FACIAL. — CANAL SEMI-CIRCULAIRE
été l'objet d'un travail spécial de Noltenius(i) qui
a examiné à ce point de vue 22 rochers normaux de la collection de Hartmann, préparés par coupes horizontales. Les distances moyennes sont :
1° Entre l'épine et le canal facial 15 millimètres 5 (minim. 1 1 :
2° Entre l'épine et le canal semi-circulaire 16 millimètres 5 minim. 13) ;
3° Entre le point d'attaque de la trépanation et le facial 22 millimètres minim. J8-.
4° Entre le point d'attaque de la trépanation et le canal demi-circulaire 22 millimètres 'minim. 1 7 .
Rappelons enfin que le canal facial est inclus dans la moitié inférieure de la paroi postérieure du conduit, région qu'il faut par conséquent ménager.
De là résulte, pour résumer toutes ces données, qu'il existe à 4 ou 5 millimètres en arrière de la moitié supérieure du bord postérieur du trou auditif externe, une surface d'environ 1 centimètre carré chez l'adulte, par laquelle on peut pénétrer à peu près sans crainte.
En outre, et ici nous allons à l'encontre des idées de Politzer, non- croyons que toujours il faut se porter directement à l'antre, qui es! la seule cellule constante : le< autres manquenl souvent chez l'enta ni ei dans les apophyses scléreuses.
(i) Noltenios, Cong. d'otologie de Berlin, 22 avril 1889
Cela étant, nous pouvons choisir entre les divers procédés proposés.
En France, jusqu'à ces dernières années, les procédés classiques étaient veux de Délaissement et de
Poinsot.
Poinsol (1) conseille de trépaner à la base et en mettant l'apophyse à nu par une incision « parallèle à la conque de l'oreille dont la sépare un intervalle de 10 à 15 millimètres ». C'est dire qu'il agit exactement au niveau de la région rendue dan-ercuse par le sinus.
Par contre Délaissement (2), hanté par la crainte du sinus et désireux, en outre, de drainer au point déclive, conseille la trépanation au sommet de l'apophyse: c'est oublier que les cellules de la pointe n'existent pas toujours, qu'en particulier chez les jeunes enfants (où l'abcès mastoïdien est fréquent), elles n'existent jamais (3).
Donc, nous concluons nettement, avec Schwart/e. Hartmann, en Allemagne, avec le professeur Duplay et Ricard en France que la région chirurgicale de l'a-
(1) Polnsot. Art. Mastoïde du Nouv. Dict de méd. chir. prat., 187o, t. XXI.
2 Dklaisskmknt. De la trépanation de l'apophyse mastoïde, Th
de Paris, 1868, n« 141.
(3) Cavaroz, Thèse de doct., Lyon, 1893, «'t. I, \\o 791, a soutenu, à l'aide d'observations de M. Pollosson, que dans certaines conditions il fallait s'en tenir à L'évident en t de la pointe. Nous ne croyons pas que cette pratique soit la bonne.