‹ Les survivances du culte impérial romainChapitre 17 sur 51 · Mansi, t. V, p · texte numérisé non relu

Mansi, t. V, p

4. Coll. Avellan. Efistul. m (p. 5o4). L'expression était protoco- . laire, voyez ibid., 19 (p. 66), relation de Symmaque, en 419 : <( Cum v. cL

Aphtonius decurio sacri palatii vestri cum caelesti praceptione ad urbem venerabilem convenisset... )>

5. Cod. Theod.,XWl, 5, 17 (p. 861). Coll. Avellan. Efistul. i8 (p. 65); 18 (p. 334); i36 (p. 559). — Les humanistes de la Renaissance ont fait

Il n'y avait plus place pour l'apothéose sous les empereurs chrétiens. On ne renonça pourtant pas à représenter sur des médailles l'empereur Constantin emporté au ciel sur un quadrige, avec dans le ciel une main tendue vers lui pour l'accueillir. Beurlier observe que Constantin est le dernier prince en l'honneur de qui existent des médailles de consécration ^ En réalité, c'est Valentinien P"" qui est le dernier empereur qui ait été ofûciellement n consacré », d'où l'on a conjecturé que la disparition de la consécration a dû être une conséquence de l'abolition de la fonction de Fontifex Maximus par l'empereur Gratien^. De Rossi croit cependant que le Sénat perpétua encore l'usage de « consacrer » les empereurs auxquels il avait de la reconnaissance. Il cite à l'appui l'inscription suivante, qui se rapporte à l'empereur Théodose, père d'Arcadius et d'Honorius :

MARTIA THEUDOSIUM DOMINORUM ROMA PARENTEM AETHERIO DIVUM VENERANS SACRAVIT IN ORBE

Peu d'empereurs ont été plus chrétiens que Théodose, ses deux fils tout autant, et nous savons, grâce à saint Ambroise, que la grande majorité du Sénat était composée de Chrétiens à cette époque. De Rossi explique donc l'hommage rendu à Théodose par le sénat de Rome comme un hommage purement civil. (( Haec nem-pe consecratio quasi civilis quidam honor habita hac aetate est ; et nescio quo ritu demortui imperatoris in caelum recepti proposita imagine peractam illam censeo, quemad^nodmn viventium Augustorum imagines civili cultu honorari per haec tempora consuevisse vulgo notissimum^. » On avait donc vidé la consécration du sens païen qu'elle avait encore

un sort nouveau à ces vieux mots. Nous parlons, à leur suite, du Sacré Collège, du Sacré Consistoire, du Sacré Palais, des Sacrées Congrégations, et les décisions orales du Pape portent le nom de oracula. Personne n'est choqué de voir le titre de Pontifex Maximus donné au successeur de saint Pierre.

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