POINTS DE REPÈRE OSSEUX
à ce sillon. On décolle dans ce cas le périoste sur les deux lèvres de Tincision. Nous pensons que la cicatrice est moins cachée ullérieurement par le pavillon et que surtout Ton ne peut par une seule incision mettre à nu la partie utile de l'apophyse sur une aussi grande étendue. En effet, l'hémostase pratiquée et le lambeau triangulaire soulevé, on a découvert l'apophyse dans toute son étendue, en haut jusqu'à la ligne temporale, en bas jusqu'à la pointe, en avant jusqu'au bord postérieur du trou auditif externe, en arrière jusqu'à la naissance même du processus mastoïdien (1 ):
2° Points de repère osseux, — On cherche alors
(\) Depuis que ces pages sont écrites (février 1894), nous avons un peu modifié notre manière de voir sur ce sujet. Il est certain que pour y voir très clair, le lambeau angulaire que nous avons décrit est particulièrement favorable, et les débutants se trouveront bien d'y recourir. Mais lorsqu'on a acquis une grande habitude des opérations mastoïdiennes, on a assez de jour avec une seule incision longitudinale, et actuellement nous nous contentons d'une incision qui longe sur toute sa hauteur le sillon rétroauriculaire. De la sorte, on évite la cicatrice, toujours un peu visible, de la branche transversale de Tincision angulaire. Nous préférons cette incision à celle de Schwartze parce qu'elle nous mène plus directement sur le conduit, indispensable à voir pour nous bien repérer, parce qu'elle nous permet, après ruginatiou de la lèvre postérieure, d'aborder Fantre tout aussi aisément, parce qu'enfin la cicatrice, cachée dans le pli rétro-auriculaire, est tout à fait invisible, à moins qu'on ne la cherche en tirant le pavillon en avant. Nous insistons sur ce dernier point, car on a parfois reproché à la trépanation de l'apophyse de laisser une cicatrice disgracieuse. Celle crillque est dénwie de tout fondement.