‹ Les Surprises, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 15 sur 26 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

st. ni: copnXAY.

Eh bien ! je ne sais pas si c'est l'Inconnu, mai* je partage l'Idée de madame. (Moainm M®* de Saibrb.) Je suis sûr que c'csl M de Bonueval, quoiqu'il n'en couvicnnc pas.

MATHILDE

Ah! que c'csl impatientant!

M. DB GOUANAV.

Quoiqu'il soutienne toujours qu'il est artiste... qu'il e»t peintre...

M“'« DB SALBB15.

Lui !... un peintre! ..

M DB GOIBNAY.

Il oc l'est pas plus que moi ï...

MATHILDE

Ah ! j'imagine un moyen... qui le forcera bien à avouer sa ruse... (Traversant le théâtre et s'approtüint de Gaston, qui est plongé dans scs réfleiion* et qui ne la voit pas.) Monsieur Gaston... (Gaston ne l'entend pat et ne répond pas. Se retournant du côté de de Salbris.) C'est étonnant, par eierople... qu’on ne réponde pas à son nom... Il l’aura déjà oublié... (Parlant plus tiauu) Monsieur Castoo...

GASTON, ti taa jî liant.

Qu’cst-ce, mademoiselle t

MATHILDE

Vous qui êtes peintre et peintre distingué... on n’a jamais fait mon portrait... et si vous voulies.»

GASTON, troublé.

Moi !...

MATUILDE.

Le mien ou celui de ma grand'mëre... à votre chois... Mais je tiendrais à re que ce fût Ici même... à I instant. (A Julie, qui entre J gauche ) Julie, apporlc-oous un livret, un album, Il y en a là. dans le salon... 4 > (Julie sort.)

M. DB COCRNAT, ï paru

Cela va l'empêcher de faire mes vers!

MATHILDE, bas 1 sa tante.

Quel changement dans ses traits!,.,

M®« DE SALBOls.

Je le vois bien!

GASTON. V

Je craindrais d’abuser de vos raomens.

MATHILDE

Du tout... une esquisse au crayon. (Allant ft Julie, qui rentre, lui prenant l'album quelle tient dans le* mains, et s'approchant de Gaston.) Tenet, monsieur.

GASTON, à part. ,

Mon album !...

MATHILDB, ouvrant l'album et indiquant page

du doigt.

Là, à cet endroit... mon portrait... Ab! mon

Dieu!

TOf“

Quoi donc?

JUATUILOE.

1 1 l ésl déjà !

M re# DE SALMIS.

Et paifaitement ressemblant...

matiiilde, regardant uni' autre feuille.

Et là encore... coiffée en fleur*... et plus loin... cet autre en rubede bal... partout moil

M. DB GOiRNAY.

Est-il possible ?.»..{ AGa>tou, i detni-voia.) Saistu ce que cela signifie T

Gaston , de- même.

Non, monsieur !

ai. ne golrnaY.

Ce n esl pas loi ?. .

GASTON, de même, en cherchant k cacher non trouble.

Arrive depuis une demi heure, je n'aurais Jamais eu le temps...

M. DK GOCBNAV.

C’est juste! Qui diable ça peut-il être T,..

JULIE, bas ii U. de Couu*y.

C'est vous, monsieur ?

M. DE GOl'BN AY.

Du tout.

Julie, de même.

Encore une surprise.

M. DE GOUBNAV .

Laisse-moi donc... (A part.) Ah ça 1 moi qui en faisais à tout le monde...

AIR ; Vira 1a magie. — CagUoatro, l w acta.

M. DE GOURNAY

Nouvelle lurpriM Qui inc Araudativ; :

Qui donc &*cn a vue,

Et prend mon emploi?

Je sautai connaître L’amant ou |c trallro Qui se permet d’étre Plus adroit que moi !

Nouvelle sut prise J Que, dans nu (ontlihe.

Calme nt j'»uu>riM.*.

(flegatihnl le portrait.)

C'est moi ! c'est bien moi !

Mais qui pcuirii être ?

J 'aurait pmr, peut-être,

S’il allait paraître Soudain devant moi!

M me DE SALBRIS.

Nouvelle surprise Qui ine *candai Lvr.

Ab ! s’il sc déduise.

Je saurai pourquoi.

Par un coup de inaKic,

Je aaurai peut-êtic 1 a (sire apparaîtra ✓ Ici devant moi !

LKS SURPRISES

t jvi.ie, l>as à M. Uv (Jouruay.

Nouvelle surprise,

Tout vous favorise,

Tout A votre guise Réussit, Je croi 1 C’est un coup de maitro.

Faites- vous connaître,

L Et peut-être.

Vous aurez sa foi.

GASTON

Que D»cu inc conduise !

Q te sa main maîtrise fie feu qui s'auise Et qui brûle en moi?

Je ne puis, sans être Un Ingrat, un traître, le laisser paraître!,..

Mon Dieu I soutiens-moi I

J U Lit, A Mathilde.

Et votre toilette?...

MATHILDE, feuilletant toujours l’album.

Ali ! c'est vrai, Je l’oubliais I Dieu ! qu’ai-Je vu !... des vers!

M. i>e GounNAV, Stupéfait.

Des vers!

J'ett demandais !

L'iuco mu ut obéit...

M. DE GOURNAY-

Quoi ! de la poésie 1

Voyous...

GASTON, A part.

Je suis perdu 1 M. DE GOURNAY.

Voyons?.. .

Mathilde, fermant l’album.

Je ne puis les montrer... du moins par modestie. tous, excepté Caston.

Abi c’en inconcevable... et pour bonnes raisons,

H faut tout observer.

M®« DR SALBRIS, A pan.

Noua verrous !

M. DE GOURNAY

ENSEMBLE

Nouvelle sorpiise, etc.

Nous verrous !

(Mathilde entre avec Julie dans l’appartement A gauche. — M. de Gournay sort par le tond. — Gaston veut le suivre ; — M®* de Salbrit le relient par la maio.)

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