‹ Les Suppurations de l'apophyse mastolde et leur traitementChapitre 27 sur 76 · ABCÈS OUVERTS DANS LE CONDUIT · texte numérisé non relu

ABCÈS OUVERTS DANS LE CONDUIT

culaire et porteur en même temps de végétations adénoïdes avec catarrhe nasal (et on sait combien cette association est fréquente) : n'a-t-il pas le droit d'avoir un adénophlegmon par infection naso-pharyngienne aussi bien qu'un abcès mastoïdien rétromaxillaire ? Et la fréquence parle en faveur de la première hypothèse. Le diagnostic restera donc assez souvent en suspens. Heureusement qu'en pratique la conduite à tenir nous paraît bien réglée : il faut ouvrir l'abcès par une incision parallèle au sternomastoïdien et explorer du doigt et du stylet, comme il vient d'être dit, la face interne de la mastoïde dont on attaquera ensuite la face externe suivant les besoins, en obéissant aux principes que nous allons exposer.

Ces mêmes considérations sont applicables aux cas tout à fait exceptionnels comme celui, cité plus haut, de E. de Rossi (1).

{i) A propos de cette dernière observation (voy. p. 17), et aussi de celles de Guye où la pression sur un abcès cervical faisait couler le pus par le conduit (voy. p. 49), nous ferons quelques réserves. l\ existe en effet des phlegmons latéro-pharyngiens qui» chez Tenfant, s'ouvrent dans le conduit auditif externe, à la faveur d'un petit orifice osseux spécial : au premier abord, on peut croire à une mastoïdite de Bezold (voy. A. Broca, Meslay et Mayet, Bull, de la Soc. anal., Paris, 1894, p. 948 et suiv.). Cet orifice de la paroi antéro-inférieure du conduit siège naturellement en avant du tympan : or il est à noter que de Rossi, Guye ont constaté l'intégrité du tympan. En l'absence d'autopsie, il est difficile de se prononcer, mais nous désirions appeler Tat-

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