‹ Les surprises du divorce; comédie en trois actesChapitre 52 sur 106 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Mme BONIVARD.

Je crois, en vérité, qu'il me déplaît encore plus que l'autre!

DIANE

Comme tu es drôle ! Tu tiens absolument à ce que je me marie; et, dès que tu as un gendre, tu le prends en grippe! Car, si j'ai épousé Monsieur Bourganeuf...

Mme BONIVARD.

C'est de ma faute, parbleu !... Je le sais bien ! J'ai fait pour le mieux !... Je t'avoue que j'avais perdu courage !... Depuis dix-huit mois, Bourganeuf est le seul, qui ait demandé ta main et qui ait persisté dans sa demande, en apprenant que tu étais divorcée!... Ah! tu n'étais pas d'un placement facile !... Ce sepa charmant, le divorce, quand il aura passé dans nos mœurs !... Mais, en attendant, c'est comme une maison neuve ! . . . Et ce n'est pas drôle d'essuyer les, plâtre s!...

DIANE

Ah I si Ghampeaux était resté en France, au lieu d'aller courir le monde !

Mine BONIVAR.D.

Ce sera le regret de toute ma vie de ne pas vous avoir mariés, tous les deux !... Un jeune homme charmant, aimable, distingué... et 60.000 livres de rentes !... Voilà ce quej'appelle un parti!...

DIANE

Je l'aurais aimé, lui, j'en suis sûre....

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