RAPPORTS DE L* APOPHYSE MASTOIDE
[On ouvré bien, avec des points de repère précis, la cavité de l'antre, on sera toujours séparé du sinus par celle cavité. C'est lorsqu'on ne trouve pas les cellules mastoïdiennes que le danger devient réel,
surtout quand on se porte dans la profondeur.
L'épaisseur comprise entre la face externe de l'apophyse et le sinus est en effet fort variable : c'est en haut surtout qu'elle est faible, jusqu'à ne pas dépasser 3 ou 4 millimètres (Ricard), tandis qu'en bas, vu l'obliquité considérable du sinus, elle acquiert jusqu'à 1 et 3 centimètres.
De là la formule donnée avec raison par Ricard : « La moitié postérieure de l'apophyse mastoïde est dangereuse à cause de son voisinage avec le sinus latéral, mais le danger diminue au fur et à mesure qu'on s'éloigne de la base pour se rapprocher du sommet de l'apophyse ».
Ce rapport n'est pas le seul qui nous intéresse : il nous reste à parler du cerveau, du facial, du canal demi-circulaire transverse.
On ne risque pas d'ouvrir la cavité crânienne si l'on reste au-dessous de la ligne horizontale qui passe par la spina supra mealum. Cette ligne, en effet, qui marque la limite entre les portions écailleuse et mastoïdienne du temporal, est presque toujours au-dessous, rarement au niveau et presque jamais au-dessus du plancher de la boite crânienne.
Quant au facial et au canal demi-circulaire, ils ont