ACTE TROISIÈME ll
Mme BONIVARD
\aus relancer?... moi... Je vous ai relancé?
HENRI
Vous allez peut-être dire que c'est moi, qui suis allé vous chercher ?
Mme BONIVARD.
La surprise a été aussi désagréable pour moi que pour vous!...
HENRI
Alors pourquoi n'avez-vous pas prévenu Bourganeuf que j'avais épousé votre fille ?
Mme BONIVARD.
Est-ce que je savais que vous étiez son gendre ?
HENRI
Mais... à la Mairie, il a dû entendre prononcer mon nom ?
M^e BONIVARD.
Évidemment.
HENRI
Et il n'a rien dit?
j^me BONIVARD.
Rien du tout I
HENRI
C'est jrtipossible ! . . . Duval ! . . . Ça frappe l'o- . aille!..
M"* BONIVARD
Vous n'êtes pas le seul, qui portiez ce nom là '.
GORBULON.
Il est même assez répandu !
MmeBONIVARD.
Et puis. . . j'avais eu soin, au préalable, d'apprenprendre à Bourganeuf que vous étiez mort. • .
HENRI
Hein?
Mine BONIVARD.
Quelque temps après votre divorce avec ma fMle et que, par conséquent, il épousait, en réalité, non une divorcée, ce qui lui était fort désagréable, mais une veuve.
Alors, vous m'avez tué?
MmesONIVARD.
Avec plaisir ! . . .
HENRI
Et tout cela pour faire épouser à votre fille uk homme de cinquante-deux ans !
M""« BONIVARD
Je conviens que cette pauvre Diane n'a pas de chance : vous, d'abord, Bourganeuf ensuite !. . . Ah ! pourquoi Monsieur Champeaux n'est-il pas rentré en France, il y a trois mois, au lieu de revenir aujourd'hui seulement ! . . .
HENRI
Champeaux ?. . . 11 est arrivé?... Vous l'avez vu ?..
Mme BONIVARD.
Pas moi, Diane...
Il lui a parlé ?