I. Voir la Province en 1851 , par Sug* Tcnot
' pbnu et chaussées àvalt été également itûhipàM loti du
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nous n'ayons pn nous procurer adèttûS ^en^lgûëfiiiMi sur leur compte.
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Us victimes sont :
Louis Bokneaure, propriétaire à Boblogne.
Ferdinand Terrasse, propriétaire à Genesfcelie. £sTBER Maruii^ propriétaire à Vais.
AoRBt» à Aubenas.
Bekjamin Darnoux, pâtissier, à Aubepas.
Le citoyen Bonneaurs, hoDorable propriétaire de l'Ardèche, âgé de 56 aos, avait été traqué d^â en 1651, et fut à cette époque longtemps fugitif. Il n'échappa pas en 1858. Arrêté le 26 février, il était le 26 mars suivant
transporté en Afrique.
Le citoyen Terrasse, propriétaire, âgé de 47 ans, marié et père de famille, avait été aussi traqué en 1851, et
obligé de s'expatrier. En 185S, il Suivit lo dort du citoyen Bonneaure.
au —
LecttoyenlfARTm, Âgé de 47 ans, Ait anrftté le S7 février, et emprisonné jusqu'au 26 mars suivant, et relâché à cette date pendant «pie ses deux codétenus étaient transportés en Afrique.
Le dtoyen Agrbl, qui était négociant à Aubenas^ âgé de 40 ans, marié et père de deux petits enfants en bas âge, avait été à l'époque du coup d'État détenu à Belle-Isle. £n il ne fut arrêté que le S6 mars le jour même où Bonneaure et Terrasse étaient transportés en Afrique. II ne perdit rien pour attendre, et quelques jours après il suivit le sort de ses deux compatriotes.
Le citoyen Darnoux était pAtissier à Âubenas. Il était âgé de 33 ans, marié et père de deux enfants. Déjà au mois de janvier 1852, il avait été. arrété.'Iie i6 février 1858, il fut de nouveau arrêté et détenu jusqu'au 87 mars suivant époque à laquelle il fut mis en liberté.
Leur crime à tous? Le même : ils sont républicains!
GUAMNTË
Le préfet de ce dépai^lement en 1858, était M. Rivière. Les victimes sont :
DuRMEAU, à Angoulôme.
Paul Cbasaud, propriétaire à GhalMinais.
FAiiBi-DisPi.iiiTBs, propriétaire, ancien maire d'Btignae.
Plument, de Baillac.
Hugues Podzy , ancien avoué à Rochechouart (Haute-Vienne), alors à Maseignac (Charente).
Le dtoyen Durmiav fut arrêté en février 1858, transporté à Marseille en voiture cellulaire, et de là conduit en Algérie où il fut interné à Souk-Harras,
Le citoyen Paul Ghazaud avait dégà été arrêté après le t décembre et transporté en Afrique. Il était de retour depuis un an environ lorsqu'il flit, après l'attentat Orsini^ victime d'une nouvelle persécution.
Tous les gens qui l'ont connu, à quelque parti qu'ils appartiennent, ne l'avaient jamais considéré comme un homme dangereux; doux et honnête, il était estimé de tous.
Les Chazaud sont une des familles les plus anciennes, et les plus distinguées de la Charente. Sans remonter plus hattt que la fin du dix-huitième siècle,, nous trouvons deux frères, l'un général de bi^lgade et l'autre membre de la Convention nationale. Le citoyen Chazaud, le Conventionnel, avait trois fils, l'aîné receveur général à Poitiers, le cadet juge de paix à Chabanais, le troisième officier de cuirassiers sous la Restauration et maire de Gonfolens (Charente), après 1880. If M. Auguste Ghaïaud, ancien receveur général à Ârras, aujourd'hui retiré au
château de Boisbuchô, et Jules Chaz^ud, ancien représentant du peuple à la législative de 1S49, sont fils du receveur général de Poitiers. Le citojen Paul Chazaud, dont nous parlons , était ûls du juge de paU de Chabanai9
Après son arrestation, en 1858, le citoyen Chazaud fut transporté en Afrique et interné à Tlemcen. A spn retour après l'amnistie, il vint dans son pays, recueillir les débris de sa fortune, et reprit cette fois volontairement le chemin de Texil. C'était désormais une existence à jamais bridée- Il vient de mourir il y a deux mois à Lausanne (Suisse), où il occupait un modeste emploi dans une administration de bateaux à vapeur. Comme le faisait remarquer Les lettres charentaiset en annonçant sa mort f quels remords ne doivent pas avoir aujourd'hui ceux qui par ;èle ou par peur ont causé l'exil, la ruine et la mort de cet honnête homme I »
Le citoyen Faure-Desplantbs était un holioroble propriétaire d'Kt8gnac qui, en 1848, avait été maire ds S9
commune. Arrêté en même temps que Chazaud, il fut transporté en Afrique et interné à Djidjelly où il devait rencontrer cette malheurt use femme, Mme Jarreau du Loiret et tantd'autres.Faure-Desplantes eut à se plaindre vivement de l'attitude des autorités militaires à son égard pendant le cours de sa traosportation. Une foi^^
l0 f/ettru charentaites, a* du 2^ féTripr 11(9.
copime ii portait de l'hôpital de Bougie, après i^ge fflfif^ maladie, et qu'il était complètement à bout 4^ W^Uf^ ces, il réclama ayec persistance les subsides auxquels il 'avait droit, et sur le reAis non moins persistant qu'on lui opposa il déclara an sergent de la place, le sieur Lacroix, qu'il en écrirait au prince ^iapoléon, alors ministre de rAigérie et des colonies. Pour ce fait de lètô-^gmit, comme nous dit un de nos amis, le citoyen Faure-Oesplantes eut à subir huit jours de prison.
11 est rentre après l'amnistie et habite aujourd'ijui Étagoac, arrondissement de Confolens (Charente)*
Le citoyen Plument, de Baillac, arrêté en même temps que Ghazaod et Faure-Desplantes, fut également transporté en Algérie.
Le citoyen Hugues Pouzy était un ancien avoué de flocbechouart (Haute -Vienne), fort honorabUment connu dans son pays. Au coup d*État, on le força à ven** dre son étude d'avoué, et il fut -placé sous la survejllancè de la haute police. En 1858, il se trouvait momentanément à Massignac (Charente), chez sa iille, (ml nourrissait alors un Jeune enfant de quelquea mois. Dans la nuit du 85 ai| 86 février, un capitaine de gendarmerie et six gendarmes enyahirent son domicile et le conduisirent à la prison de Rochechouart. Il dut à ses relayons d'être reU^iié un mois après et de n'être pas trançport^ cçmme ses amis en Atrique* Mais sa Me fut prise, an moment de son arrestation, d*un troublji 9I
violent» qu'elle tomba malade et que depuis elle ne s'est Jamais rétablie.
Gil£R. ,
Le préfet de ce dépcirlement, en 1858, était M. Piétri, actuellemeiit préfet de police.
Nous ne connaissons que les noms de trois des Tictimes:
Brault, tailleur d'habits, à Précy.
JoBiNiOT, cultivateur, à Gharautonay.
NAPOiioN Lebrun, notaire, à Gharbst.
Le citoyen Brault fiit arrêté, transporté Airiqueet Interné à Tlemcen. *
Le citoyen JosimOT, arrêté en février 1858, fut emprisonné, puis transporté en Afrique et interné à Sidi-bel- Abbès.
Le citoyen Napoléon LsaRtm ne fut pas transporté. Les &its qui suivent ne disent que trop pourquoi 1
Le S4 février 1858, à sept heures du soir, deux gendarmes de la brigade en résidence à Saint-Florent, dont Tun était le brigadier.... S arrivent à Gbarosty chef-
1. Dflvtmi dflpuii tnaréchal des logis et ehetalielr de la Ligion dlionneiu;
lieu de canton entre Bourges (Cher) et Y^soudun (Indre).
Ils remettent au commissaire cantonal un mandat d'amener et de perquisition contre le citoyen lUppiioif Lebrun. Ub invitent M. Baaseti maire de la commune^ à les accompagner dans l'exécution de leur mandat Tous quatre ensenible se rendent au domicile du citoyen Lebrun. Celui-ci était encore à table avec sa femme, son gendre et sa fille. Dans la salle à manger se trouvait la vieille mère de Lebrun, âgée de 80 ans. La pauvre femme, à la suite de l'arrestation de son fils, est morte de chagrin.
Dans la maison se trouvaient encore : un domestique, la cuisinière et le clerc de M* Lebrun, aujourd'hui notaire à Buzancais.
En entrant, le brigadier Lafond annonce au citoyen Lebrun quil a un mandat d'amener contre lui. « Je suis prêt à vous suivre, répond celui-ci, mais puis-je savoir ce qu'on me reproche ?
— Je n'ai pas mission de vous en instruire, répond le brigadier. — Nous avons aussi un mandat de perqnisi-i tion, ajoute le commissaire de police Réthel^
— Libre à vous, dit Lebrun, rien n'est ici secret, voici la def de mon bureau.
Nous allons commencer à faire une perquisition sur votre personne, » ajoute le brigadier et, en disant