‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 557 sur 898 · THOMAS D'AQUmÉE [J.-B. Pigna · texte numérisé non relu

THOMAS D'AQUmÉE [J.-B. Pigna

La Guerra d' Attila flagello di Dio. Ferrara^ 1568, in-4.

Selon un avis placé en tète du commencement de cet ouvrage, il aurait été écrit en latin par Thomas d'Aquilée, traduit en provençal (selon d'autres en vieux français) par Nicolas Casola, Bolonais, enfin mis en italien par Jean Marc Barbieri, Modenais ; mais Haym assure, dans sac Bibliotecaitaliana» qu'il n'y a là qu'un ouvrage supposé, écrit par Pigna.

(c Manuel dû Libraire » , an mot Guerra).

THOMAS D'AQUIN (saint), auteur supposé.

Dans la volumineuse collection des- écrits de ce docteur célèbre, on rencontre divers ouvrages que la critique moderne regarde comme supposés. Le Jésuite Théophile Raynaud en a signalé plusieurs dans son traité cde malis et bonis libris », notamment le « Commentarius in epistolas canonicas », qu'on peut restituer à Thomas Aoglicns, les « In Jeremiam brevissima Postilla », ainsi que la « Logices summa. » Le < Théologie compendiura * est probablement l'œuvre d'Ulricns d'Argentins. Pour plus amples détails voir Melii, ff Diiionario », tom. ID, p. 145.

THOMAS DE JÉSUS (le vénérable P.), nom de religion, carme déchaussé espagnol, ancien provincial du môme ordre en Belgique.

Les souffrances de N.-S. Jésus-Christ, trad. du portugais par le P. Alleaume. Paris. Hérissant, 1751, 2 vol. in-12.

Traduction souvent réimprimée. Voy. notre c Fiance littéraire », à Thoiiab oi Jfeos.

+ THOMAS ^ISRAÉLITE, auteur supposé.

Livre de—, philosophe, sur les choses qu'a faites le Seigneur, encore enfant.

Cette composition, qui se classe parmi les évangiles apocryphes, existe en grec dans divers manuscrits; elle a été publiée par Gotelier, par Thilo et par d'antres érudits. On la trouve en ftançais dans la traduction des « Evangiles apocryphes » par M. G. Brunet, ParU, 1849, in-18, et dans le tome I"' du t DicUonnaire des

apocryphes i publié par M. l'abbé Migne. Le texte grée, o l'on retrouve des traces des erreurs des Manichéens, ne paraît pas remonter au deU du cinquième siècle.

THOMAS NICAISE [Louis Labarre].

De l'Organisation du Compagnonnage littéraire en Belgique, considéré comme moyen d'^couragement, etc., par— .L%e, Jeunehottune, 18^7, in-8.

-4- THOfiONE (Pierre) H^aton].

Des articles de Dourse dans le a Figaro ».

THOMPSON, pseudonyme [VoltairbI.

Socrate, ouvrage dramatique, traduit de l'anglais de feu M.—, par le feu M. Fa-> téma, comme on sait. (Composé par Voltaire). Amsterdam, 1759, in-i2.

Cette pièce n'est autie chose qu'une allégorie satirique et transparente, oli les règles du genre ne sont même pas toujours respectées, et La Harpe a fait remarquer que l'auteur, qui a tonjours Paris devant les yeux, oublie de temps en temps que sa pièce représente Athènes, l'aréopage et les prêtres de Cérès.

La représentation de cette pièce fut défendue. On sait qui Voltaire désignait sons le nom d'Anitus, de Melitus, etc. Palissot dit naïvement dans sa préface sur cette pièce : c Voltaire vonlut rendre les théologiens odieux et ridicules, en mettant leur fimatisme en action dans la c Mort de Socrate » ; l'allusion était évidente : aussi b Sorbonne, quoique Voltaire se ftt déguisé sous le nom de Fatéma, eut^le encore le crédit d'empêcher la représentation de la pièce >. La pièce signée du prétendu Fatéma est datée de 1755.

11 existe une édition de c Socrate •, suivi de la < Femme qui a raison >. Amtterdam (Genève), 1759 in-lS.

c Socrate • fut composé en Juin 1759. La date de 1755, mise par le prétendu M. Fatéma, traducteur, est une preuve de plus que Voltaire a quelquefois antidaté ses ouvrages. Quelques passages de « Socrate * ont été ajoutés en 1761.

Aucune édition ne comprend, dans la liste des personnages, les noms des complices d'Anitus qui paraissent dans la scène Vn du second acte (ajoutée en 1761), et qui rsppellent les noms de Nonotte, Chaumelx et Berthier. Dans toutes les éditions données du vivant de l'auteur, ils sont désignés par les noms de Grafios, Chamos et Bertillos. Les éditions de Kehl sont les premières dans lesquelles ces noms sont changés en Nonoti, Chômes, Bertios. Bibliogr. VoUair.

THORRE (Pascal), 0«etM2ofiyme [Charles- Victor ARMAND, dit SBVILLB].

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