‹ Les survivances du culte impérial romainChapitre 16 sur 51 · Cod. Theod., XIII, 4, 4 (p · texte numérisé non relu

Cod. Theod., XIII, 4, 4 (p

Valentinien III et Marcien, écrivant au pape saint Léon, en 456, parlent des lettres sacrées qu'ils écrivent à Sa Sainteté, « sacrae litterae^ ». On ne parlait pas autrement du temps de Gratien, de Valentinien II et de Théodose 2. Le gouverneur d'une province, qui a reçu un ordre écrit de l'empereur Théodose II, en accuse réception au vicaire du diocèse auquel appartient sa province, et parle de la pièce « cui divinae et adorabiles litterae praefulgebant^ ». Notons bien que ce langage était celui de la chancellerie et des fonctionnaires, et que les évêques catholiques habituellement ne le parlaient pas. Au concile d'Aquilée de 38i, dont saint Ambroise dirige les débats, lecture est donnée de la lettre impériale en vertu de laquelle le concile est assemblé, j-^n^/z/;;? impériale ^ iînperatoris praeceptum, dit Ambroise, « lectio sacra », dit l'évêque arien Palladius contre qui le concile instrumente. On a lieu de croire qu'Ambroise réservait à la sainte Ecriture le qualificatif de sacrée et de divine.

L'expression sacrum palatium^ désigne le palais impérial dans une lettre de l'empereur Anastase au pape Hormisdas, en 5 16. La même lettre mentionne le conseil de l'empereur : a Severianumv. c. comitem sacri nostri consistorii. » Le mot oraculum sert à désigner une décision de l'empereur, dans une loi de Valentinien II, Théodose et Arcadius, en 889, par exemple; le mot ne répugne aucunement au pape Agapit écrivant à Justinien, en 535; saint Avit, en 5i6, s'en sert pour désigner une décision du pape Hormisdas, « oraculo beatissimae responsionis^ ».

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