BION ONCLE SOSTHÈNE ISS
nierai jamais; qu'elle n'a d'autre ronction que de berner le bon peuple, de renrégimenler pour le faire aller à Turne comme on envoie au feu les soldats; je serai de votre avis; qu elle est utile, indispensable même à toutes les ambitions politiques parce qu'elle change chacun de ses membres en agent électoral, je vous crierai : « C'est clair comme le soleil! » Mais si vous me prétendez qu'elle sert à saper l'esprit monarchique, je vous ris au nez.
« Considérez-moi un peu cette vaste et mystérieuse association démocratique, qui a eu pour grand maître, en France, le prince Napoléon souaFEmpire; qui a pour grand maître, en Allemagne, le prince héritier; en Russie le frère du czar ; dont font partie le roi Humbert et le prince de Galles; et toutes les caboches couronnées du globe ! »
Cette fois mon oncle me glissait dans l'oreille : « C'est vrai ; mais tous ces princes servent nos projets sa;is s'en douter. »
— Et réciproquement, n'est-ce pas?
Et j'ajoutais en moi : « Tas de niais I •
m UON ONCLE 60STHËNB
Et il fallait voir mon oncle Soathène offrir à dîner à un franc-maçon.
Ils 86 rencontraient d'abord et se touchaient les mains avec un air mystérieux tout à fait drôle, on voyait ^'ils se livraient à une série de pressions secrètes. Quand je voulais mettre mon oncle en fureur, jo n'avais qu'à lui rappeler que les chiens aussi ont une manière toute franc-maçonnique de se reconnaître.
Puis mon oncio emmenait son ami dans les coins, comme pour lui confier des choses considérables; puis, à table, face à face, ils avaient une façon de se considérer, de croiser leurs regards, de boire avec un coup d'ceil comme pour se repéter sans cesse : « Mous en sommes, hein ? »
Et penser qu'ils sont ainsi des millions sur la ten*e qui s'amusent à ces simagrées I J'ai- . merais encore mieux être jésuite.
Or, il y avait dans notre ville un vieux jésuite qui était la bête noire de mon oncle