CHUTE DE LA PAROI POSTÉRO-SUPÉRIEURE DU CONDUIT
duit, cellules très superficielles, recouvertes d'une corticale très mince. Aussi, lorsqu'elles s'enflam^ ment, il en résulte un gonflement de la paroi postérosupérieure du conduit.
Cette « chute » de la paroi postéro-supérieure du conduit est très facile à apprécier au spéculum. Quelquefois, elle est très accentuée, assez pour transformer en un croissant à concavité postérieure la lumière du conduit, cas auquel on n'apercevra que très difficilement la membrane du tympan ; cet examen peut même devenir tout à fait impossible. D'après Politzer (1), ce symptôme a peu de valeur pour l'indication de l'ouverture opératoire de l'apophyse : ce qui n'est pas notre avis, ni celui de Schwartze.
Lorsque la « chute » de la paroi postéro-supérieure du conduit permet l'examen de la membrane, on peut trouver celle-ci soit intacte, soit perforée. Intacte, elle l'est dans deux conditions, soit qu'il n'y ait jamais eu de perforation et d'otorrhée, soit que la perforation se soit oblitérée, et nous avons déjà donné notre observation LIV comme exemple de cette catégorie de faits. Mais en général on constate une perforation. Perforation souvent petite, bouchée par un liquide épais et pulsatile, quelquefois obturée par une excroissance polypiforme qui fait hernie à travers elle. Ce dernier point, sur lequel
(1) Loc. cit., p. 320.