STENDHAL
ne sont pas seulement le Tait des hommes de néant qni cherchent à se donner dn relief; on a le droit d'en accuser aussi les meilleurs gentilshommes, jaloux d'à- Jouter quelque dorure à leur blason. Quoique .M. de Stein ail puisé aux sources officielles, il ne faut pas toujours l'en croire sur parole, et les critiques à cet égard seraient innombrables. Nous nous bornerons à un petit nombre d'observations sur le troisième^ volume.
Page 17. — lieconnaissance et confirmalion du titre de prince de Chimai. Avant le diplôme de 1824, M. de Caraman n'était pas légalement prince de Chinai. On n'a donc pu reconnaître ce qui n'existait pas.
Page 32. — Mère du due de loo%: Marie-Caroline baronne Denu. Effacez le titre de baronne. Cette dame appartenait à la domesticité de la maison de Looz lorsqu'elle en épousa uu des flls.
Page 52. — Auxy. Ne descend pas en ligne directe et légitime de ces illustres d'Atucy qui, sous les ducs de Bourgogne, furent honorés de la Toison d'Or.
Page 10. -^Beau/fort. Issus d'un fils naturel de Golard Payen de Beauffort. chevalier célèbre d'Arras, du temps de Pbllippe-le-Bon, duo de Bourgogne.
Page 117. — Les Scltorel ne descendent que d'un bâtard d'Egnumt.
Page 125. — Le nom de Golach est fort ancien comme la plupart des prénoms,, ce qui ne prouve absolument rien.
Page 171. —La branche des Vander Noot, dont sortait le fameux chef des révolutionnaires brabançons, a été généralement taxée de b&tardise.
Page iO^.-- Confirmation de nobleue accordée aux Slauartt en 1547. Le diplôme qui est dans la Jurisprudentia her&lca de Christyn n'est qu'une eoncetfion d'armoiries pure et simple. Voy. 1. 1, p. 91.
Page 205. — Straten — Le titre de baroti confirmé sous le gouvernement des Pays-Bas autrichiens. Jamais aucun membre de la fomille Vander Straelen, quoique de bonne noblesse dn troisième ordre, n'a été titré avant le règne de Guillaume I"", roi des Pays-Bas.
On pourrait pousser plus loin ces citations, qui sont aussi des supercheries littéraires, puisqu'elles ont été fabriquées par ceux mêmes qu'elles concernent. De Rg.
STELLA, pseudonyme [Claude Joly]. Libellas de ofTicio divine.
tmpr. à la suite de la seconde édition d'un livre du même auteur, intitulé : c De Reformandis horis canonicis ac rite constitnendis dericomm muneribus Consultatio>i,1675. in-12.
STELLA (Maria). Voy. MARIA STELLA.
+ STELU (L.) [Pierre Auguste Callet].
Les Nuits et le mariage de César. Jersey (Bruxelles) , 1853, ïn-Zt de 96 p.
Catalogue général d'Otto Lorenz.
Dans la « France littéraire >. t. XI, p. 266. Quérard attribue ce pamphlet i Hippolyte llagen.
STEMBOUL, aut€ur supposé. [C. Spindlbr] (1).
(1) -|- De ce que le texte des deux volumes in-8 publiés en 1837 sous le titre de t la Danse des esprits > avec le nom de Spindier, est le même que celui publié en 1830. en 4 vol. in-12.'80QS le titivde c Jean Quatre aoof », avec le nom de iean Siembovl, U n'en ré-
Jean Quatre Sous, ou Bourgeois et Gentilhommes, roman historique, trad. de Tallem., par le traducteur de « Trois as » (M. C. Ledhuy). Paris, Lachapelle, 1839, i vol. in-12.
C'est la réimpression d'un roman qui avait déjà paru sous le titre de i la Danse des esprits * , traduit de Spindier. 1837. 2 vol. in-8.
4- La « France littéraire > tome DC. p. 202, indique divers ouvrages de Spindier traduits en français.
STEMPKOVSKI (J. de), colonel au service de Russie, auteur supposé [Raoul Rochette].
Notices sur les médailles de Rhadaméadis, roi inconnu du Bosphore Cimmérien, découvertes en Tauride en 1820. Paris, de l'impr. de F. Didot, i822, in-8 do 18 pag.
Quel autre que M. Raoul Rochelte avait intérêt à répondre à la critique de ses « Antiquités du Bosphore Cimmérien» (1822), faite par M. Kœhler, de St-Pétersbourg ?
STENDHAL, pseudonyme [Marie-Henri Beyle, né à Grenoble en 1783, mort à Paris le 23 mars 18i2j.
Pour la liste de ses ouvrages (dont quelques-uns ont été réimprimés dans le cours ne ces dernières années) , voyez notre Notice, au tome 1" de la « Littérature
suite pas nécessairement que cet ouvrage à double litre soit de Spindier.
La supercherie Steroboul-Spindier n'a pas été admise par M. Weller dans son « Index pseudonymonim «. Dans les Bibliographies allemandes, je n'ai pas trouvé de titre rappelant celui de « Danse des esprits ».
Voici comment on peut expliquer Ténigme d'une même production littéraire, publiée chez le même éditeur, à un an de distancé, sous deux titres et sous deux noms différents, avec la même composition typographique dont on fait 4 vol. in-12 au lien de 2 in-8. alors que subsiste sur les deux litres la qnaliflcation de t Traducteur des < Trois As • , de « La Nonne de Gnadenzell » et du « Jésuite ». Ces trois ouvrages sont de Spindier, et avec le dernier Carie Ledhuy a pris encore une singulière liberté. (Voir aux Anonymes «Justine Mussinger »).
C. Ledhuy et Ch. Lachapelle son éditeur ont pensé que ce serait une bonne spéculation que de mettre le nom de Spindier en tète d'un roman nouveau, et c'est ainsi qu'a paru :
c La Grande Danse des esprits, par Spindier, autenr du Juif, du Bâtard, des Trois As, de la Nonne, par le traducteur des Trois As, de la Nonne de Gnadenzel. du Jésuite ». Paris, Lachapelle, 1838, 2 vol. in-8 »,
Il est à remarquer que le mol traduit a été omis dans ce titre. Il est a croire que l'éditeur aura reçu des réclamations ou de Spindier, on de son représentant, et que, pour utiliser les formes qu'il avait encore disponibles, il a converti les 2 vol. in-8 de 1837 en A vol. in-12, auxquels il donna le titre de: « Jean Quatre sous... », ouvrage qui ne figure pas au c Jouinal do la librairie • , bien qae le dépét en ait été fiiit. 01. B.