DIAGNOSTIC AVEC LE FURONCLE DU CONDUIT
empâtement de la région apophysaire. Il semble que notre malade ait eu dès le début une mastoïdite qui s'est ouverte dans le conduit p;ir les cellules antérieures de la mastoïde. Nous avons pris un moment le gonflement de la paroi du conduit pour de la furonculose en l'absence de manifestations apophysaires. Aujourd'hui, il n'y a plus de doute et nous nous décidons à faire la trépanation.
Elle est pratiquée le 18 juillet. Large incision au travers des tissus épaissis et lardacés, qui conduit sur un os largement dénudé. Grattage, évidernent de l'apophyse, décollement du périoste ; on ne trouve pas les grandes cellules de la pointe de l'apophyse et en ce point l'apophyse est éburnée ; c'est probablement la l'explication du peu de symptômes franchement apophysaires observés au cours de la maladie : l'inflammation venant de la caisse par l'aditus est restée cantonnée dans les cellules supérieures et antérieures de l'apophyse et s'est fait jour dans le conduit à la faveur de celles-ci.
Pansement à la gaze iodoformée. Pendant la semaine qui suit l'opération, les douleurs disparaissent complètement, l'appétit revient, le malade va mieux. Au bout de 2 mois, il peut reprendre son service de facteur, malgré que la plaie ne soit pas fermée; elle reste fistuleuse et encore aujourd'hui lin <h>cembre 1803, le stylet révèle un point osseux dénudé qui nous obligera d'ici peu à une nouvelle intervention.
Le trajet restant fistuleux, nous nous décidons à intervenir le 26 juin 1894. Section de la peau, en passant par l'orifice de l,i fistule. Curettage de la cavité osseuse dans laquelle on trouve beaucoup de bourgeons charnus. Dans le fond, petits pertuis osseux se dirigeant en haut et en avant.
Le cratère est agrandi en arrière jusqu'au sinus, en liant jusqu'à la ligne temporale. On découvre la paroi postérieure du conduit, un décolle le conduit en liant et en arrière et dans Bnor.A ir ii i:i i -Barbon
66 DIAGNOSTIC DES A.BCÈS HKTHO-Ai RICUL AIRES
le désir de suivre un des pertuis jusque dans la caisse, on fait sauter la paroi post-supérieure du conduit. L'os est mou et friable, saignant abondamment. Le protecteur conduit dans une autre cavité se dirigeant non en haut et en avant mais en bas et en arrière, et contenant des esquilles osseuses, au niveau «lu canal demi-circulaire et du facial. Celui ci est aperçu dans sa loge trop tard pour éviter sa blessure. Curetta^e complet, tamponnement par la plaie postérieure et par le conduit.
Le malade se réveille avec une paralysie faciale.
Les suites de l'opération sont simples, pas de lièvre, le pansement se fait par la plaie postérieure et le conduit.
Aujourd'hui toute la cavité paraît cutanisée excepté en un point situé en haut et en arrière, large de quelques millimètres et où l'os est encore à nu.
Quel que soit le sens dans lequel l'erreur se présente, les éléments généraux de diagnostic sont les mêmes. Tout d'abord, à un examen attentif, même avant que le stylet n'ait senti l'os dénudé, la tuméfaction du furoncle n'a pas tout à fait le même aspect que la chute de la paroi postéro-supérienre du conduit : elle est acuminée en effet, et non point arrondie ; le moindre attouchement avec la pointe du stylet arrache des cris an malade s'il s'agit d'un furoncle, tandis que le gonflement des cellules limitrophes forme une tumeur à peu près indolente à la pression. La douleur du furoncle est même si vive qu'on doit procéder avec ménagement à l'introduction du spéculum ; enfin, il <vsl rare que le furoncle soi I unique et, ensemble ou successivement, il en existe presque