‹ Les Suppurations de l'apophyse mastolde et leur traitementChapitre 12 sur 76 · SIGNES PHYSIQUES DES MASTOIDITES AIGUËS · texte numérisé non relu

SIGNES PHYSIQUES DES MASTOIDITES AIGUËS

pour la mastoïdite grippale, spécialement étudiée dans le mémoire que nous citons. Quant aux abcès mastoïdiens en général, on n'a qu*à parcourir nos observations pour constater combien est fréquente la diminution et même la cessation de l'écoulement. Nous ajouterons qu'il n'est pas rare d'observer des enfants chez lesquels Totorrhée a toujours été nulle ou insignifiante.

Si l'on pratique l'examen du conduit et du tympan avec le spéculum, on est tout d'abord frappé par une modification très particulière, que l'on a coutume d'appeler la « chute » de la paroi postéro-supérieure du conduit. C'est, en somme, l'analogue du gonflement œdémateux que nous venons de décrire h la face externe de l'apophyse, mais il est utile d'entrer dans quelques détails à propos de ce symptôme dont la valeur diagnostique est considérable (Schwartze, S. Duplay).

On sait que le conduit est formé par trois os : en avant, en bas, et en arrière par l'os tympanal, en haut par la portion écailleuse du temporal ; mais tandis qu'en haut et en avant la portion tympanale vient se souder à la portion écailleuse, en haut et en arrière il reste entre ces deux pièces un espace qui est comblé par la portion mastoïdienne du temporal, troisième os qui entre dans la composition du conduit. Cette portion mastoïdienne du temporal est creusée de cellules, les cellules limitrophes du con-

Page 1