RUY-BLAS
hostile et si riolent de M. le marquis de Castine contre la Russie, ainsi qa'an fenilleton plus violent et plus hostile encore, s'il est possible, publié à propos de cet ouvrage par M. Guçlave Héquet, dans le « National » des 14, 16 et 17 novembre 1843, feuilleton (dit avec raison le critique russe) , qui n'est ni l'analyse, ni le résumé, ni la critique de l'ouvrage de M. le marquis de Custine.
M. Oubril aurait pn ajouter que ce n'est qu'une violente diatribe contre la Russie, comme le « National » en publie continuellement sur ce pays, qu'il ne connaît pas.
Depuis, le « National » ne cesse d'attaquer la Russie avec un redoublement de haine, d'injustice et de fiel. Ce sont, tantdl des Lettres de son correspondant de .Pétersbonrg qu'il publie, et dans lesquelles le faux le dispute à l'absurde, taniôt des feuilletons, comme celui « du 2 juin 1848, dans lequel tout est inexact, ou partial, ou calomnieux ; tantôt des articles pompeusement intitulés : f De la politique russe », comme celui du 4 mai 1848. dans lequel on apprendrait difRcilement, sur la Russie, quelque chose de vrai, de positif et d'exact. C'est donc ainsi que ces Messieurs entendent la fraternité républicaine, et leur rôle dr publicistes graves et impartiaux! Croient-ils que les pamphlets. le« libelles et les contes bleus qu'ils publient sur la Russie, sous la forme de feuilletons et de lettres, puissent jamais ^tre pris, par des lecteurs sérieux, pour des renseignements dignes de foi?
RUSSE PROSCRIT (Un), auteur déguisé [Nicolas Tourguénéf],
Lettre au « Journal des Débats », par— . Impr. dans ce journal, numéro du z3 mai 1811, pag. 1.
Relative k l'ukase du 14/S avril 1842. sur les paysans russes.
Le texte de cet écrit ainsi que l'ordonnance du 15/3 avril 1842 ont été publiés dans le « Journal des Débats a. du 4 mai 1842. p. 2.
La f Lettre de M. Tourguénéf » expose quelques vues sur l'état des payt^ans russes et sur le mode de leur émancipation. L'auteur dit qu'il a passé sa vie à méditer sur ce grave sujet..
Le ff Journal des Débals * fait suivre cette Lettre de considérations historiques et politiques, et rite à la fin un article du journal de Londres « the Times > sur l'ukase do 14/2 avril 1842.
-h RUSSELLI (L.) [Léon Rousseau].
L Les Suivantes de Jésus, par—. Genève, J, G. Ducommun ei G. Œthriger^ 1866, in-8.
IL Des articles dans le « Rationaliste » et dans a THorizon », journal bi-mensuel fondé par lui pnl867.
RUTILIUS NUMATIANUS (Claudius), poëte latin du v* siècle, apocr, [Emile-Auguste BÉGINJ.
Deux lettres de ^, trad. du latin, par M. E. Bégin, de Metz.
Imprimées dans le tome I*' de c l'Histoire des mes de Meta depuis dix-huit siècles ». (Met*, 1844 et ann. sniv.. 3 vol. in-8.)
«On ne sait vraiment pas quand on se lassera de trouver des toi-disant fragments d'auteors classiques. Car voici
qu'en 1844, un certain M. E. Bégin. de Meti (1), annonce avoir retrouvé en Espagne, il y a longues années, des Lettres de Claudius Numatlanns Rutilins, poSlelatin du v« siècle. Comme 11. Bégin a fait sa découverte dans des contrées lointaines, il s'est évité la difficulté, tonjours fort grande en pareil cas, de représenter aux incrédules le manuscrit original ; mais rien, à ce qa'il semble . n'aurait pu l'empêcher, au lien d'en donner simplement la traduction en nrançais. de publier en entier le texte des deux leUres dont il s'est borné à citer cette seule phrase : AU a et aurea societatis, la hauie société dorée. Que dire de cette latinité ? On conçoit facilement, d'après l'échantillon qu'il nous donne, que M. Bégin ne se soit pas hasardé à publier le texte entier de Rutilius ».
Tel est un paragraphe que nous trouvons page 1 57 des r Curiosités littéraires » de M. Ludovic Lalanne ; mais M. Lalanne ne nous apprend pas oh sont imprimées les deux lettres de Rutilius Nnmatianus. Quant à nous, nous ne connaissons de cet auteur , imprimé en 1844, que son Itinéraire, poème sur son retour à Rome. Traduction nouvelle, par M. E. Despois, in-8. 64 p.. faisant partie du 7* vol. de la seconde série de la « Bibliothèque latine-française » de Panckoucke.
Si M. .Lud. Lalanne eût voulu être exact, il eût dft dire que les deux lettres supposées de Rutilius Nnmatianus sont imprimées dans le tome I*' de « l'Histoire des rues de Metz depuis dix-huit siècles •. M. Bégin, en faisant intervenir ce poêle latin dans son livre, n'a voulu tromper personne : il n'a que fait ce qu'avait fait avant lui l'abbé Parthélemy pour son Voyage en Grèce, dans lequel Anacharsis n est qu'un mythe.
RUTLIGE (le chev.), auteur douteux [L.-Sébas. Mercier].
Les Comédiens, ou le Foyer, comédie en un acte et en prose, attribuée à l'auteur du u Bureau a esprit » (le chevalier Rutlige, ou plutôt Mercier), représentée par les comédiens de la ville de Paris, au théâtre du Temple, le 5 janvier 2440. Paris, de rimpr. des successeurs de la F" Duchesne, u.M.ccccxL, in-8.
RUTOFLE DE LODE, ps, [le chev. baronnet Jean«-Jacques RutlidgeI.
L'Astuce dévoilée, ou TOrigine des maux de la France, perdue par les manœuvres du ministre Necker, avec des notes et anecdotes sur son administration. Paris, march de nouv., 1790, in-8, avec le portr. de Necker.
RUV-RLAS(2) (Eugène), de la Lice chansonnière, pseudon, [Eugène Lbbbau].
L Chansons de — . Paris, de Vimpr. de Juteau, i84i, in-i2, 12 pag.
(i) Un certain M. E. Bégin, de Metz I La phrase est peu polie à rencontre d'un homme connu par d'excdlentes publications scieniiflques, historiques et biographiques. (Voy. la « Littérature française contempor. », t. !•', p. 840-42).
(S) c Ruy-Blas «, comme chacun le sait, est le litre et le personnage principal d'an drame de M. Victor 1 Hugo.