‹ Les Suppurations de l'apophyse mastolde et leur traitementChapitre 6 sur 76 · OSTÉOMYÉLITE AIGUË DU TEMPORAL · texte numérisé non relu

OSTÉOMYÉLITE AIGUË DU TEMPORAL

premier à le conseiller. Mais nous ne croyons pas, malgré M. Pauzat, qu'il faille mettre en parallèle cette trépanation, destinée à aseptiser le point de départ de l'infection et celle qui, dans l'ostéomyélite spontanée des os longs, ouvre le canal médullaire, point d'arrivée de l'infection. Ce que le praticien doit retenir, c'est que la trépanation mastoïdienne est avant tout préventive des accidents graves auxquels aboutit l'ostéite partielle ou totale du temporal. D'où cette notion qu'il faut intervenir de bonne heure, sans laisser aux complications le temps de se déclarer : l'ostéomyélite du temporal est une conséquence des otites moyennes mal soignées, avec ou sans mastoïdite (le plus souvent avec mastoïdite) et l'intérêt principal des trois observations personnelles recueillies par M. Pauzat dans le service deGaujotestdenous montrer avec une netteté parfaite à quels dangers sont exposés les malades lorsqu'on ne pratique pas en temps voulu l'ouverture de la mastoïde, indiquée cependant par des phénomènes locaux et généraux. Ce qui n'est d'ailleurs pas un reproche, car en 1878, date où les observations furent recueillies, la trépanation de l'apophyse était loin d'être aussi fréquemment pratiquée et surtout aussi bien réglée qu'aujourd'hui.

Même actuellement, d'ailleurs, l'intervention est parfois trop longtemps différée, et l'un de nous a observé cinq malades qui ont succombé pour avoir

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