BAS-RHIN
Le Baa-Rliin s'est totjours M renlair^tiér liar son énergie répuMicaîne. 6b n'a ^s ottMfé la'j^ttide 'dé-
moustratiou populaire de 1851, qui, conduite par Flocon,
IMUil «itrttilir «a réginiinl me eU*. * U. davali y •YOiréTidemBMl Udeigiiif qid n'aimaitiit pat l'Ba^
pire, et qu'on pouvait ainsi accuser de complicité morale avec Orsini.
M. Mignet, actuellemeat conseiller d'£tat» était alors pféfet du Bofrahin.
La 84 févrior 1 858 à midi, au milimi de la tramiiiiUtté générale, les quatre citoyens, dont toi noniisiiiveat» ftt- . rent arrêtés :
Jian-Jacques Boersch, meunier à Strasbourg.
Gbarlss KELLKRy négociant à Strasbourg.
GoiuauMB Zabboi, fiibricant de chandelles à Strasbourg.
ThAodoae W£Ui, couvreur à Strasbourg*
Ces quatre» citoyens furent arrêtés le 24 février, jour anniversaire de la République et conduits à la maison d'arrêt. Le 18 mars suivant, un commissaire de poiiee Tint lenr annoncer qu'ils allaient être transportés en Afrique. Il fut alors reconnu que l'on avait, par erreur, arrêté Georges Wein à la place de Théodore Wein, son frère. Ce dernier n'hésita pas à venir spontanément se eonstitoar prisonnier et prendre la place de son IMre.
nsforent tons les quatre enfermés dans une voitore eal-
hdilr», MUQi ^*on linur ettt mêihe laiMé le tmi» dt pmdre ni matrtean, ni Gage. La Toiture se dirigea me»
cessivement sur Nancy et sur Metz pour y prendre les victimes de ces deux villes, et ils furent tous dirigés sur Marseille; pendant ce long voyage, les malbenreux répnblicains sonfiMrent le martyre dans ces étroites cdloles où ils étaient obligés de garder nne immobilité complète. Le citoyen Bœrsch, qui était atteint d'une sciatique, endura, paralt-il, des souffrances atroces.
ArriTés à Marseille, ils furent enfiamiés dans les casemates dn fortSaint-Nlcolas.
Cinq jours après, ils furent embarqués sur nn bateau des Messageries et débarqués en Afrique, successivement conduite à Philippeviile et à Bône, et enfin interr nés à Guelma (province de Gonstantine).
Jean-Jacques Bcebsch était un républicain de vieille date, bomme fort considéré à Strasbourg, andeo GonseiUer ma nidpal, et piopriétsire do pins riche moulin de la ville. Kn 1851, il avait pris part à bi défense de la loi et de la constitution, et s était mêlé à la grande démonstration populaire de Strasbouijg dont nous avons parlé et qui fûllit entraîner dans k résistance le 4* r^jment d'artillerie , casemé an quartier d'Ansteriits. Vugittf à- cette époque pendant quelques mois.
i| avait pu rentrer à Strasbourg, ^ fut interné daoB
tkm fpé^Q^da c»iiiii|bNH^ H ^ de xj^^jur il
Strasbourg depaïf sa tnaspostatioiif «t 4 te tj^te
iadustrie considérable. • "
Charles Keller» au % déc^mbrei avait an^t^ sd^ili^
son absence, il a^i^ 4ft abandwMr «m commeree 'am
mains de ses employés, et il en éprouva un très^^^d préjudice. Au retour de sa mqnde trjm£i>9rtati(My il trouva ses à3ai\m Irte^mpDamiios at owiiinit qiMdvies mois spièa. t*
GmiAuin-ZABiEii «tait ^té également transporté, après le coup d'État, pour avoir cherché à soulever le 4' régiment d'artillerie et l'avoir énergiquement appelé & la défense de la loi. Son indostrie fut ruinée par sa transportation. H était reVenn pourtant à Strasbom^ quelques mois ayant l'attentat du 14 janvier, et cber^ chait à remonter ses atlairos lorsqu'il fui de nouveau transporté. A son retour, il se trouva dans une ruine çompl^ fut <j^claré en iaiUite; il .4 én^gré fff. Am^ riqne en I867.
Théodore WBHf aTalt été condamné, en 1B51^ par Ii^ commission mixte à cinq années de déportation en Afrique; il fut alors conduit de Strasbourg à Paris ,de J>Ur fl^.en Ip^gade wm^ ^.ffi^^^mA
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6té commuée en celle de Teiil, puis en celle de l'inter-
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a quitté la France. ^ î i.i . r n •
Un arrêté de transportation Ait aussi notifié dans le
Bas-Rhin au citoyen Walters, tisserand à la Roberisau : il était dans une maison de fous depuis dix-huit mois 1 1