FURONCLE DU CONDUIT
toujours un ou deux autres qui rendent vite le diagnostic évident. Enfin on n'oubliera pas que s'il existe en même temps un reste d'eczéma du conduit la furonculose est probable.
En outre, l'analyse exacte de la douleur provoquée fournit des renseignements de première valeur. Qu'on se souvienne que le furoncle, accompagné de plus ou moins de lymphangite et d'adénite, est une lésion des parties molles exclusivement, que la mastoïdite,au contraire, s'attaque avant tout au squelette, et ces différences vont s'expliquer d'elles-mêmes. Dans la furonculose, que l'on déplace le pavillon de l'oreille, qu'on le remue, et la souffrance provoquée sera vive ; parla pression autour de l'oreille et en particulier en arrière de l'oreille pour le furoncle de la paroi postérieure cesl en regard de la tuméfaction du conduit et en appuya ni vers le conduit qu'on l'éveillera; par contre, en appuyant sur l'apophyse un peu en arrière du sillon rétro-auriculaire et bien perpendiculairement à l'os, on trouvera cette région indolente. Si l'adé no-phlegmon mastoïdien vient compliquer la question, on se souviendra des signes différentiels que nous avons donnés précédemment : et dans ce cas particulier le ganglion enflammé siège d'ordinaire dans le creux situé en avant de la pointe de l'apophyse. Ceganglion, en outre, n'est ni l«i seul, ni le premier pris : il y a adénite douloureuse à la pression en avant du tragus.
US DIAGNOSTIC DBS A.BGÊS RÊTRO-ÀURICULAIRES
Enfin, dans les cas douteux, on pratiquera le cathétérisme : et on n'entendra nibruil de perforation ni gargouillement, à moins que le furoncle ae se soil développé dans un conduit déjà malade infecté par d«is sécrétions provenant de la caisse.
r Lymphangite rétro-auriculaire. — Ce que nous venons de dire du furoncle s'applique aux diverses lymphangites qui ont leur porte (rentrée dans (U>> excoriations du conduit et du pavillon. On observe de ces lymphangites accompagnant l'eczéma aigu du conduit, accompagnant même une simple otorrhée chronique. La douleur pré-auriculaire, l'engorgement d'un ganglion dans le creux rétro-maxillaire, l'indolence relative du squelette à la pression permettront d'établir le diagnostic, et plusieurs fois nous avons guéri, par des pansements humides, des malades auxquels on avait proposé l'incision de Wilde, ou môme la trépanation de l'apophyse.
ci) Périostite de F apophyse. —Nous arrivons maintenant au diagnostic sur lequel on insiste le plu< dans les traités classiques de chirurgie, celui par lequel on chercheà différencier la périostite mastoïdienne et l'inflammation des cellules. Pour montrer sur quels éléments on établit ce diagnostic, nous ne saurions mieux faire (pie de citer le passage que lui consacre dans le récent Traité de chirurgie I h' professeur
(i ï. IV, p. 72:;. Paris, 1894.