‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 382 sur 898 · XXXIX. Le Chemin des Ecoliers · texte numérisé non relu

XXXIX. Le Chemin des Ecoliers

Paris. 1862, in-8 ; 1863, in-18.

U. Xay. Boniface est auteur de plus de pièces de théfttre que nous n'en avons cité dans l'énumération qui précède ; le surplus sera indiqué au nom de Xavicb, sous lequel il a souvent caché sa collaboration.

Outre les ouvrages que nous venons de ci ter ^ U. Xav. Boniboe a eu part ft c la Pervenche. Livre des Salons ji (1848). U écrit depuis longtemps dans « le Constitutionnel >.

-{-Il a collaboré an « Constitutionnel », au c Journal pour Tous *, an « Musée des Familles », i la > Revue contemporaine ».

+ Voir aussi la i Littér. franc, contemp., tom. V, p. 894-297.

SAINVAL l'aînée, nom de théâtre [M"« Marie-Blanche Alziabi, une des illustrations de la scène française, à Tépoque où elle en comptait tant ; morte à Draguignan , en 1836].

SAINVAL cadette (M'*"), nom de théâtre

S M"" Alziari, sœur cadette de la précélente].

Lettre de — à la Comédie-Française, du 14 janvier 1784 (et lettre de M"* Vestris à laComédie-Française, en réponse à celle de

T. III

W^ Sainval]. 5. n. de ville ni cfimpr. (1784), in-8.

SAINVILLE (Eugène), ps. [Hippolyte Vallée, ancien libraire, beau-frère de son confrère Vimont].

L Les Chevaliers d'industrie, roman de mœurs. Paris. Lachapelle, 1831, 4 vol.

in-12.

. n. Le Préteur sur gages. Paris, Lâchapelle. 1833, 5 vol. in-12.

H- SALDAIGNE (M- de) [db Vicnacouht].

Voy. D. V***, 1, 1195, b.

SALENT (Louis), ps. [Aymar DesclosiÈRES, et quelquefois Louis Enault, avovat à Caen].

V. Aymar Desclosières, fils d'un sous-préfet de Lisleux destitué en 1S48, et lui-même employé à la préfecture de Caen, signait d'abord ses articles dans le joarnal ultra-légitimiste de Caen, c l'Intérêt public », Guton de Norris, sa position orléaniste l'empêchant de signer autrement que sous un pseudonyme. Depuis la loi Tinguy, il a emprunté fréquemment le nom du garçon de bureau de c l'Intérêt public », Louis Salent. 11. Louis Énanlt a parfois usé du même stratagème. An reste, Louis Salent, qui est un garçon d'une certaine aptitude littéraire et qui n'a pas encore atteint l'âge de Tingt ans, a plus d'une fois rédigé dans son Journal les nouvelles de la localité et bit les coupures dans les Journaux de Paris et dans les correspondances.

Depuis le mois de Juillet 1851. le parquet de Caen a, par un avis officieux, fait cesser les petites fraudes de MM. Aymar Desclosières et Louis ânault.

+ S. A. LE P. DE L. [le prince db Ligne].

Voy. L. (le prince de), H, 469 e, et ajoutez : S. A. en tôte de la parenthèse.

SALES (J. de)fps. [Isoard, connu sous le nom de Dbuslb db Salbs].

Pour la liste de ses ouvrages, voy. notre « France littéraire », à Dblislb db Salbs.

SALIGNY (le sieur de), ps. [Nicolas Fontaine].

I. Conférences de Cassien» traduites en françois. Paris, Ch. Savreux, i6&S, 2 vol. in.8.

II. Les Institutions de Cassien, traduites en françois. Paris, Ch. Savreux. 1667, in-8.

SALLE, aut.supp. [Hubert, commissaire au Châtelet].

Traité des fonctions, droits et privilèges des commissaires au Châtelet de Paris. Paris. 1759, 2 vol. in-4.

Cette collection est due au xèle do Hubert, commissaire au Ch&telet. Le fait se trouve consigné dans ■ l'Eloge de Hubert », par Chenu. Voy. « Lettres sur la profession d'avocat >, par Camus, in-13, tom. II, n» 1099. A. A. B-r.

579 SALLUSTIUS PHARAMUNDUS

SALVOLINI

SALLUSTIUS PHARAMUNDUS Helvetus, ps. [Melchior Goldastus].

Carolus Allobrox, seu de superventu Allobrogum in urbem Genevam historia.

1603, in-4.

SALOCINI, de Venise, ps. [Nie. Ve-

-h Voy. F. P. D. E. M., n, 72 h; J. R. J. D.. n. 4S9 a, et anssi aux Anonymes, c Tableau de l'Amour ».

+ SALOMON, aut. supp.

Divers ouvrages apociyphes ont vu le jour sous le nom de ce roi célèbre d'Israël. Voir le « Dictionnaire des Apocryphes », publié par M. l'abbé Migne, t. IL

+ SALOMON [Rivarol].

Ce liUératenr a publié soos ce pfeodonyme les cinq derniers naméios da « Joamal politique national > entrepris par l'abbé Sabatier de Castres, et dont il a pam 24 numéros. Ce jonmal a été réimprimé sons le titre de • Tableau bistoriqae et politique des trayaux de TAsiemblée nationale ». Paris, 1797, in-8.

+ SALOMON DE TULCIE [Biaise Pascal].

C'est un anagramme resté longtemps un mystère, et qui se trouve dans les c Pensées », du nom de Louis de Montalte , et par conséquent il désigne l'auteur même des c Provinciales». M. F. Cbavanne a le premier deviné cette énigme en 1854. Voir la 2« édition des € Pensées » publiée par M. Havet, 1866. p. 101 .

SALVADOR, aut. dég. [Salvador-Tuf- FET, auteur dramatique, actuellement régisseur du théâtre de l'Odéon].

I. Avec M. A. Ferré : Baron le comédien, anecdote-vaudeville en un acte. Re- Çrésentée'sur le théâtre de la Gai té, le octobre 1837. Paris, Marchand, 1837, in-8, 16 pag.

U. Avec M. Abel : le Vieux Paillasse, vaudeville en un acte. Représenté sur le théâtre de l' Ambigu-Comique, le 10 mars 1838. ParU, Michaud, 1838, in-8. 16 pag.

m. Avec feu Dessarsin : Ozakoi le conspirateur, vaudeville en 2 actes. ^Théâtre des Folies-Dramatiques, le 3 avril 1841.) Paris, Gallet, 1841, in-8, 10 pag.

Faisant partie de ■ Paris dramatique ».

IV. Avec M. Commerson : Une bonne fille, comédie-vaudeville en 1 acte. (Théâtre de la Porte-Saint-Martin, 11 novembre 1849). Paris, Marchant, 1849, in-8, 12 p.

Faisant psrtie du « Magasin théâtral ».

V. Le Boulevard du Temple et ses célébrités depuis soixante ans. Paru, 1857, in-8.

M- VI. Charles Debureau — . Paris, imp. de Walder (1836). gr. in-8.

-|- M. Salvador-Tuffet a donné, seul on. en société.

plusieurs antres pièces : c le Vampire de la rae Chariot»; « le Postillon de Saint-Valery», tpéta-comique en deux actes ; ■ Georgina la Gherrière », pièce fantastique en deux actes ; < Adjoint au Maire » ; c le Retour au chAlet » ; c l'Ermitage de Ghoisy » ; c un Vol » ; «Magistrat et Somnambule» ; «les Parisiens»; « une Journée de Charles H » ; « C'est la Comète ». n a écrit de nombreux articles dans divers Journaux et Recueils. U a été rédacteur en chef de « 1* Association dramatique», et le fondateur de cl' Aigus des Théfttres».

SALVAGE (M- de), ps. [Alexis ErmeryI.

I. Les Folies amusantes, petit album récréatif; illustré p^r Victor Adam, texte

?ar — . Paris jM^ Désirée Eymery. Aubert, 840, in-16 orné de 16 lithographies.

U. La Récréation des enfants, illustrée

par Lasalle, texte par — . Paris, Aubert, if^ Dés. Ewnery, 1841, in-8.

m. La Fille du soldat aveugle. Deux.

édit. Paris et LimogeSy 1845, in-12, avec une gravure.

IV. Alphabet du moyen -âge. Partes Fayé, 1843, in-16 orné de 13 vignettes.

V. Les Aventures surprenantes du célèbre Grand-Gosier et de Mimi-Chéri, son fîls unique, surnommé la Grosse-Tôte.

Part*. Fayé, 1847, in-16, orné de 12 vignettes.

VI. Les Petits Entêtés. Paris, Payé, 1819, in-16, 32 p., 6 lithogr.

Faisant partie de la c Bibliothèque de FEnfiince ».

VII. Les Burlesques, ou le Mauvais genre. Paris, Payé, 1850, in-16, 48 pages, 6 lithogr.

Faisant partie de la même c BlbUoUièqiie ».

SALVERTE (de), nom ahrév. [Busèbe Baconnièrb de Salvertb].

Pour la liste de ses ouvrages, voy. notre <K France littéraire », à Sàlvertb.

SALVIATI, ps. [Henri Bbtlb, auteur d'articles dans Fun de nos recueils littér.].

SALVOUNr (François-Pellegrin-Joseph- Gaspard), voleur littéraire, né à Faënza (États romains), le 10 avril 1810, mort à Paris en 1838.

L Des Principales expressions qui servent à la notation des dates sur les monuments de l'ancienne Egypte, d'après l'inscription de Rosette. Lettres à M. l'abbé Costanzo Gazzera. Première lettre* Paris, Dondeu'Dupré, 1833, in-^, 40 pages, avec une planche. — Deuxième lettre. Pdris, le même, 1833, in-i8, 66 p. , plus un errata pour la première lettre et une planche.

II. Campagne de Rhamsès le Grand (Sésostris) contre les Schèta et leurs alliés, manuscrit hiératique égyptien, appartenant à M. Sallier, a Aix en Provence; Nd-

SÂLYOLINI

SALVOLINI

tice sur oe manuscrit. Paris^ V^ Dondey- Dupré, 183S, in-8, 132 p., avec 2 pi.

lu. Spécimen de quelques corrections à l'édition de différents textes hiéroglyphiques qui ont paru dans la première livraison de Touvrage : les Monuments de l'Egypte et de la Nubie, d'après les dessins exécutés sur les lieux sous la direction de Champollion le jeune, etc., publiés sous les auspibes de MM. Guizot et Thiers, mi^ nistres de l'instruction publique et de l'intérieur, Paris, impr. et libr, de F, Didot fréresy 1835, proposées par François Sal- Toiini. Paris, Dondey-Dupré, 1835, in-4, 16 p., avec une planche.

IV. Traduction et Analyse grammaticale des inscriptions sculptées sur l'obélisque égyptien de Paris, suivie d'une Notice relative a la lecture des noms des rois qui y sont mentionnés. Paris, de l'itnpr, de ït^ veuve Dondey • Duvré , 1837 , in-4, 148 pages, avec 4 plancnes.

Tiré à 350 exempi.

Noiu avons traité Salvolini de volear littéraire. Ce jngement ae troave ainsi fonnnlé dans l'écrit intitulé : t Notice snr les mannscrita de Cbampoliion le jenne, perdus en l'année 1832, et retrouvés en 1840 ; » par M. Cbampoliion -Figeae. Paris, typogr, de F, Didot, ■ira 1848» in-8 de 47 pages, avec an fac-êimile. Noos emprantOÉB à M. Ach. Jubinal l'analyse de .cette notice qu'il a donnée à ■ la Revae dnHidi », MorUpaiier, 1843, t. II. p. 69 et suiv. :

ff Dans ce mémoire, on dévoile, avec des détails les pins circonstanciés et les plus curieux, un plagiat monstre qui s'est continué sous nos yeux pendant plusieurs années, — un vol scientifique efftonté, devant lequel lîrémirait et p&lirait Tbomassius lui-même, l'auteur du fameux traité « De plagiario litterario *, Imprimé i Hall en 1700, avec une liste de cent plagiaires les plus célèbres. C'est, en effet, quelque chose d'inouï, que cette déprédation littéraire qui aurait duré toute une vie, si la mort ne s'était diar{|(é6 de l'anèter. Nous prions nos lecteurs d'en lire avec attention le récit abrégé; ils y trouveront diverses circonstances qui les intéresseront. — Voici les Ikits :

t En 1831, un Jeune bomme, nommé Salvolini, était adressé d'Italie, avec des lettres de recommandation écrites par plusieurs personnes honorables, i U. Champollion le jeune. Il venait en France (pensionné par son souverain, et destiné, disait^on» à prendre plus tard la direction du musée royal égyptien, à Turin), pour étudier la langue et les monuments de l'antique Egypte. Cbampoliion le jeune était d'un abord très ibcile, d'un caractère communicatif. U aimait à répandre ses idées, à inculquer aux autres les connaissances f qu'il avait acquises. Le motif, d'ailleurs, qui amenait en France le malheureux dont nous avons k parler, les noms honorables qui le patronaient, tout laisait à notre savant compatriote une loi de le bien accueillir : il n'y manqua pas» et bientôt Salvolini, reçu dans sa maison, Ait admis par lui* dans l'inUmilé de son cabinet.

c Cependant GbampoUion mourut. Son frère, en Inèttant en ordre ses papiers» afin d'en dresser, dit le llémoire, un état qui put servir de base i la proposition laite par le Gouvernement de les acquérir dans rinttrèt de la acie&ce (proposition réalisée par une loi

spéciale, en date du 94 avril 1833), ne tarda pas à s'apercevoir qu'il manquait un assez grand nombre de manuscrits, parmi lesquels qaelques-uns des plus impor^ lants. n s'informa du sort de ces travaux auprès des amis de son frère ; ce fat en vain. Aucun d'eux ne les possédait.... /!« avaient disparu t

« Néanmoins Champollion ne les avait pas détruits ; cela était évident. Les avait-il prèles à queique emprunteur oublieux, confiés à quelque dépositaire infidèle? (^uel était, en tout cas, ce dépositaire ou cet emprunteur? C'est ce qu'on était menacé d'ignorer longtemps, sinon toujours, lorsqu'une circonstance particulière vint donner une direction aux soupçons de M. Champollion l'atné. En effet, peu de mois après la mort de Champollion le jeune, notre Italien, qui n'avait jamais publié aucun travail, annonça, comme très-prochaine, l'apparition d'un ouvrage en trois volumes in-4, sous le titre ff d'Analyse grammaticale des différents textes égyptiens *,elc.

• A l'aspect de ce prospectus, ditTauteur du Mémoire auquel nous empruntons ces faits, je me sentis accablé par une subite et pénible révélation. Je vis, dès ce moment, les manuscrits de mon frère dans des mains,

non plus oublieuses, mais criminelles et résolues

J'exposai méthodiquement i cet homme qu'il était placé, par l'annonce d'un semblable ouvrage, dans une position singulière, etc.

ff Salvolini fit semblant de ne pas comprendre ; et cependant, parmi les textes dont il annonçait l'analyse et l'interprétation, se trouvait l'inscription de Rosette, sur laquelle Champollion avait lu, en 1889, à l'Institut, un Mémoire fort étendu, lequel avait disparu de son cabinet pendant sa dernière maladie, et qui plut tard te retrouvera en entier, écrit de la main de Champollion, dans les papiers de Salvolini.

t En 1838, ce dernier monruL Ses manuscrits, qu'il avait mis en gage, restèrent pendant environ deux ans entre les mains de ses créanciers ; mais le bruit qu'ils avaient été envoyés au delà des Alpes empêcha U Camille Champollion de se livrer à des recherches et k des démarches. En 1848, un artiste italien, M. Verardi; fbt chargé par la famille du défunt de régler ses affaires i Paris. M. Verardi pria M. Lenormant, conservateur de la Bibliothèque royale, de venir examiner les papiers de Salvolini, auxquels on attribuait une certaine valeur. A peine M. Lenormant eut-il ouvert quelques carions, qu'il reconnut récriture de Champollion le jeune, et découvrit un nombre vraiment prodigieux de manuscrits autographes dus à la plume de son illustra maître. Parmi cet manutcritt, qui formaient à eux tous une motte de plut de toixante livret pétant, et que, durant la maladie de Cbampoliion, Salvolini avait emportés page à page, il y en avait un qui, à lui seul, se composait de deux cent ^iuatre-vin§t feuillets in-4.

« Or, la plupart de ces manuscrits ont été, de 1883 i 1838, publiés par Salvolini, tous ton nom, comme étant de lui, tandis qu'il n'avait eu, le malheureux, qu'à les voler et à les copier, pour devenir un des plus savants hommes de son siècle I...

ff Mais ce qu'il y a de plus curieux, c'est l'hypocrisie avec laquelle il procédait dans son brigandage scientifique, et contrefaisait l'honnête homme, tout en dévalisant un mort. En effet, en 1833, dans la séanet solennelle de l'Académie des inscriptions et bellealettres, M. Sihestre de Sacy, en lisant sa remarquabio Notice sur la vie et les ouvrages de Champollion I« jeune, signalait l'enlèvement du Mémoire de l'illustre 1 savant qui contenait « l'Analyse grammaticale de

SÂM

SANCTO AMORB

rinscripUon de RoieUej»;il foisail également comuitra, en la regrettant, la disparition du Mémoire la à l'Institnt en 1831, par Ghampollion, et qui traite de la « Notion graphique des divisions civiles du temps chez les Egyptiens *. Il finissait en adjurant les dépositaires de ces écrits de les rendre & TAcadémie, à la science, à la famille de Ghampollion, dont la mémoire ne devait pas Mre victime de ses sentiments nobles et généreux. Vent-on savoir comment Salvolini répondait i cette prière ? Pareil à ce nègre, héros d'un roman moderne, qui, tout en faisant périr son maître lentement dans le plus horrible supplice, sollicite et obtient de l'Académie le prix Montyon. pour ta hont toiiu ht ton inimitable dévouement, il imprimait dans un de ses ouvrages, en pariant d'un mémoire de Ghampollion : «Mais n'est-ce pu assez que la mort ait mis un terme à tant d'utiles travaux ? Le destin nous a ravi, k to^jours peut-être, ce dernier ouvrage qu'il croyait avoir légué &la science. Ghampollion prononça, quelques jours avant sa mort, le nom d'un individu auquel, toujours d'accord avec son bon caractère, il n'avait pas su refuser son manuscrit. Ce nom, peu connu des amis qui entouraient son lit, fut oublié pendant la terrible catastrophe qui, peu de jours après, termina nne vie si précieuse, et c'est ainsi que, par une action qu'il n'eit pat permit de qualifier ^ la science reste jusqu'ici privée de ce chef-d'œuvre ».

« Et le malheureux qui écrivait ces mots était le détenteur du manuscrit I Et il avait imprimé et imprimait sous son nom les ouvrages de Ghampollion I... On frémit en présence d'un pareil trait et l'on est tenté de s'écrier : « Vous avez raison. Monsieur, de ne pas oser qualifier nne pareille action. Car tout mort que vous êtes, si nous voulions la caractériser, nous serions obligés de dire que c'est une infamie, un yoI de la plus lâche espèce t....»

f Mats que penser, quand on songe que cet homme trouvait, en France, plus d'encouragements et de protections qu'un Français; qu'il s'y faisait honorer, quoique .jeune, plus qu'aucun de nos vieux et vénérables savants; qu'enfin, on le portait, à Paris, comme remplaçant de Ghampollion au collège de France, et qu'on se proposait, dès qu'il e&t été naturalisé français, dti lui ouvrir les portes de l'Institut. — Certes, en fait de lumières comme en fait de douanes, nous rejetons le système prohibitif. A Dieu ne plaise que nous repoussions la science sous prétexte de frontières. De quelque côté qu'elle vienne, nous l'aeceptODS. Mais, après tout, pas de préférence ; soyons anssi de notre pays. Aimons un pen moins, s'il est possible, les Espagnols, les Polonais, les Italiens, et encourageons un pen plus nos compatriotes ; en un mot, défions-nous de tons ces étrangers qui s'abattent sur notre patrie comme des chiens à la curée, comme des corbeaux sur un cadavre. Ge sera le moyen, peut-être, d'éviter quelques déceptions colossales dans le genre de celle que nous venons de raconter, et d'empêcher dans la science, dans les lettres, et surtout dans les emplois bien rétribués, ces invasions périodiques de mendiants, humbles d'abord, ingrats et arrogants ensuite, qui nous arrivent depuis dix ans de tons les coins de l'Europe».

« Telle est la morale de notre histoire ; elle n'est, i coup sftr, pas pins mauvaise qu'une antre, et nous souhaitons que chacoB en bsse son profit

+ SAM [Henri-Samuel BbrtiioudJ.

Des articles dans des publications périodiques.

+ SANCHONIÂTON, auUur tupp.

Il s'est conservé quelques fragments de ce Phénideo, le pins ancien écrivain après Moïse dont il reste des débris.

n y a une trentaine d'années, on vit paraître à Hanovre une traduction allemande d'une histoire phénicienne, partagée en neuf livres etattribuée i Sanchoniaton. On annonçait que le mannscrit grec avait été découvert par un certain colonel Pereiro dans le couvent de Santa Maria de Morintia en Portugal. En 1837, M. F. Wagenfeld mit an jour & Brème, in-8, 205 pages, cette version grecque annoncée comme l'œuvre de Philon de Byblos. en y joignant une traduction la- Une. La préface n'est que de 2 pages, et il n'y a aucune note. Un émdit français, M. Philippe Lebas, fit passer cette production dans notre langue ; il en avait fait l'objet d'an article inséré dans la « Revue des Denx Mondes, > 1» septembre 1836. Aujourd'hui la supposition est universellement reconnue; on l'attribue an grec Simonidès, qui s'est fait connaître d'une manière Acheuse par quelques supercheries de ce genre. (Voir d'ailleurs le «Journal de l'instruction publique», 25 mai 1850). Quant à l'authenticité des fragments de Sanchoniaton contenus dans le premier livre d'Eosèbe, elle a été l'objet d'un mémoire de M. Ségnier lu à l'Académie des Inscriptions. (Voir le Jonmal « l'Institut», 1835, pag. 34.)

Consulter aussi Creuser, « Religions de l'antiqnité », tom. H, 2* section, p. 842; un article signé J. M. dans le «Dictionnaire des Sciences philosophiques», tom. VI, p. 480; la dissertation de M. Albert Matter: «De la Cosmogonie de Sanchoniaton», 1849, in-8; un article de M. Gnigniant, dans la « Rewe de philologie » 1847, p. 485 ; un antre de M. Ernest Renan dans la « Nouvelle Biographie générale »,tom. XLVIl, col. 264-268.

SANCTA CRUCE (Alypius à), docteur théologien, t». [Joh. HamonI.

Apologia Lud. Gellotii, tribus libris com* prebensa ad ipsummet Cellotium. Paris, 1648, in-8.

Voy. Morerl. Il y est dit assez clairement que cette Apologie est nne critique. A. A. B— r.

SANCTA FIDE (H. à), ps. [Josias sive Josuas LuRKUs].

Hieronymi à S. Fide Hebrseomastix. vindex impietatis ac perfidise Judaicœ liber, quo deteguntur, ac firinissimisar&[umentis refutantur énormes et nefarii Juaseorum, eorumque Talmud errores, atque superstitiones. Adjecta est ad calcem Nicoiai de Lyra probatio adventûs Christi per scripturas a Judaeis receptas. Francofurti, iwi^ in4, et in «Biblioth. Patrum Lugdunens. », 1,26.

GaUl. Bibl. Casanat., t. IV, p. 109. A. A. B—r.

SANCTA FIDE (H. à), ps. [Rich. Simon].

Voy. Le Camus.

SANCTO AMORE (Liberius de), pseud, [Joan. Clericus].

Liberii de S. Amore epistolae theolo-

SÂNCT0-6RE60RI0

SÂND

gicae in quibus varii scholasticorum errores castigantur. Irenopoli, 1679, in-8.

SANCTO-GREGORIO (Honoratus à), ps.

[Job. NiCÛLAlJ.

In Catenam auream S. Thomae ac P.

Nicolaï editionem novam apologetica praefatio. PariHiê, 1668, in-ll

SANCY (le sieur de), ps. [Théodore- Agrippa d'âubignéI.

Confession catholique de — . Amster^ dam, 1595,in-lâ.

Réimprimé avec les notes de Le Dochat et de Godefroy, dans le t. IV da c Jonrnal de Henri m * . Parit, 1744. in-8. A. A. B— r.

-h Violente satire écrite par d'Anbigné sous le coup de l'émotion qu'il ressentit de l'abjuration de Henri IV. Voir le c Grand Dictionnaire universel n de M. Pierre Larousse, t. IV. p 901. Nicolas de Sancy. né en 1546, mourut en 1629; cet homme d'État, plus habile que scrupuleux, d'abord protestant, embrassa le catholicisme, le quitta et y revint en 1597.

SÂND (Charles-Louis], aut, supp»

Mémoires de — , avec le Récit des circonstances qui ont accompagné l'assassinat d'Auguste Kotzebue, et une Justification des Universités d'Allemagne ; trad- de Tangl. (parMoreau de Commercy, père du vaudevilliste). Paru, Rosa, 1819, in-8, avec portr.

4- Cet étudiant ftat exécuté à Manheim, Agé de vingtcinq ans ; il avait assassiné Kolxebue le 23 mai 1819. Voir aussi les ouvrages cités dans la c Nouvelle Biographie générale », t. T^XM, col. 272.

SAND (J.), aut. dég. [Jules Sandeau].

(Avec M"* Dudevant) : Rose et Blanche, ou la Comédienne et la Religieuse. Paris, Renault, Lecointe et Pougin, etc., 1831, 5 vol. in-12. — Nouv. édition entièrement revue et corrigée. Paris, Dupuy. Tenré, 1833, 2 vol. in-8.

Ce roman ne porte que le nom de J. Sand.

SAND (George), nom littéraire [Aurore Amandine Dcpin, dame Dudevant, fille du fermier-général Dupin, et petite-fille du maréchal de Saxe (1) ; née le 18 juillet

(1) Telle est l'opinion commune ; mais un parent de Un* Dudevant, M. Brault, a publié, après la Révolution de février, une f Biographie de George Sand ». que nous avons sons les yeux, dans laquelle l'auteur établit ainsi qu'il suit une tout autre généalogie de cette dame illustre et fameuse tout k la fois.

c La grand'mère de George Sand est née du maréchal de Saxe et d'une actrice.

c Madame Dupin, née de Saxe, apprenant le mariage de son fils, voulut y mettre opposition ; le magistrat lui montra l'acte de son consentement ; elle allait dire : n est faux ; mais elle compromettait son fils, qui l'avait fklt I elle se retira et dit : Mon fils fait un mariage de boue.

« George Laborde, fille de M. Dupin et de Sophie Laborde, est née à Paris; elle épousa M. Dudevant,

1798 (1)1 ; l'un des écrivains les plus dii tingués du XIX" siècle, mais dont iesopinioi

dis- . 'ittions ont^été plus d'une fois combattues'. Il y a près de vingt ans, alors que M"* Dudevant ne s'était pas encore 'posée comme fanatique prédicateur des dangereuses utopies qui depuis cette époque ont ébranlé la société, M. le baron ae Massias, homme très-respectable, a porté le jugement suivant sur elle dans son « Mouvement des idées dans les quatre derniers siècles, ou Coups de pinceaux historiques». (Paris, 1837, in-8), p. 40 : « George Sand.

Honte et gloire de son sexe qu'elle a répudié I Elle mine les bases de la Société en attaquant la sainteté du mariage. Mettez dans cet article les noms de Se vigne, Idaintenon, La Fayette, vous aurez les deux pôles de la civilisation » (2).

Page 1