SCENE VIII
de SALBRIS, GASTON.
M®v l>E SA!. BIIIS
Lu instant, mon beau monsieur, vous ne nous | quitterez pas ainsi. Je n’ai pas voulu, devant ma 4
petite-fille, devant sa femme de chambre, devant t.iut le monde enfin, amener une reronnai stance... Je ne suis pas pour les dénouemens devant témoins... je tiens à ce que tout se passe en famille... et il n'est plus lemps de feindre... je vous ai reconnu.
GASTON
Moi, madame!
M me DE SALBRIS.
Cet album est à vous.
GASTON, avec effroi.
O ciel!...
|)E SALBRIS
Je vous ai vu là. dans ce salon... le sortir de votre poche...
Gaston, avec cfTroi.
Taisez- vous ! (A pan.) Que dirait mon bienfaiteur? {Haut.) De grâce, taisez-vous!
M®o DE SALBRJL9.
C’est donc vrai î
GASTON
Eh bien ! oui... mais si vous en parlez... je me brûle la cervelle.
M®* de SALBRIS, avec effroL
Malheureux jeune homme! /Avec bonté.) Vous êtes donc bien amoureui?... Êcoutei-moi, mon cher Bonneval...
GASTON, vivement.
Permettez... je ne le suis pas.
B»® DR SALBRIS, A voix haute.
Alors... je vais tout dire.
GASTON
Je le sais... je le suis!... (A part.) O mon Dieu 1... comment sortir de là ?
M mc DR SALBBIS.
Tous êtes un extravagant . qui vous êtes donné bien de la peine pour rien. Si vous vous étiez entendu avec moi, ce mariage serait déjà fait.
GASTON
Ce mariage...
M®« DE SALBRIS
Me couvient sous tous les rapports... et depuis que Malhilde vous a vu , j’ai idée qu’elle est de mon avis.
Gaston, vivement.
Est-il possible?. ..quel bonheur 1 (Se reprenant.) Non... Don. .. je suis le plus malheureux des hommes... être obligé de fuir, de me cacher!...
M®’ DE SALBRIS
El pourquoi donc ? tous ces mystères-là n’ont déjà duré que trop long-temps... Aussi l'invitation que vous avez reçue ce malin, à votre château , venait de mol , parce que je veux avant tout qu'on s’explique et qu'on sa déclare.
GASTON
Jamais!
M* e DE SALBRIS.
Quelle obstination... (Lui prenant la malu.) Non