont paru sous le dernier de ces noms que notre devoir est de faire connaître ici.

I. Histoire de Louis de Bourbon, second du nom, prince de Condé, orné de plans de sièges et batailles. Paris, i 766-68, 4 vol. in-12.

Ce livre avait commencé la forlnne littéraire de Ripanlt^Désormaux.

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