RAFFARD (J. S.) [Brienne
Les Volontaires en route, ou l'Enlèvement des cloches, vaudeville. Paris, 1794, in-8.
-t-RUFINI (Giovanni) [Lorenzo Benoni].
Mémoires d'un conspirateur italien. Pwris, 1859, in-8.
RUFUS (J.-J.)» sauvage européen, pseud, [Jean-Henri Maubert de Gouvest].
Lettres chérakésiennes, mises en françois de la traduction italienne. Rome, 1769, in-8.
Ces lettres ont paru sous le titre de c Lettres iroquoises » . Voy. ce titre aux Anonymes.
RUSSE (Un) (1), aut. dég. [Paul Golénistcuépf-KoutousofJ.
Poésies d' — . Moscou, typographie d$ Séliwanovski, 1811, in-12, iv et 47 pag.
La Préface de l'éditeur (pages 3 et 4) est signée : P. B. Ces initiales indiquent nn autre auteur russe : Platon R^KéroF.
Les c Poésies d'un Russe » ont été non-seulemfot omises par Barbier dans son « Dictionnaire des onvrafet anonymes » (2e édit.. 1822-27, 4 vol. tn-8). et par De .Nianne, dans son c Nouveau Recueil d'ouvrages anonymes V (1834, in-8) , mais elles ont été complètement passées sons silence par tous les biographes et les bibliographes russes. Les deux éditions du r Dictionnaire des auteurs Russes » du métropolitain Eugène (en
(i) Les dix articles Un Husse qui voue suivre sont de M. Serge Poltoratzky, de Moscou, bibliophile distingué. Ils avaient déjà paru dans le feuilleton de la « Bibliographie de la France » (n<> 5, du 29 Janvier 1848, et n» 6, du 5 février 1848) sous le titre d'< Un feuillet pour les Supercheries littéraires >. L'auteur, ayant revu ces articles, y a fait de nombreuses additions et rectifications, les a reproduits dans le second arUtle de ses « Archives bibliographiques et littéraires». Anonymes et pseudonymes français, insérés la mèm« année dans le tome V du « Bulletin du Bibliophile belge », p. 3C4-74. Les deux articles des t Arcliivet bibliographiques et littéraires, etc. », Insérées avec plusieurs autres an « Bulletin du bibliophile belge », depuis 1848, ainsi que les articles dn même bibliophile que nous avons donnés dans nos « Supercheries littéraires dévoilées >, sont autant d'extraits d'un recueil manuscrit qui a pour litre : f Bibliothèque russe-française, on la Russie et la France historique et littéraire >.
RUSSE
RUSSE
russe). Jfojcott, 1838, t. I«. iii-8, et i845, 3 toI. in-8) ne font ancane mention des « Poésies d'an Russe. * Les pages 1 k 32 contiennent les poésies de Golénistchéff-Koutoosouf , composées en français, àa nombre de treixe ; Tiennent ensuite (pages 33-47) ses traductions et imitations da rasse en français, qni sont an nombre de trois :
1° Dieu, ode de Deijavine, pag. 33-31.
So Strophes sur Pawlowslc, traduites de Néledinsky^ neuf strophes de dix vers chacune. Pag. 38-42.
3» Épltre au comte Strogonof, imitation de H. le C. Gtostof (c'est-À-dire du comte Dmttri Khvoslof).
La tradnaion française de l'ode si connue de Deija- Tlne, intiiolée < Dieu », a, comme la pièce originale russe, onze strophes de dix vers chacune.
GolénistchélT-Koalousottf a été le premier à fiiire connaître & l'Europe leUrée, en 1811. par une tradnctlon française, l'admirable ode de Deijavine. Mais son volume de Poésies a été jusqu'à prissent peu connu dans le monde littéraire. Depuis celle époque on a publié de cette ode huit traductions françaises, en vers et en prose. Ge n'est donc pas moins de neuf traducliotts de cette ode qu'on a i enregistrer dans l'histoire littéraire :
!• La première, celle Golénistchéff-Koutonsof, indiquée ci-dessus, imprimée à Moscou, en 1811.
20 c Ode à Dieu * , imitation en vers français, par Ghopio. (Dix strophes de dix vers chacune.) — Imprimé dans son ouvrage intitulé c Coup d'œil sur St- Pétersbonrg ». Paris, 1821. in-8, p. 175-78, et dans la reproduction de cet ouvrage, sous le titre < De l'Etat actuel de la Russie ». Paris^ 1822, in-8. pag. 175-78.
En mai 1843. M. Chopin a donné une antre traduction, en prose, pour ainsi dire littérale, vers par vers. (Voy. plus bas.)
30 c Le Nouvel Anti-Lucrèce » , oratorio psalmiqne, 00 Hymne à Dieu, imitée du grand poëte russe Derja- Ttnn {sic). Par Philarmos (Marie de La Fresnaye. de Barfleur), traducteur de Piodareel de Perse. Paris, de Vimpr. dEberhart, 1824, in-8, 16 p.
40 c Dieu ». ode, traduite du russe de Derihavin {sic) (en vers, précédée d'une notice biographique sur Derjavine. d'une page), par X (Jean-Michel Berton, neveu du célèbre compositeur de musique, Henri-Montan Berton). Nenfslrophes de neuf vers chacune. — Imprimée dans la c Revue poétique du xix* siècle ». Paris, fivrier 1835, in-8, lom. I«', p. 102-00. Cette tradnclion a été réimprimée (sans qu'on ait indiqué la c Revue poétique >) dans la « Revue étrangère ». St'Pétersbourg, BeUi»ard, in-8, septembre 1835, t. V, pp. 592-95.
5« ff Ode Dieu * {sic}, traduite en prose. — Imprimée dans la « Russie pittoresque » de Jean Czynski, Paris, 1837-38, 1. 1*'. pp. 286-87.
6« c Hymne sacrée », imitée dn msse, en vers ; par F. -G. Eichhof, bibliothécaire de la reine des Français ; onze strophes, de dix vers chacune. Paris, impr, de Baudouin, 1839, in'8. 10 p.
L'Imitation de H. Eichhof a été reproduite plusieurs fois : 10 dans l'Histoire de la langue et des littératures des Slaves, de l'imiutenr. Paris, impr. de Dondey- Dupré, 1839, in-8, aux pages 338-345, sons le titre c d'Hymne à Dieu ». avec le texte russe en regard ; 2» Séparément sous le titre < d'Hymne, à Dieu », avec le texte russe en regard. Paris, impr. de Dondeif- Dupré, 1839, in-8, 12 p. C'est un tiré à part dn volume précédent. Le véritable texte russe, quoique indiqué, n'y eft pti. Od a imprimé tout simplement les moU
russes, mis en lettres françaises. De quelle utilité un pareil texte peut-il être à qui que ce soit ? — Pour les lecteurs français, il est inintelligible : — pour les lecleurs russes, il n'a aucune signiflcalion, aucune valeur; 3« Dans la t Revue du Lyonnais «, mai 1842 (8* année), t. XV, pp. 338-41 ; 4« Dans les « Mélanges littéraires » de M. Ëichhoff, Lyon, impr. de Boitel, 1842, gr. in-8. pp. 5-9, extraits de la c Revue du Lyonnais .1. Il y a des variantes entre le texte de la traduction de M. Eichboff, imprimée à Paris, en 1839, et celui de Lyon, 1842. Le texte russe (c'est-à-dire les mots russes en lettres françaises) a. fort heureusement, été supprimé dans les reproductions de Lyon. En vérité ce n'était qu'une bigarrure tout à fait inutile.
70 c Ode à Dieu «, traduction en prose, par M. Chopin. — Impr. dans la » Revue indépendante », du 26 mai 1843, tomeVIU, p. 212-214.
Pour une autre traduction, en vers, par M. Chopin, voy. le no 2 ci-dessus.
8<> ff Ode à Dieu », traduite par le prince Elim Mélschérsky. — Impr. dans son recueil posthume sons le titre c les Poètes russes ». Paris, 1846, 2 vol. in-8, 1. 1", pp. 27-33.
90 Enflu, un fragment d'une neuvième traduction de cette ode, en prose, a paru dans les « Types et Caractères russes » de M. Jean Golovine. Patis, 1847, 2 vol. in-8, t. I«r, p. 384-85. M. Golovine a choisi deux strophes du poète russe, et les a réduites, dans sa traduction, en une seule.
Aucune biographie française n'offre de notice sur Paul Golénistchéff-Koutousof. Son nom ne figure pas non plus dans le « Lexicon of the Russian Aulhors ». qui se trouve page 201 de l'ouvrage anglais de Cox, intitulé f the History of Russian Literature > , Oxford, 1839, in-8. — Cependant cet auteur est loin de mériter un pareil oubli : il a traduit en russe et publié, soit dans des recueils périodiques, soit séparément. Théocrite, Dion, Moschus, Hésiode, Lucain, Juvénal, Virgile, Gray, Pindare, Sapho, le cardinal de Demis. Les deux biographies russes dont je viens de parler disent qu'il a laissé en manuscrits des traductions rosses du Cinna. de Corneille ; du Bajazel, de Racine ; du Tartufe, de Molière ; du Barbier de Séville, ainsi que de deux tragédies de Voltaire : Mérope et la Mort de César. Un fragment de celle dernière (acte H, scène xiv, les cinquante-trois vers) a été publié dans « l'Ami de ta Civilisation » (en russe), recueil mensuel qu'il a publié à Moscou, pendant trois ans (1801-1806). en société de plusieurs hommes de lettres russes. Il a donc, comme on le voit, des titres sufhsants à une place dans les biographies.
RUSSE (Un), aut. dég. [Alexandre Arsénié p].
Réponse d'— à la Réponse à S. E. M. le cardinal Maury, etc., en russe et en français.
f Signée Al... Ars.
Cette réponse est Imprimée dans le journal hebdomadaire russe de Pétersbourg, intitulé : ff le Fils de It Patrie », n^ 44 et 45 (octobre et novembre 1813).
C'est nue réplique à un écrit français, publié pour la première fois à Londres en 1813, et dont le 1 Fils de la Patrie » venait de donner une traduction accompagnée du texte français, dans ses numéros 32 à 36 (août et septembre 1813).
L'écrit en question est intitulé : 1 Lettre » (et non K Réponse », comme dans le « Fils de la Patrie ») à S. B. M. le cardinal Maury sur son mandement ponr
RdSSB
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ordonner qu'un Te Deum soit cbanlé solranellemeot dans la métropole, liinsi que dans tontes les paroisses de la ville et du diocèse de Paris, conrormément aux pieuses intentions de S. M. l' impératrice-reine et régente. Par L. M. D. L. M. F. (Louis Dubois, marquis de La Maisonfort). Lonàra, 1813, et Parii, Dentu, 1814, in-8, S4 pag.
RUSSE (UN), diplomate, p$. [J.-M. Du- FOUR, avocat français].
La Raison aux Français (de leur Révolution, de leur ci-dev. Empereur, de leur Sénat, des Bourbons, etc.). Paris» G. Mathiot, 1814, in-8.
RUSSE (Un), auU dég. [Pierre Polétika, alors ambassadeur extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Russie aux États- Unis, depuis sénateur russej.
Aperçu de la situation mtérieure des États-Unis d* Amérique et de leurs rapports politiques avec l'Europe. Londres, /. Bootk, 1826, in-8 de xij et 164 pàg.
c Durant l'intervalle de sept ans (dit l'auteur dans sa Préface) écoulés entre mon double séjour aux États^ Unis, les changements, ou, pour mieux dire, les améliorations qui s'y sont opérées dans toutes les branches de l'économie politique ont turpoiii let calcul* le* plut exagéré* de* tireur* d*horo9Cope* politique*. De misérables villages que j'avais laissés au milieu de forêts impénétrables se sont présentés ensuite à ma vue sous la forme de petites villes florissantes ; des champs cultivés ont pris la place des landes qui naguère paraissaient inaccessibles ; et dans les lieux que jadis on pouvait à peine traverser en chariot de campagne on voit maintenant passer avec rapidité d'énormes voitures de poste. »
Avant la publication à Londres de ce remarquable et important ouvrage, le « Journal français de Saint- Pétersbourg > en a donné quatre fragments dans les feuilletons des numéros 81. 88, 89 et 00 de 1825. Le premier fragment, n^ 81 (du 19 juillet 1825), est relatif aux Mai*(m* pénitentiaire*. Lis& trois autres ont rapport à l'état de la société aux États-Unis. Dans le no 88, p. 386, l'expression fléau tocial^ relativement à l'esdavage, a été supprimée par la censure.
La c Revue encyclopédique « lui a consacré nne Notice, juin 1826. t, XXX. p. 704-707. c Un eujet d'un gouvernement autocratique (dit ce recueil) traverse rOcéan pour aller observer le gouvernement du peuple le plu* libre qui existe sur la terre ; ses observations lui fournissent la matière d'un ouvrage ; cet écrit est publié & Londres , dans le pay* le plu* libre de l'Europe, et en français, c'est-à-dire dans la langue de la circulation la plu* univertelle. Que l'auteur de cet ouvrage soit Russe ou de toute autre nation, pen importe; U est cosmopolite et digne de Télre », «
Cet arUcle de la c Revue encycbpédique > (1886) le seul peut^tre qu'on eût vu dans les journaux fiançais sur cet ouvrage si remarquable à tant d'égards, a été traduit et publié dans un journal allemand, sans indication de source, et comme un compte rendu du rédacteur allemand lui-même. De l'allemand il a été traduit en russe dans le c Télégraphe de Moscou » , no 23. décembre 1827', t. XVIII ( 1^* section), p. 202-207. J'ai aignalé ce plagiat, ainsi que l'infidélité de la tradoction allemande, dans le « Télégraphe
de Moscou », n» 4. février 1828, t. XIX, p. 592-595.
En 1830, M. Polélika a fait publier une traduction russe du chapitre relatif à la Société aux État*~Uni*, Ce morceau a paru dans la < Gazette littéraire russe s (1830). t. n. no 45, p. 65-68, et no 46, p. 73-77). qui a été publiée à Pétersbourg pendant deux années, 1830 et 1831, par le baron Delvig et Somof, et qui a cessé de paraître.
M. Polétika flétrit l'esclavage avec une juste indignation, f Là (dilril) où les lois sanctionnent et protègent même l'esclavage, la malpropreté est indélébûe, parce qu'elle est le résulUt inéviUble de ce niAU aocial. ji (« Rev. Encyclop. », juin 1826, t. XXX, p. 706.)
Dans aucune des deux traductions russes ci-dessus on n'a rendu l'énergie de cette expression : fléau sodal. Le journal de Saint-Pétersbourg (1825. no81, p. 386). qui a donné l'article de l'auteur en original, a égal^ ment supprimé les mots fléau *ocial, qui n'ont été autorisés ni par la censure de Saint-Pétersbourg, ni par celle de Moscou. Supprimer, passe encore; mais comment se permettre de dénaturer la pensée d'un anteur T C'est ce qui est arrivé pourtant avec la traduction russe publiée dans le c Télégraphe de Moscou » (no 23. décembre 1827, t. XVm, p. 206), oïl l'on fait direi M. Polétika que l'e*clavage e*t le réeuUat inévitable de l'état eocial de* province* américaines» Il semble qu'on ne pouvait pas torturer d'une manière phis monstrueuse l'expression de l'auteur, et cependant oala devait lui arriver encore dans la traduction russe de la ff GazeUe littéraire » (SaintrPétersbouTg, jfi 45, 1830. t. II, p. 67). Voici en quels termes la pensée de l'anleur a été travestie, dénaturée par la censure : c Là o& les lois permettent la malpropreté à l'e*clavage{\)t celui-ci y est encore plus le réimltat inévitable de cette maladie sociale. »
Le* loi* permettent la malpropreté à l'eecîavagel
Pouvait-on prêter à l'estimable auteur un pareil galimatias? On voit que, dans cette traduction de la c Ga- Kette littéraire » , rinildélité, le contre-sens, on plutôt le manque de sens et l'absurde sont au comble. 11 paraît qu'après de telles monstruosités dans la traduction russe, l'auteur ne s'est plus soucié de la voir publiée en entier. D'après la « Gazette littéraire russe» (1830), no 46, t. n, p. 77), cette traduction a dii être imprimée an profit d'une famille indigente. Mais voilà plus de vingt ans que cette publication se foit attendre. A en juger par l'échantillon publié en 1830 dans la « Galette littéraire », on a bien fkit en renonçant à publier en entier une traduction aussi défectueuse.
RUSSE (Un), au/, dég. [Jacques Tolstoï, à Paris].
I. Lettre d'— à un Polonais, à roccasion du hati-schérif de Sa Hautesse le Sultan Mahmoud. Paris, Pihan de La Forest (Morinval), 1829, in-8, 15 pag.
n. Rectification de quelques légères erreurs de M"* la duchesse d Abrantès (dans ses Mémoires). Paris, Ledoym, 1834, m-8, 46 pages.
III. Lettre d'— à un Russe, simple réponse au pamphlet de M^ la duchesse d' Abrantès, intitulé « Catherine II ». Paris, Bétkune et Pion, 1835, in-8, 111 pag.
IV. Lettre d'— à un journaliste français M. Emile de Girardin) sur les diatribes le la presse anti-russe. (Datée de Saint-
RUSSE
RUSSE
Pétersbourg, février i84i.) Paris, iypogr. de Cosson, s, d. (1844), in-8, 31 pag.
C'est uoe critique de la c Russie en 1839 > par M. le marqais de Gnstiae, et en même temps de l'article que loi a consacré. M. Saint-Marc Girardin dans le c Joamal des Débats », numéro da 4 janvier 1844. Un second article dn même écrivain a été pnblié dans le numéro da 24 mars; nn troisième, qnoique promis depuis pins de qoatre ans, n'a point pam jusqu'à présent (aoftt 1848). U. Tolstoy a publié, sous le pseudonyme de Yakovlef, une seconde critique du livre de M. Gttstine. (Voy. ci-après, p. 169.)
■+- La table des t Supercheries », p. 383-386, contient de longs détails sur M. Tolstoy.
RUSSE (Un), abonné au « Correspondant », aiUeur déguisé*
Lettre aux rédacteurs du « Correspondant >» (sur l'action du gouvernement russe en Pologne), en réponse à un article sur la Pologne, inséré au tome IV du a Correspondant » du 8 mars ; suivie de Réflexions sur cette Lettre.
Imprimé dans le c Correspondant > t. IV (1831, iD-4), pi 77.
RUSSE (Un) qui vit depuis deux ans à Paris, 1837-38, aiU, dég. [Tchoubarof].
Le roi Louis-Philippe et sa Cour. 1838.
Article publié dans un journal russe de Saint-Pélersbourg (probablement dans c l'Abeille dn Nord »), et traduit en allemand dans la c Gazette d'Angsbourg » (Supplément du 10 septembre 1838).
Le « Journal des Débats » du 30 septembre 1838 (p. 1-2) en cite quelques passages et les fait suivre d'observations très-malicieuses.
— f Où donc a vécu l'observateur russe depuis deux ans (dit entre antres le « Journal des Débals ») pour croire à ces odieuses imputations f Est-ce dans les antichambres des laquais et dans les loges des portiers que les salons de Saint-Pétersbourg doivent aller prendre leurs renseignements ? »
c Et voilà (dit-il encore) ce qui instruit les salons distingués de Saint-Pétersbourg sur l'état de la France 1 Une conversation de diligence ou de bateau à vapeur suffit pour connaître l'esprit du clergé I En vérité, il faut le dire, du temps de Catherine II, à Saint-Pétersbourg, on s'y connaissait mieux qu'aujourd'hui en &it d'esprit français. >
Il faut conclure de ce peu de réflexions que le russe Tchoubarof est un aussi mauvais observateur de la société française que l'a été depuis le français Gustine de la société russe.
RUSSE (Un) [DoLGOROUKOw].
Voy. ÀLMAGao.
RUSSE (Un),aw^ de^. [Xavier Labenski, ancien consul de Russie à Londres].
Un mot sur l'ouvrage de M. de Custine, intitulé : « la Russie en 1839 ». Paris, typ. de F. Didot frères, 4843, in-8, 96 pag.— Seconde édition. Paris, Dauvin et Fontaine, 1845, in-8, 99 pag.
Cet écrit a été attribué au prince Labanoff et au
prince Hilkoff, homme d'esprit et solitaire, qui depuis
rente ans passe ses hivers à Marseille et ses étés à
Paris; mais il est bien de M. Xavier Labensky, à qui Ton devait déjà, en français, deux reaieils de poésies charmantes imprimés à Paris, en 1827 et 1829, sous le pseudonyme de Jean Polonius (Voyez la c France littéraire ». t. IV, p. 335).
— Le même écrit, en allemand, sons ce titre : Ein Wort iiber Marquis von Gustine's Russland im i. 1839. Von e. Russen. Aus dem Franz, iibertr. u. mit e. Nachworte v. e. Deutschcn. Berlin, Schroeder, 1844, gr. in-8, 50 p.
C'est la première critique de l'ouvage de M. de Gustine, qui fut bientôt suivie de neuf autres, dont voici les titres :
10 Encore quelques mots sur l'ouvrage de M. de Gustine; par M*** (M. Michel Yermolof). Parit, Ferra, 1843, in-8, 40 p.
^^ A propos de k la Russie en 1839 >, par M. de Casiine; par un Russe (M. Serge Oubril). --Lettre' publiée dans la f Démocratie pacifique'», numéro des 17 et 18 décembre 1843.
30 Marquis von Gustine und sein Werk : Russland im J. 1839. Eine critische Beleuchtung obgenannter Schrift. Von Wilh. v. Grimm. |,tfij)»iy, Thomas, 1844,
40 Ueber das Werk : f La Russie en 1839 », par le marquis de Gustine; von N. Gretsch; aus dem rnss. iibert. von W. t. Kolzebue, 2« verb. u. verm. Aun. Heidelberg; Groot, 1834, gr. in-8 de xyi, 102 p.
— Le même ouvrage, en français, sous ce titre : Examen de l'ouvrage de M. le marquis de Gustine : « la Russie en 1839 »; traduit du russe par Alexandre Kottznetzoff (pseudonyme de M. Vogel). Paris, au comptoir des imprimeurs , 1844 , in-8 de vij, 107 pag.
50 La Russie en 1839, rêvée par M. de Gustine, ou Lettres sur cet ouvrage, écrites de Francfort ; par J. Yakovlef (pseudonyme de M. Jacques Tolstoy). Pam, de l'impr. de Schneider et Langrand, 1844, in-8 de iv et 112 p.
6° Lettre d'un Russe ( M. Jacques Tolstoy) à un journaliste français (M. Emile de Girardin) sur les diatribes de la presse anti-russe. - (Datée de Saint- Pétersbourg, 1844.) Paris, de l'impr. de Cosson, sans date (1844), in-8, 31 p.
7° Monsieur le marquis de Custine en 1844. Lettres adressées à Madame la comtesse Jos. Radolinska ; *par Eug. de Breza. Leipzig, libr,étr,, 1844, gr. in-16, 104 p.
8<} Discours sur Pierre le Grand, prononcé à l'Athénée, le 20 mai 1844, par Ivan Golovine. Réfutation du livre de M. le marquis de Custine, intitulé : « la Russie en 1839 ». Paris, F. Didot, CapeUe, 1844, in-8. 24 p.
90 Critique des f Mystères de la Russie » et de l'ouvrage de M. de Custine, < la Russie en 1839 >; suivie de l'Extrait dn Voyage de l'Empereur; par Duez, avocat i la Cour royale. Parti, de l'impr. de Cosson, 1844, in-8, 124 pag.
Les réfutateurs de M. de Gustine, presque tous Russes, n'ont point montré dans leurs critiques la servilité que l'on remarque dans celle-ci.
RUSSE (Un), atU. dég, [Serge Oubril].
A propos de la a Russie en 1839 », par M. de Custine. — Lettre insérée dans la « Démocratie pacifique », n. des 17 et 18 décembre 1843.
C'est une réplique tr^Jadicienke à l'ouvrage si