C. 11 y a un abcès du triangle maxillo-pharyngien
A. Il n'y a pas de modification apparente des
TISSUS QUI RECOUVRENT l/aPOPHYSE. — Les Syiïiplù-
mes que nous venons de passer en revue existent presque toujours, niais non point toujours, et il faut bien savoir qu'il peut y avoir du pus dans les cellules mastoïdiennes sans qu'aucun gonflcmenl, aucune rougeur n'atteignent la région rétro-auriculaire. Ces cas sont même les plus dangereux carc'esl alors que, le pus ne se faisant pas jour au dehors à travers la couche corticale trop épaisse, on est parfois brusquement surpris par l'invasion des complications intracraniennes les plus graves.
C'est pour les faits de ce genre qu'il pourrait être précieux d'avoir des renseignements fournis par l'éclairage des cellules mastoïdiennes, par l'examen fonctionnel de l'ouïe (1).
Des recherches, sans doute, ont été faites dans ce sens. Caldwell (2), par exemple, introduit dans le
(1) Ferreri (Lo Sperimentale, nov. 1883) a conseillé la ponction exploratrice. C'est un procédé aveugle que nous repoussons, quoique d'après une observation publiée récemment par Chiucini son auteur ne semble pas y avoir renoncé. — Eulbnstein [Mon. f. Ohrenh., 1894, t. XXVIII, p. 73) après Kœrner, Moos aurait obtenu de bons renseignements par la percussion de L'apophyse, qui révèlerait de la mutité. Nous restons sceptiques à l'égard de ce signe, dont l'auteur n'exagère d'ailleurs pas trop la valeur.
(2) G. W. Caldwell, Transillumination of the mastoïd cells