‹ Les surprises du divorce; comédie en trois actesChapitre 51 sur 106 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

M^o BONIVARD.

Êtes-vous mon gendre ?

DIANE

Suis-je votre femme ?

BOURGANEUF

Évidemment!... Mais je vous ai dit que j'avais une fille et que cette fille avait un mari.

Mme BONIVARD.

Eh bien?

BOURGANEUF

Eh bien!... Je n'ai pas encore osé leur apprendre mon mariage et ils s'attendent si peu à cette confidence que, ma foi, je redoute la première entre- Vue!...

DIANE

N'étiez-vous pas libre d'agir à votre guise ?

B OURGANEUF .

Oh! absolument, chère amie, absolument!...

I^rae BONIVARD.

Ainsi, VOUS avez peur de votre gendre ?

BOURGANEUF

Je sais, belle-maman, que ça doit vous paraître bien extraordinaire !... Mais j'avoue que je me demande, avec anxiété, comment il va prendre la chose! Heureusement qu'il n'est pas là !... Ça va me donner le temps de chercher un biais, de trouver un moyen habile !

M™« BONIVARD

Capon, va !...

BOURGANEUF

Ah ! pas de gros mots, je vous prie !. Je ne sais pas ce que vous avez depuis hier, vous êtes comme un crin!... En tous cas, je suis poli avec tout le monde et j'entends que tout le monde le soit avec moi !... Je n'aime pas qu'on me manque, tenez-vous le pour dit!(A Diane.) Ma chère Diane, je vais voir si notre chambre est prête. (Soupirant.) Notre chambre 1 Ah!

M™^ BONIVARD

Et ma chambre, à moi, on ne s'en occupe pas ? Où est-elle ?

BOURGANEUF

Ici !.'.. (Il montre la porte de droite, premier plan,) Vous voulez la voir ?

M"ie BONIVARD.

Tout à l'heure !

BOURGANEUF

Bon !... (A part.) En voilà une, qui ne moisira pas chez mo'i !...

Il entre à gauche, premier plan.

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