‹ Les Suppurations de l'apophyse mastolde et leur traitementChapitre 28 sur 76 · MA8T0ID1TES SANS LÉSION DE LA CAISSE · texte numérisé non relu

MA8T0ID1TES SANS LÉSION DE LA CAISSE

primitive ; et d'après une observation personnelle Kœrner pense que, surtout chez les diabétiques, les suppurations d'oreille seraient la suite et non la cause de TafTection mastoïdienne (I ).

On pourrait être plus affirmatif et adopter les vues de Kûster pour les cas où la lésion mastoïdienne su?'vient sans avoir été précédée d'otorrhée ; pour ceux où on constate en opérant qu'elle ne communique pas avec la caisse. Mais encore faut-il être réservé dans cette interprétation. Bon nombre des enfants que nous avons opérés n'ont jamais eu d'écoulement par l'oreille : et pourtant nous pensons que l'infection leur est venue presque toujours du pharynx, mais que le tympan ne s'est pas perforé (2). D'autre part, après ce que nous dirons sur les éburnations de l'apophyse au cours des vieilles otorrhées, sur l'isolement possible de certaines cellules, qui ira affirmer qu'une lésion chronique ne communiquant pas actuellement avec la caisse n'a pas communiqué avec elle à un moment donné ?

C'est donc avec une extrême réserve que, abstrac-

(1) A propos de la glycosurie, nous croyons intéressant de signaler un fait où, inversement, Truckenbkodt a vu ce symptôme marquant le début d'une méningite à laquelle a succombé un malade au cours d'une otite moyenne aiguë grippale^. (Deuxième congrès des olologistes de r Allemagne du Nord^ tenu à Berlin le 7 avril 1890. Compte rendu dans Zeitschr. f, Ohrenh., 1890, t. XXl).

(2) Cf. D. Prkvitt, St-Louis Courrier of med. , iuin iSSl , — Derouet, Arch. de méd. ctpharm. m?/i7.,oct. 1880, t. XIV, p. 330. — GiLRs^ Glasg . med.journ,^ mai 1889.

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