VERTIGES
la curette. Au-dessous de ce pertuis, toutes les cellules sont fongueuses. La coque qui les entoure est enlevée, sur le protecteur, à la gouge et au maillet. Après curettage des cellules, le canal de l'antre apparaît très large, plein de fongosités. Gela étant, la caisse est ouverte par le procédé habituel. Au milieu des fongosités que la curette ramène de la caisse, on trouve l'enclume érodée. Le marteau n'a pas été vu.
Après l'opération, la réaction a été nulle. Les pansements ont été faits comme de coutume tous les 3 à 4 jours.
Le 17 août, l'enfant a quitté le service pour aller dans la Nièvre. Il porte une cavité bourgeonnante de bon aspect.
Nous mentionnerons encore les vertiges, notés déjà dans notre observation XXXV. Nous en rapprocherons le fait suivant, qui entrera en série avec certains cas de « méningisme » dont nous parlerons dans un instant.
Observation XLI. — Vertiges causés par un abcès de V antre. — Trépanation. — Guéris on.
Cor..., 34 ans, masculin, le 2 mai 1894 au sortir d'un bain chaud, éprouve dans l'oreille droite un sentiment de plénitude, comme s'il y était resté de l'eau, et de légères douleurs qui vont en augmentant les jours suivants.
Le 6 mai le tympan se rompt, l'oreille coule abondamment, grand soulagement. L'écoulement persiste abondant, sans donner lieu à aucune gêne, mais au commencement de juin G... est atteint de vertiges légers et se présente à nous. 11 nous apprend qu'autrefois très bien portant il a eu en 1888 une forte bronchite, depuis il n'a cessé de tousser <it est repris assez fortement tous les hivers: l'auscultation esl négative; les antécé-
TRAITKMKNT DES FISTULES MASTOÏDIENNES
dents héréditaires rToffrenl rien de particulier. L'écoulement est très abondanl et se fait au travers d'une large destruction du segment antéro-inférieur de la membrane.
Ni fièvre, ni douleur à L'apophyse.
Les vertiges augmentant malgré le traitement habituel, et le
malade ne pouvant plus se tenir debout, nous nous décidons à une intervention, le 21 juillet 1894.
Incision. Trépanation de l'antre. Mastoïde éburnée. On trouve l'antre très profondément plein de pus. Gurettage de la cavité, agrandissement de la pointe sans trouver de cellules. Pansement à la gaze iodoformée.
La guérison est obtenue en trois semaines, sans élévation de température.
Décembre 1894, le résultat se maintient.
§ 2. — Indications thérapeutiques et manuel opératoire.
Les deux questions qui se posent sont les suivantes :
1° Quand faut-il agir et y a-l-il des contre-indications opératoires : c'est-à-dire quelles sont les indications cliniques.
2° Comment faut-il agir, c'est-à-dire quelles sont les indications anatomiques, qu'il convient de réunir au manuel opératoire, car la plupart du temps, on doit modifier, au fur et à mesure des constatations directes, le plan opératoire typique que l'on s'est proposé à l'avance.