‹ Les suppurations oculaires: consécutives à l'empyème frontalChapitre 4 sur 19 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les suppurations oculaires, consécutives à l’'empyème frontal, s’observent quelquefois.

Nous venons d'être le témoin, dans le service de M. le Professeur RorLEer, d’un cas de fonte purulente de l’œil, survenue dans ces conditions.

Il est nécessaire de définir tout d’abord ce qu’on entend par empyème frontal. Le sinus frontal est une cavité creusée à la partie antéro-inférieure de l’os frontal. D'une part, il repose sur l'orbite et d'autre part, il débouche dans les fosses nasales par l'intermédiaire du canal naso-frontal. Des renseignements plus détaillés sont donnés au chapitre anatomique.

Sous l'influence d’un coryza, c’est-à-dire sous une influence nasogène, plus rarement pour une cause smusogène, le sinüs s’enflamme, la muqueuse s’hypertrophie et ce processus se poursuit d'autant plus rapidement et avec plus de violence, que la virulence des microbes est plus grande. Dès lors le canal naso-frontal se bouche, le pus est retenu dans la cavité sinusienne. Ne trouvant plus de passage du côté du nez, il

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ira vers le point qui lui offre le moins de résistance, , c’est-à-dire vers cette mince lame osseuse qui constitue la paroi orbitaire, et là, il se comportera de diverses façons : ou bien, brûlant les étapes, il créera un phlegmon de l’orbite repoussant alors le globe de l'œil en avant (exophtalmie), ou bien, sans: aller jusque à, il attaquera l’os et le périoste frontal, les détruira, mais retenu par le périoste orbitaire, il s’échappera par une fistule sus-orbitaire.

En tous cas, si le pus arrive dans l’orbite, les complications oculaires sont à redouter. Il peut toucher les divers organes : les annexes de l’œil sont atteintes, les paupières s’œdèmatient, s’allongent, deviennent rouges. Si on n'intervient pas, la fistulation se produit. Les muscles traduisent, par de la diplopie, leur altération. En particulier, le globe de l'œil peut être pris à son tour. Ceci se rencontre parfois, soit qu'il s'agisse d’une inflammation simple, soit de complications purulentes.

Dans le premier cas, les auteurs envisagent des résultats différents. KuHNT observe un décollement rétinien ; BROECKAERT publie l'observation d’une femme de 62 ans atteinte d’opacité du corps vitré. A la papille, c’est de l’hypérémie ainsi que le note Kuanr. Ailleurs, c'est de la papillite, tels les cas rapportés par ROETTENBACHER, HUGUENIN, STOERCK, avec récupéraüon de la vision ou quelquefois atrophie optique (un cas sur deux de DESBRIÈRES).

BLacx publie un cas de névrite rétro-bulbaire.

Küawr, un de thrombose de la veine centrale de la rétine, Kxapp, un de cécité brusque.

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