OSTÉOMYÉLITE AIGU?: DU TEMPORAL
de nous a opéré une mastoïdite limitée aux cellules limitrophes et dans laquelle, la pointe de l'apophyse étant éburnée, la lésion en avait d'abord imposé pour un furoncle du conduit (obs. X).
Avant de terminer ce chapitre, nous devons résumer brièvement un travail que M. Pauzat vient de faire paraître, tout récemment, sur l'ostéomyélite du temporal (1) et dans lequel, tout en aboutissantà des conclusions pratiques assez analogues aux nôtres, il cherche à démontrer qu'il faut comparer l'ostéomyélite du temporal à celle des os longs ; qu'après une effraction même légère de la fibromuqueusc de la caisse, l'infection de l'os sous-jacent peut se produire et s'étendre avec une rapidité parfois remarquable ; que l'abcès intra-mastoïdien n'est pas l'intermédiaire obligé pour qu'une otite aboutisse à la phlébite du sinus latéral et à l'infection purulente, mais qu'alors il y a ostéomyélite.
Qu'il puisse y avoir ostéite suppurée, et même très grave et liés ('tendue, par infection du rocher et de la mastoïde partie d'un point dénudé après destruction de la muqueuse, la chose est certaine. Mais estce à dire qu'il faille individualiser ainsi une sorte d'entité morbide, l'ostéomyélite du temporal par-
(1) J. E. Pauzat, De l'ostéomyélite du temporal comme complication (Iti l'otitr moyenne suppurée, \nn. <le< mal. de l'<>r. ri du larynx, <»'pi . 1893, ir 9, p. 7,'ii.