‹ Les supercheries littéraires dévoiléesChapitre 639 sur 898 · VÉTÉRAN · texte numérisé non relu

VÉTÉRAN

VÉTÉRAN RUSSE (Un) [le prince Nie. Galitzine].

Trente Lettres d'un vétéran russe sur la question d'Orient. Lausanne, Martiniery éditeur, 1853, in-8 de 450 p.

On sait qne la langue française est anssi la laogaa maternelle des Russes de bonne maison, et qu'ils la parlent fort bien. Le Vétéran l'écrit avec nne correction et une vivacité remarquables. Il dit leur bit. en bès-bon français, aux Français, d'abord, aux Aaglais, aux Autrichiens. Chacun a son compte, et les amateurs d'exécutions, qni sont toujours asses nombreux, jouiront à cette lecture. Elle nous a fait plaisir anssi, parce qu'elle nous a ti\i sentir que. malgré les épauleltes de M. Ochsenbein et les deux cenU volontaires qui attendent leurs camarades i Besançon, la presse est encore libre chex nous. Du reste, il est superflu d'analyser ces lettres, qni nous ont paru plus intéressantes eonme expression d'un patriotisme sincère et passionné, qne riches en faits on en vues nouvelles. Peut-être les Russes auraient-ils sujet d'accuser leur compatriote d'un excès de zèle qui devient çà et là comprometUnU Quel que soit le résultat des conférences de Vienne, la manière dont elles se sont ouvertes contraste avec le ton dont le noble vétéran relève, à l'occasion du baptême de Wladimir, « que de temps immémorial ses princes se sont montrés peu disposés à subir des conditions. » Il est plaisant que ce soit lui qui nous apprenne « qne les procédés diplomatiques du prince Menschikoff ne sont pas de son invention , mais qu'ils remorUent au quin%Ume tiède. » Le trait sur le gouvernement français « fier d'aveir été pris an service de l'Angleterre et d'avoir le droit de porter sa livrée, » serais meurtrier s'il touchait. L'auteur demande, p. 355, f Quand avons-nous porté nos armes en Europe pour attaquer l'indépendance de tel on tel Eut? > Il est ' beaucoup plus facile de répondre & sa question que de comprendre dans quel intérêt elle est posée. Enfln, l'auteur compromet sa thèse par la franchise de certains aveux. Il s'agit pour lui de prouver que l'Europe a pris feu sans motif, que l'occupation des principautés « qui ne sont pas la Turquie » ne troublait pas l'ordre Européen, et que la guerre n'a pas d'objet. Mais il pose d'abord la thèse suivante, p. 99 : « Si le pouvoir ottoman doit tomber en Turquie, que mut y aidiontou non, ce n'est qu'en notre faveur qne cette chute peut s'accomplir. Ce n'est pas nne conquête que nous convoitons, c'est un héritage historique qne nous avons à recueillir. Nous ne pressons pas l'usufruitier de nons céder la place; mais après lui. l'histoire à la main, nous viendrons légalement en prendre possession » .

Il nons semble qne ce langage, s'il n'est pu nonveau, a du moins le mérite de la clarté. Pour les hommes qui, sans croire à l'immortalité des Ottomans, sont capables de comprendre quelle serait la position de l'Europe occidentale lorsque le propriétaire lerait entré en jouissance, il justifie asseï bien la conduite des puissances incriminées, et dispense d'examiner encore nne fois les graves questions de la noie de Vienne, des concessions d'Olmntx et tutti iiuanti. Mais ceci ne préjuge point la question de savoir si l'on a pris le bon chemin pour écarter le danger.

{Revue tuitte, avril 1855).

VÉTÉRINAIRE DB LA CLASSE DES SCIANTS (le), v$eud. [Genssb].

Rapport sur r ouvrage intituléiQue veut TEurope? Présenté par —, dans le cha-

fHtre conventuel du con*** œcu*** de 'ordre des Agath***, le undécador de la deuxième dodécade de Canardinal, cycle II.

Facétie imprimée dans c l'Annnlaire agatbopédlqn et saucial », IV* année {Bruxellet, 1850, tn-S).

VEYRAT (Xavier), nom modifié [Xavier Vbrat], auteur dramatique, au'il ne faoi pas confondre avec M. J.-P. Veyrat, qui seul orthographie son nom de cette manière. Pour la liste de ses pièces, voy. notre « France littéraire».

+ ¥•* (M. de) [Bidon db Villbmontbz].

La Princesse de Faridondon, ou la Cour du roi Pétau, trag. en cinq act. et en vers, par — . Riom, 1837 et 1840, in-8.

V. F. (le F.-.), initialisme\\e frère Vidal avocat à Montauban].

Essai historique sur la Franche-Maçoonerie, depuis son origine jusqu'à nos jours. Bordtauxy Lawaue neveu, 1830, in- 12 de 312 pages.

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