Beurlier, p
4. Cassiod., Variae,v, 9 (p. 149). Cf. vu, 43 et xil, 5 (p. 224 et 364).
5. Cad. lustin., I, i5, 2 (p. 69), acte de Justin et de Justinien, en 527.
Valentinien II et Théodose, excepte de l'amnistie accordée pour Paque, plusieurs catégories de criminels, entre autres le fabricant de fausse monnaie, <( sacri oris imitator et divinorum vultuuni adpetitor^ ». En 4x3, une loi d'Honorius et de Théodose II parle de la table divine {divinae efulae)^. En 438, le procès-verbal de la séance du sénat romain pour la publication du Code théodosien^ parle des exemplaires que la main divine en a fait présenter au Sénat : « Sua nobis manu divina tradi inssit »; par main divine, entendez un ordre écrit de Théodose II. En 5 1 5, dans une lettre {sacra) au pape Hormisdas, l'empereur Anastase parle de ses propres divinae litterae, et en 5i8 au même pape l'empereur Justin parle de ses divini apices'^. M. Deissmann, qui remarque que chez les Chrétiens grecs le terme ^eaxoTïi; a tendu à se substituer à zijpioç dans la titulature des empereurs, signale cependant que le ^e'oiuoTr; est qualifié de très divin dans des documents du sixième et du septième siècle, sous des princes aussi chrétiens que Justinien, Justin II, Héraclius^.
Il se rencontre plus étonnant, dans une lettre de Valentinien III à Théodose II, en 45o, oii le très chrétien Valentinien écrit à son collègue en le traitant de Votre Divinité : « Ad ferfectiorem agnitionejn vestrae divinitàtis , direximus etiam gesta^... » Cette expression n'est pas isolée. M. Deissmann signale dans un papyrus de l'an 843, donc sous Constance II, le mot 6etoTV)ç employé pour désigner la majesté impériale \ Dans une constitution des empereurs Léon et Zenon, en 474, on a la surprise de lire : (( ... adorata nostrae divinitatis pur-pur a^. »
On rapprochera du mot divinitas le mot aeternitas. Ammien