OSTÉOMYÉLITE AIGUË DU TEMPORAL
tielle ou totale, aiguë ou subaiguë ? Nous ne le pensons pas.
Une première différence, du plus haut intérêt, sépare cette ostéomyélite de celle des os longs, à laquelle M. Pauzat entend la comparer: nous ne faisons allusion, ainsi que M. Pauzat d'ailleurs, qu'à l'ostéomyélite spontanée de ces os longs. C'est que ces os longs sont infectés après une inoculation à distance, tandis qu'ici il s'agit d'une inoculation directe. Dans l'ostéomyélite de l'adolescence, on voit le fémur être pris, par exemple, à la suite d'un furoncle de la face, qui a servi de porle d'entrée au staphylococcus pyogenes aureus ; ici, au contraire, le pus provient de la muqueuse qui tapisse les cavités du temporal lui-même. Si l'on veut établir une comparaison, que l'on songe aux ostéites des mâchoires consécutives aux caries dentaires pénétrantes. Au sens anatomique du mot, c'est de l'ostéomyélite, à tous les degrés possibles d'acuité, avec toutes ses conséquences possibles, depuis le simple abcès gingival jusqu'à la nécrose aiguë et totale. Mais pour le praticien, quel fait domine? La notion de la porte d'entrée. La prophylaxie est toute puissante, si l'on traite, si l'on obture, si l'on arrache en temps voulu les dents cariées. De même pour le temporal, si l'on désinfecte en temps voulu les cavités de l'oreille moyenne, et en particulier les cellules mastoïdiennes, comme d'ailleurs M. Pauzal esl le