HISTORIQUE
cher sur la corticale le point osseux malade, et s'il n'en trouve pas, de la perforer suivant les règles, certain qu'il est de trouver dans les cellules la cause des accidents.
Les progrès de la chirurgie permettent d'ailleurs de pratiquer cette opération sans faire courir de risques au malade, et elle est entrée aujourd'hui dans la pratique courante de l'otologie.
Mais il n'en a pas toujours été de même, et on peut dire que peu d'interventions ont subi plus d'alternatives d'enthousiasme et de dénigrement.
La première idée de l'ouverture opératoire de l'apophyse mastoïde est due à l'anatomiste Jean Riolan (1649), qui la proposa pour améliorer l'audition en cas d'obstruction de la trompe. Le premier qui l'ait pratiquée pour une mastoïdite est Jean-Louis Petit.
En même temps que Petit, Morand fit la trépanation avec succès pour un cas de carie de l'apophyse. Il ouvrit même un abcès sous-dural.
Jasser, chirurgien militaire prussien, la pratiqua plusieurs fois avec succès vers cette même époque, non seulement pour tarir les suppurations, mais pour améliorer l'audition. Les communications de Jasser éveillèrent à ce point de vue les espérances les plus trompeuses. On considéra l'opération comme le remède radical de la surdité et elle fut pratiquée un peu partout. Mais plusieurs cas de mort