LXXI. A Monsieur de Lamartine
Impr. dans la «Revne indépendante», t n, p. 849-57 (1848).
LXXn. M. de Lamartine utopiste.
Impr. dans la « Revne indépendante », décembre 1841, p. 493-509.
LXXIIL Lettres au Peuple. Première lettre. Hier et Aujourd'hui. Paris, 7 mars 1848. Paris, Hetxel, 1848, in-8, 8 pag. - Deuxième lettre. Aujourd'hui et Cemain.
Paris, le même, 1848, in-8, 8 pâg.
Ces deux pamphlete ont éte annoncés eomma se vendant an profit des ouvriers sans ouvrage ; mais Ton sait ce qu'étalent, en mars 1848, les owrUn êttns ouvrage.
LXXIV. La Cause du Peuple, n"* 1 (et unique). Paris, Lechevalier, Paulin, 9 avril 1848. in-8.
George ' Sand reproduisit dans ce premier numéro ces deux * Lettres an Peuple ». dé^k criées par les rues, éloquentes et lâches flagorneries au souverain du Jour : c le Trai peuptol le penpte en Moosel..,* n
SAND
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LXXV. République et Royauté en Italie, par J. Mazzini. Traduction et préface Sar George Sand. Aperçus historiques et ocuments relatifs a l'insurrection de la Lombardie et à la guerre royale de 1848. Paris, rue de Richelieu, no 102, 1850, iD-18.
Œuvres.
LXXVI. Œuvres complètes (Première édition.] Paris, Bonnaire, Lecointeet Pou^ gifiy Magerij 1836-40, 24 vol. in-8, avec le portrait de Tauteur gravé sur acier par Calamatta.
Composition de cette édUion : Tomes I et n» c Indiant » ; — m et lY. « Yalentine * ; — V i VU. «Lélia », S* édit. ; -^ vm. « le Secrétaire intime » ; — K, fl André » ; — X, «la Marquise * , « I^tinia », cMetella» et fMattea*;— XI et XH, f Jacqnei»;
— Xin, « Leone Leoni » ; — XIV, c Simon » ; - XV et XVI, c Uttres d'un Voyagenr»; — XVU et XVm, ff Manj|»rat *. f édit. ; — XDC et XX, i Contes Vénitiens » ; — XXI, < UUscoque > ; — XXn, c Spiridion > ; — XXm, « lea Sept Cordes de la J^yre » ;
— XXIV. «Gabriel».
LXXVn. CEuvres. Nouvelle édition, revue par Fauteur et accompagnée de morceaux inédits. Part», Perrotin, 1812-44, 16 vol. in-12, format anglais ;— ou Paris, Gamier frères, 1848, et ann, suiv,, 16 vol. in-12, format anglais.
Cette MQTelle édition est ainsi composée: I» «Indiana » ; ^ n, « Jacques » ; — m, « Valentine » ; — IV, « Leone Leoni », « le Secrétaire intime » ; — V, V André », c la llarqnise » , c Lavinia » . « Metella » et t Mattea » ; — VI et Vn, c Lélia». c Spiridion » ; — vm, c la Dernière Aldini », c les Maîtres Mosaïstes » : ~ K, c Lettres d'nn Voyageur» ; — X, «Simon », « rUscoqoe » ; — XI, « Manprat » ; — XII, « le Compagnon dn tour de France » ; — Xm, c Pauline », « les Mi^orcains » ; — XIV, « les Sept Cordes de la Lyre », f Gabriel » ; — XV, i Mélanges » (contenant : i* c Aldo le Rimear > ; S» c Lettre k M. Lerminier. sur son examen critione » du « Livre du Peuple » ; 3» t Sur la dernière publication de M. F. La Mennais» (Amschaspands et Darrands) ; 4* « le Poème de Mirza » (impr. d'abord dans la < Reme des Deux-Mondes », D« dn l*r auurs 4835); 5» «une Visite aux Catacombes » : 6« c Quelques Réflexions sur Jean-Jacques Rousseau». « Fragment d'une réponse à un fragment de lettre »:!<>< Lettres à Marde » (au nombre de six) ; 8* «les Mississipiens», proteibe en deux actes et un prologoe en prose : — XVI. r Horace ».
n fiut alonter à cette dernière édiUon pour la compléter, ce qai la porte à 24 vol. ;
1« «la Comtesse de Rudolsladt». Paris, CAurpentier, 1844, S vol. in-19, format anglais ;
i« cConsnelo». Paris, le mime, 1844, 4 vol. iB-lS ;
3» c François le Cbaropi ». Paris, V. teeou, 1850, 1 vol.;
40 c U Petite Fadette. Paris, Michel Uvy ftères, 1850, 1 ToI.
En tète de celte édition (M"» Dndevant a placé la préfeoe ninnte;
c II se passe depuis dix ans, snr nn tout petit coin de la scène littéraire, un phénomène étrange, i propos de mes romans. Ce ne serait guère la peine d'en parler, si, à cet exemple pris entre mille, ne se rapportaient pas tons les antres cas de m^me nature. Voici m fait, à moi personnel au premier abord, et auquel fe rattachent pourtant de grandes questions sociales.
f Depuis dix ans, dans une série de romans que Je n'^ai pas pour cela la prétention de croire très-impor» tants ni très-profonds, j'ai adressé aux hommes de mon temps nna suite d'interrogations très-sincères, aoxqielles la critique n'a encore rien trouvé à répondre, sinon que J'étais bien indiscret de vouloir m'enquérir auprès d'elle de la vérité. J'ai demandé, avec beaucoup de réserve et de soumission an début, dans deux romans, intitulés : • Indiana » et « Valentine », quelle était la moralité du mariage, tel qu'on le contracte et tel qu'on le considère aujourd'hui. 11 me fût par deux fois répondu que j'étais un questionneur dangereux, partant un romancier immoral.
< Cette insistance à éluder la question, à la manière des catholiques, en condamnant l'esprit d'examen, m'étonna un peu de la part de Journalistes, chei lesquels Je cherchais vainement la trace d'une religion et d'une croyance quelconque. Cela me fit penser que l'ignoranoa de la critique n'était pas seulement relative aux qnes« tions sociales, mais encore aux questions humaines ; et Je me permis de lui demander, dans un roman intitulé c Lélia », comment elle entendait et comment elle ex* pliqnait l'amour.
c Cette nouvelle demande mit la critique dans une véritable fbreur. Jamais roman n'avait déchaîné de tels anathèmes, ni soulevé d'aussi foroucbes indignations. J'étais un esprit pervers; un caractère odieux, une plume obscène, pour avoir esquissé le fluitâme d'une femme qui cherche en vain l'amour dans le cœur des hommes de notre temps, et qui se retire au désert pour j rêver Tamour dont brûla sainte Thérèse. Cependant, Je ne demeurai pas convaincu que les Pères de l'Eglise, dont J'avais à celte époque la tète remplie, m'eussent inspiré la pensée d'un livre abominable.
« Je fis un nouveau roman, que j'intitulai c Jacques » . et daus lequel, prenant nn homme pour type principal. Je demandai encore, et cette fois au nom de l'IIomme, comme Je l'avais fait Jusqu'alors au nom de la Femme, quel était l'idéal de l'amour dans le mariage. Cette fois, ce fut pis encore. J'étais l'ennemi dn mariage, l'apologiste de la licence, le contempteur de la fidélité, le corrupteur de toutes les femmes, le fléau de tous les maris.
« Plus lard, dans un roman appelé c Spiridion »» Je demandai i mon siècle quelle était sa religion. On m'observa que cette p/lfoccnpation de mon cerveau tnanfttoit d'actualité. Les critiques qui m'avaient tant reproché de n'avoir ni foi ni loi, de n'être qu'un artiste, c'est^è-dire, dans leurs idées d'alors, un brouillon et un alhée. m'adressèrent de doctes et paternels reproches sur ma prétention à une croyance, et m'accusèrent de vouloir me donner des airs de philosophe. Restes artiste, me disait-on alors de toutes parts, comme Voltaire disait i son perruquier : Fais des perruques.
c Plus tard encore, dans un roman intitulé : f Le Compagnon du tour de France », Je demandai ce qne c'était qne le droit social et le droit humain ; quelle Justice était praticable de nos jours, et comment il fallait s'y prendre pour persuader aux prolétaires que l'inégalité des droits et des moyens de développement était le dernier mot de la forme sociale et de la sagesse dea lois. Il me fut répondu que J'en Tonlait Hop savoir» que J'étais le eonrtisan de la populace, le séide de fal««
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sonoeun très-scélérats qae Ujostiœde tons les siècles et l'Intérêt de tons les gonTenements avaient envoyés à la potence.
ff îloni d'anssi bons renseignements, éclairé, comme l'on voit, iMr des docteurs de la presse, atteint et convaincu dn délit de cnriosité, j'avone que ces doetèars m'ont, dn moins, appris nne chose : c'est qae la critiqve des jonmau n'a pas le premier mdt des énigmes sociales dont je Ini al ingénameat demandé la solntion. C'est ponrqooi Je eontlnnerai k questionner mes oontemporains. n'acceptant pas du tout ce raisonnement de conservateurs, qu'on ne doit pat tignaler le malt à moka qu'on n'en ait trotwé le remède. Si les questions sont des crimes, il y a un moyen de les foire cesser: c'est d'y répondre; et je demande aux gens que ma cnriosité scandalise de me mettre nne bonne fois l'esprit en repos en me prouvant que tout est clair et que tout va bien. Hais jusqu'ici, hélas I Ils ne m'ont Mt d'antre réponse que celle de la chanson dn roi Dago* hert, ce grand politique des temps passés, s'il tut en croire la légvide:
Apprends, lui dit le roi.
Que je n'aime pu les pourquoi
« Loin de moi l'intention de me présenter ici comme la victime des opinions et des préjugés, afin de repousser les critiques littéraires dont mes livres ont été l'objet I En matièrft d'art, j'admettrai volontiers la conpétenee de la critique, n'attribuant pas d'autre mérite i mes ouvrages que la sincérité et l'ardeur d'investigations qui les ont dictée, et ne cherchant pas ailleurs la cause de la popularité qu'ils ont acquise, en dépit de tous leurs débuts et des critiques qu'on en a tUles.
• Car vous cherches tons avec moi, 6 mes contemporains t tous, vous avei besoin de la vérité, public et Juges, lecteurs et critiques. C'est en vain que vous résistez anx voix qui s'élèvent de toutes parts : au fond de vos eonsciences parlent des voix bien plus éloquentes que la mienne; et tel de vous m'a condamné pour la forme, qui, dans son âme, sentait les même douleurs, les mêmes révoltes, les .mêmes besoins que moi. Mais, errants dans les ténèbres du doute, hommes malheureux que nous sommes 1 il nous arrive souvent de prendre aos amis pour des ennemis, et réciproquement. Cela a'empêebera pas ceux de nous qui commencent k distinguer le crépuscule de la nuit, et i aimer l'humanité malgré les erreurs des hommes, de chercher toujours et de tenir fermées dans leurs mains ces mains qui les repoussent et les méconnaissent.
c Vous tons qui m'avez tant de fois traduit au tribunal de l'opinion avec emportement, avec dureté, avec une
sorte de haine personnelle, étrange, inexplicable I
je ne vous traduis point au tribunal de la postérité. Instruite de tous les mystères qui nous épouvantent, elle BOUS poussera tous ensemble dans l'aMme bienfaisant de l'oubli. De nos manifestations diverses, s'il reste nne lUble trace, nos enliints verront bien que tel d'entre nous qui gonrmanda l'égoîsme et l'apathie des antres, les aima puissamment et n'en fut point sérieusement haï. Nos pères furent incertains et malheureux, dirontrils ; mais ils furent trop près de la vérité pour ne point se sentir échauffés désjà d'un rayon de la bonté divine.
Gborob Samo. •
Cette édition ne renferme, à proprement parler,
que les romans de M'a* Dudevant; encore n'y trouve- 1^
on point les onze nouvelles suivantes: « La Prima
donna, Melchior et Mouny-Robin > (Impr. dans l'an-
ienne c Rerae de Paris >) ; « le Dernier Sauvage »
(impr. dans l'Artiste) ; c les Quatre Sœurs » (impr. dans le c Journal des Femmes *); c Cora » (n« IV) ; ff une Vieille Histoire » (n* V) : c le Dieu inconnu » (n* XIU); < l'Orco • (n« XVI) ; ff Voyage d'un Moineau de Paris * (n* XXII) et c Fanchelte * (n«XXIX) ; plusieurs morceaux imprimés dans la c Revue des Deux Mondes *: « Le Prince > (15 oct. 1834). «Lettres d'un Oncle, » première lettre (15 janv. 1835) ; ff Les MorU » (15 juillet 1836); • Contemplation » (l«r déc. 1836). Quant anxéariu cités par nous dans nos sections «^ Mélanges • (n« XLV k LVI), et « Politique », (n^ LXXI à LXXV), on n'en retroove que trois : la Lettre à M. Lerminier, celle sur la demièrt publication de M. F. La Mennais, et Quelques Réflexions sur Jean-Jacques Rousseau.
Cette édition des Œuvres de W^ Dndevant, ainsi qu'on le voit, est loin d'êtn complète, même pour l'époque oh elle a été publiée.
LXXVni. Œuvres, illustrées par Tony Johannot. (Édit. publiée par J. Hetzel.) Paris j Blanchard, marescqy 1851, gr. in-8.
Cette édition doit renfermer fins de 600 vignettes, toutes inédites : elle se publie par livraisons & 80 cent.; complète, ellecoMera de 80 à 85 flr. an plus.
LXXIX. Œuvres. (4* éditon.) Parts, J. Hetzel et Comp., Vict. Luou, 1852 ei ann. suiv., in-12.
De cette édition il ne paraît encore qu'un volume, contenant 1<> la « Mare an Diable (et « les Noces de campagne >, sa suite); 8* < André *; 3<> la « Fauvette du vieux Docteur ».
M"* Dndevant annonçait, en 1848, la publicatloB de ses ff Mémoires > (voyez c miustration », t XV, p. 339), mais les circonstances politiques qui advinrent, et auxquelles elle prit une part active, lui firent ajourner cette publicatimi. On assure que plusieurs volumes étaient déjiè prêts pour l'impression. C'ei^t été une chose avidement reçue et qui aurait pu tromper, en cenais sens, l'attente des lecteurs, si George Sand a écrit, par exemple, ses Mémoires de penseur et non ses Mémoires de femme.
-f-La ff Littérature française contemporaine ». t. V. art. Samd, renferme des indications bibliographiqoei qu'il serait superflu de reproduire ici.