ACTE TROISIÈMB
HENRI
M^e BONIVARD.
A elle etàBoiirganeuf. Il est allé jusqu'à Brunoy; il sera de retour à six heures ! . . .
HENRI, à part
Oh ! quelle idée ! Si je pouvais ! . . . Ça arrangerait tout ! Je ne pars plus, moi ; je reste ! Il faut h tout prix que je rompe le mariage de Bourganeuf !. . . Ghampeaux épousera Diane et il me débarrassera de la mère Bonivard par dessus le marché ! . , .
M^ie BONIVARD, à Corbulon.
Monsieur Ghampeaux va dîner avec nous ! . . . Vous le verrez ! . . .
HENRI
Ah ! Ghampeaux L . . Voilà celui, que Diane aurait dû épouser!
CORBULON
En effet I . . .
Mme BONIVARD.
A qui le dites-vous ?. . .
CORBULON
Il l'aimait autrefois ! . . .
HENRI
Il doit l'aimer encore aujourd'hui.
Mme BONIVARD.
G'est probable !...
HENRI
Si VOUS n'aviez pas été aussi pressée de vous débarrasser de votre fille ... si vous ne l'aviez pas jetée à la tête de mon beau-père. . .
Je l'ai pris comme pis-aller 1
HENRI
Elle aurait aujourd'hui soixante mille livres de rente ! Car l'ami Champeaux. . .
Mme BONIVARD.
Hé 1. .. Je le sais bien ! . . . Inutile de me le rappeler!...
HENRI
Malheureusement, il est trop tard ! . . . Pour qu'il épousât Diane maintenant, il faudrait que le mariage de Bourganeuf fut d'abord annulé, ce qui est impossible !. . .
Mme BONIVARD.
Bah! qui sait?
CORBULON
Vous voyez un moyen ?
Mme BONIVARD.
Peut-être!...
HENRI, à part.
Elle y vient 1 . . . (Haut.) Vous songeriez à défaire le mariage de Bourganeuf, vous ?