DORDOGNE
Nous ignorons le chiOre exact des transporta êê <Se
département. Nous savons seulement qu'ils lurent au moins au nombre de trois :
Ghassagnou, peintre à Périgueox.
Yaltoh, à Périgneux.
Bbbtet, peintre en bAtiments à Sarlat*
Ces trois citoyens arrêtés presque en même temps fn-
rentemmenés en voiture cellulaire àMarseille. Ilsavaient, pour compagnons de route, les transportés de la Creuse et de la Gorrèse, les dtoyéns Andrieu, Delaribegrette,
* Bole, LégaiUon» BoriOy DumoDt et Delille. Leur voyage de Gnèret à Maneille dura 96 heures. On ne peut pas parali-il se faire une idée des souffrances que ces malheureux endurèrent. Ils étaient tous mourants en arrivant à leur destination. Il fallut les transporter à bras au fort Saint-Nicolas. Ajoutez k cela que pendant le triget ils avaient été mis aux fers 1
Mais il se passa un fait bien plus grave : le citoyen Chassagnon était un jeune homme de 28 ans environ. Il était atteint d'une phthisie pulmonaire, qui en était arrivée à sa période extrême. 11 fut arraché de son lit et jeté malgré l'indignation publique en voiture cellulaire. . Pendant tout le temps du voyage il ne cessa de râler, il
demandait de l'air, il appelait sa mère l'infortuné I
Arrivé à Marseille^ après quelques instants de repos, il montra un courage admirable ; il refusait obstinément d'être transporté à rhôpitaly disant qu'il voulait mourir au milieu de ses amis. Il n'eut pas cette consolation. Le lendemain de son arrivée au fort Saint-Nicolas, il fut transporté à l'hôpital, mais il expira en passant le seuil de rhospice.
Quels commentaires pourrions-nous ajouter à ce fait?