XVI. ThomaB à Kempis opéra omnia
Parisiis, 1570, in-fol. — Ibid,, 1575, in-8.
Ces deux éditions ne sont point complètes : les meilleures sont les deux suivantes :
— Thom» à Kempis omnia opéra, ad auto^apha emendata, auctaetin très tomos distribttta, opéra ac studio H.{Sommalii : acced. Amort Scutum Kempense, sive Vindiciae libror. delmitationeChristi. Coloniœ Agripp., 1728, vel 1759, in-4.
ff L'Imitation > fiût pirtie de ces deux éditions, ainsi que de celles d'Avers, 1600, 1607 etl61$, i»-k, données par Sommalius.
XYU. Œuvres choisies de Thomas à Kempis, 1380-1471 ; trad. par S. Ropartz (2) et Félix Baudry, Part», WaiUe, s. d. (1844-45), 5 vol. in-18.
Ces Œuvres choisies se composent des traités suivants : Tome I*'; le « Jardin des roses et la Vallée des lys », trad. 'par S. Ropartz; — Tome II, le c Soliloque de l'&me » ; c Contrition du cœur » ; « Élévation à Dieu » ; Prières, trad. par F. Baudry ; •— Tome m, les t Trois Tabernacles » ; c l'Asile du pauvre » ; la t Discipline des religieux » ; t Exei^ dees spirituels », par S. Ropartz; Tome IV, Méditations pour les (êtes de l'année », par F. Baudry; — TomeV, c Spicilige c, par S. Ropartz. En tout onze opuscules, sur trente^buit dont Tbomas à Kempis est SQteur»
XVIIL Obras escogidas de vénérable Tomas de Kempis, traducidas del idioma latino al castellano por el P. Yergara, premostratense. Edicion sumamente corre-
(1) ff L'ûttlUUonde Jésus-Cbrist, livre inédit trouvé dans la bibliothèque de Quedlimbourg, et traduit du latin. Paris, Waille, 1844, in-8 de 58 p.— Aoy^ deaus, Lafargue, 1845, in-3S de 64 p.
+ C'est U. Gustave Brunet qui a tnduit ce litret.
(2) L'abbé Yves Repars, curé de LoUiey, en Gornouaille, avait d^à, dès 1707» traduit l'Imitation de J.-G. en bas-breton.
-1- L'approbaUon étant datée de 1680, cette traduc^ tion a paru avant 1707 ; on en compte une quinzaine d'éditions. Il en existe une autre par 11. A. Troude, Brest, 180S, in-^. Le ff Joumal^es Savants », 1860, p. 951, la qualifie d'eieellente.
-f- Le « Trésor des livres rares et précieux », par M. J. G. Tb. Graesse. tom. in (Dresde, 1863, in-4), donne, p. 418 et suiv., une longue liste de versions de l'Imitation en diverses langues.
gida y me|orada, con una lamina muy fina grabada m acero. Paris, rue de Pra^ vence,n. 60, 1847, in-12.
n. — Principaux ÉcRrrs publiés sur la
QUESTION DE l' AUTEUR DE l'ImITATION
DE Jbsus-Ghrist.
Sept villes de la Grèce se disputèrent autrefois l'honneur d'avoir donne le jour à Homère. « L'Imitation de Jésus-Christ » a eu celui d'être revendiquée par autant de nations. C'est quecelivre, comme on l'a dit, « est le plus parfait qui soit sorti de la main des hommes, puisque l'Evangile n'envient pas ». On eût dû s'estimer heureux de posséder un aussi beau livre, sans s'occu-
Ser de l'auteur: mais l'esprit de critique e tous les siècles est constamment tourné vers le dénigrement. Grâce à cet esprit, les deux poèmes de l'Iliade et l'Odyss^ ne furent plus des poëmes épiques, mais les chants divers de différents rapsodes ; on en vint même à émettre le doute qu'Homère ait jamais existé. Homère n'était qu'un mythe! Quant a l'Imitation, un humble et vénérable religieux avait eu la gloire d'écrire ce beau livre, ainsi que rattestent des manuscrits portant sa signature, mais la vanité de diverses nations trouva des critiques qui essayèrent de la lui dérober. L'Imitation a été revendiquée pour S. Bernard, et il existe une ancienne traduction française, la'première (1488, in-4 goth.) qui porte son nom : pour S. Bonaventure, pour Thomas à Kempis, pour Gersen, Ludolph le Chartreux; pour Henri deKalkar. Un traducteur de rlmitation, J. Grancolas (1729) veut que ce livre ait été composé par Ubertin, de Casai, franciscain, qui florissait avant le xiv* siècle. Le temps a fait justice d'une grande partie de ces prétentions, mais la France et l'Italie n'en ont pas moins continué à s'inscrire en faux contre l'attribution plus motivée faite à Iliomas à Kempis. C est surtout en France que cette guerre de vanité littéraire a été soutenue avec plus de passion. Elle eut une trêve, en 1780, après le P. Desbillons; mais, en 1812, les hostilités furent reprises par le- fanatique Gence, et à la mort de celui-ci, M. 0. JLeroy s'est posé comme général des Gersonistes.
Cette polémique ne dure que depuis quatre siècles I avec un peu de bonne volonté elle peut durer encore autant, et môme davantage.
La critique française a fait une chose louable d'avoir recherché dans l'origine si le célèbre livre de l'Imitation n'appartenait pas à notre nation; mais enfin il est
THOMAS A REMPIS
THOBfÂS À KEMPIS
beau, aussi, d'ôtre juste; malheureusement, avec la passion, il est rarement permis de Tétre.
Quel est, en définitive, le véritable auteur de rimitation? La tradition la plus répandue et la plus ancienne, les écrivains allemands et flamands, la Sorbonne, le savant Mercier, abbé de Saint-Léger, François (de Neufchâteau) (1) et quelques autres esprits distingués, se sont déclarés en faveur de Thomas à Kempis ; la plupart des systématiques français, entre autres MM. tience, dans la « Biographie universelle », et dans une série d écrits spéciaux; Daunou, dans le « Journal des savants », années 1826 et 1827, et Onésime Leroy, plaident pour Jean Gerson ; enfin Bellarmin, Mabillon, les bénédictins, MM. de Grejgory, ancien magistrat, Tabbé J.-B.
Weigl, chanoine de Ratisbonne, penchent pour Jean Gersen (2), abbé de Verceil, qui vivait, dit-on, car son existence n'est pas un fait certain, dans la première moitié du xiii" siècle. Voilà le point où en est la question.
Nous avons pensé qu'il serait bien de mettre sous les yeux de nos lecteurs la nomenclature, non de tous les écrits que cette longue querelle littéraire a fait éclore, ils sont trop nombreux, M. Villenave, dans son Discours à l'Institut historique, en porte le chiffre à cent, et M. B/unet, dans son article Imitation, à cent cinquante, chiffres que nous ne cherchons point à contester, mais des principaux écrits depuis 1575 jusqu'en 1849, ceux qui se recommandent par la valeur de leurs auteurs. M. Brunet, dans l'article Imitation que nous venons de citer, a bien rappelé les écrits dans la polémique entre MM. Grégory et Gencé, ce qui est parfaitement à sa place.
I. Avis au lecteur de l'Imitation de Jésus-Christ, « ex latino latinior facta; » par François de Thol, chanoine régulier. Antverpiœ, /, Bdlerus, 1575, in-12.
En hi&a de Thomas à Kempii.
U. Constant Cajetani^ pro Jeanne Gersen, abbate Vercellensi, librorum de Imi-
(1) Page xxvj de ion « Estai sur les meilleart oo- Trages écriu en langue française, et particnlièrement SOT les Provinciales de Pascal, • impr. à la tète d'une édition des Provinciales de Pascal. PariM, Didot aine, 1816. S vol.in-8.
-|- (S) Voir les articles consacrés i Genen dans U ff Biographie Universelle », tom. XVn, p. 224, par M. Genoe (qni doate qn'il ait Jamais existé), aC par M. Lonvet dans la c Nouvelle Biographie gémtaJe i, ton XX, col. 875-282.
tatione Christi auctore, concertatio, auctior. 1618, in-8.
m. Constant Cajetani Responsio apologetica pro eodem Jeanne Gersen, aa versus vinciicias Kempenses Rosweydi. Romœ, iU4, in-4.
IV. Thomas à Kempis vindicatus, per Joannem Frontonem, can. reg. S. Âugustini, congregat. GaMicame. Pariisis, 1641,
y. Briève Apologie en faveur de Gersen (comme auteur de Tlmitation); par dooi Vaigrave, bénédictin, 1643, in-32.
Impr. à la tète d'nne édition de la tradoeUon de rimiUlion, par Michel de Marillac, garde des sceaux, publiée par dom Vaigrave. Dans nne antre édiUon in-1 2 , publiée la mAme année, par les mêmes soins, ce morceau est intitnlé : < Avis touchant Tauleur, etc. »
YI. Joannes Grerson, ord. S. Benedictî librorum de Imitatione Christi, contra Thomam à Kempis vindicatum, Joan. Frontone Canon, reg. Auctor assertus, a Domno Roberto Quatremaire.Parmû,J[649, in-8.
VU. Dissertatio continens judicium de auctore librorum de Imitatione Christi.
Auctore Joanne de Launoy. Pariiiis, 1650, in- 12.
yUI. Refutatio eorum quœ contra Thomas Kempensis vindicias scripsère Domnus Robertus Quatremaire et dominus de Launoy ; auctore Joanne Frontone, canon, regul. ParmU, 1650, in-8.
IX. Joan. Gersen, iterum assertus, contra refutationem JoannisFrontonis à Domno Roberto Quatremaire. Parisiis, 1650, in-8.
X. Argumentum chronologicum contra Kempensem, quo Thomam à Kempis non fuisse, nec esse potuisse auctorem librorum de Imitatione Christi ; per Franciscum Yalgravium, adversùs Joannis Prontonis Thomam à Kempis vindicatum. Parisiisy 1650, in-8.
II. G. de Gregory a reproduit le mémoire de don Vaigrave dans son « Mémoire sur le véritable auteur de l'Imitation.... (1857, in-i2).
XI. Georgij Heferi, Dioptra Kempensis, qua Thomas a Kempis demonstratur verus Auctor librorum de Imitatione Christi.
Ingolstadii, iOm, in- i^.
XI. Argumenta duo nova : primum Theophili Eustathij P. T. à similitudine quam habent libri iV de Imitatione Christi cum ahis Canon, regul. spiritualibus libris. Alterum R. P. Joannis Frontonis, Canon, regul. à frequenti in iisdem libris vita communis et devotorum facta mentione; quibus demonstratur Thomam Kempensem verum eese auctorem libre-
THOMAS A REBfPIS
THOMAS A KEMPIS
rum delmitatioiieChristi. ParmU, 1651,
in-8.
Xn. Georgii Heferi soc. Jes. adversu8 pseudo-Gereenistos prœmonitio nova :
cmn indice operum omnium Thomae de Kempis, canon, regul. ex mss. pervetustis nuper eruto et notis illustrato. Parmw, 1651, in^.
XIII. Gausœ Kempensis conjectio pro Curia Romana, adversus Bénédictines.
Auctore Grabriele Naudaeo. ParUiis, 1651, in-8.
XIV. Thomas de Kempis à seipso restitutus : una cum repetitionibus Thomae Carraei, à Gabr. Naudaeo. PariHis, 1651, in-8.