Cod. histinian. , XII, 29, 3 (p
Marcellin (xv, i, 3) raille Constance II de ce que, parlant de sa personne, il affectait de dire : Aeternitasmea. Mais les fonctionnaires de Constantin parlaient aussi de l'éternité de leur empereur, « imfeyatum aeternitatis eiusdem clementissimi principis^ ». En 45o, Théodose II écrivant à Galla Placidia dit de lui-même : nNostra Aeternitas'^. » Le sénat romain, assemblé pour la publication du Code théodosien, salue la fidélité des princes éternels, <( aeternormn frincifum félicitas », l'éternel prince notre Seigneur Valentinien III, « aeternus fr inceps Dominus noster Yalentiniànus », le très sacré prince notre Seigneur Théodose II, « sacraiissimus princeps Dominus noster Theodosius » ; le Sénat décide d'acclamer les ordres des éternels princes, (( aeternorwn principum pràeceptis consentanea devotione par camus ». Dans le même sens, on disait que Rome était éternelle : en 419, Honorius écrit « sancto àc venerabili Bonifatio papae Urbis aeternae^ ». Et nous-mêmes n'appelons-nous pas encore Rome « la Ville Eternelle », sans sacrifier au culte de Rome et d'Auguste?
Si ce qui était au prince ou du prince pouvait être qualifié de divin, on ne sera pas surpris que divin ait eu pour synonyme sacré. On peut même dire que sacré a prévalu sur divin^. Une loi de Valentinien, Valens et Gratien, en 374, interdit aux gouverneurs de provinces {iudices) d'obliger des artistes à faire gratuitement les portraits des empereurs, <( sacros vultus^ ».
1. Optât., Appendix, VIII (éd. ZiwzA,p. 212). Ci.Inter LuciFER. Cala- 'SA.'ïk^. Efistul.ui. — Franz CuMONT,« l'Éternité des empereurs romains», Revue cL'hist. et de litt. relig., 1896.