Les tu^oot font nuras, on pmit le imuurqiur
AUDt.
Ce département eempfta au moins deux victimes .
WiULGER, docteur-médecin à Moux.
BovmozjB» Négociant à Narbonne.
Le èStdye'ii Wiateim, arrêté en février, Mi èbntftîîl en
voiture cellulaire à Marseille. Il sortit du fort Saint-Ni- ^ colas pour être embarqué en Afrique le 27 mars. Il ût la traversée avec lès traiîsportés dé la Meàrthe et du Haut-Rhin.
Il fût interné à Là Cille. Quelque temj>s après, il fut gracié pour avoir pris une part considérable au sauveta^^e du Baberach. Nous devons dire à ce propos, que les transportés de La Galle n'eurent pas' & se plaindre de l'autorité mUitaire qui les entoura d'une véritable bienveillance, au point (ju'en quittant La Calle le docteur Wralger et quelques autres de ses coreligionaires politiques allèrent offrir à l'autorité leur témoignage de gratitude. Honneur encore h ceux qui surent en ces temps si durs compatir au malheur!
Le citoyen Bouniole fut interné à Delhys, en compagnie d'un certain nombre de transportés parisiens, entre
Digilizeo by LiOOgle
aiitréB 1m dtoytfDB Vo^ior, Aimrdi JUiger^ Glidus*
Le préfei de FÂTeyrôn, en i858, était M. Baragnon. Les TictSmes lont :
Edouard ^uussimes, ingénieiir 4w mines à Villefranche.
RoziÉ| expert à Villeiraache.
DiLLACy chiffonnier à Sainte-Àffrique.
PùkàETrà^ dli LONOSAtf, de 6aiàiè-AëH(tiié.
ffiANçots BoitÂLD, de Sainte-Ëùialié, employé. RoQU£s^ manœuvre au Gua.
Le citoyen Fiuissines avait déjà subi une transportàtion en Algérie, lors dti coti(» à*itài, il est rèntrë en France après l'amnistiei il est mort en 1868: c'était un noble cœur.
Le Citoyen Rozié avait également été frappé, en 1852; tratisiiorté en àfincpito en lesa^ il revint êkaà ion ^ys aprèë Tamniitie; mais il avait perdu sa dientèléi il té-
géta pendant quelque temps et mourut presque de misère»
Le citoyen Dellac fut arrêté dans les mêmes circonstanees, transporté en Afrique et interné à Bougie.
D eo est de même du citoyen Pornettb qui fut ioterné aussi à Bougie.
Le citoyen Bonald, qui en 1S51 avait été transporté sans qu'il ait jamais pu savoir pourquoi, était, avant son arrestation en 1858, employé à la bascule de Decazeville. La gendarmerie se présenta le 26 février porteur de la pièce suivante :
CiBUfBT DO PRËnST.
Rodas, l0 26f«fmrl858.
•« Au nom de r£mpereor»
< Nous requérons M. le commandant de la gendarae-
rie de faire arrêter et conduire dans la prison d'Espalion le sieur Bonald, François, de Sainte-Eulaiie, ex-employé à la bascule de l>ecazeville» pour être mis à notre disposition.
« Le préfet de l'Aveyron,
« Sijfné: Baragroh. >
n fut donc conduit & la prison d'Espalion, où il resta d'abord dix-huit jours sans être interrogé. Au bout de ce temps il reçut la visite d'un juge d'instruction, et le surlendemain, il fut conduit à Rodez. Là, il fut mis en présence de plusieurs personnes qui, s'étant trouvées dans
une voiture publique, avaient entendu im monsieur déblatérer contre l'Empereur. Elles reconnurent que ce mofuieur n'était pas le citoyen Bonal4* ËQÛn quelques autres personnes vinrent déclarer que lui, Bonald, avait injurié l'Empereur et Farchevéque de Paris ; qu'il avait accusé le chef de l'État d'avoir envoyé les troupes françaises en Grimée pour les y faire périr, qu'enfin, il n'allait pas à la messe, et U fut traduit en police correction-, nelle et condamné à six mois de prison .
n en fut de même du citoyen Roques.
Tous deux cependant pensaient qu'au bout de six mois ils seraient libres. Pas du tout. La veille de l'expiration de leur peine, on les fit lever sur le coup de minuit et on les expédia en voiture cellulaire, d'abord à Montauban où ils passèrent la nuit suivante, ensuite à Marseille. Ils ignoraient complètement où on les conduisait. Ce n'est que là, qu'ayant appris que plusieurs de leurs coreligionnaires avaient été transportés en Afrique, ils commencèrent à comprendre. On les embarqua pour Philippeville , d'où on les conduisit successivement à Sétif et à Constantine, et enfin à Bordj-bou-Arréridl), un petit village de soo habitants, où ils furent internés jusqu'à l'amnistie, époque à laquelle ils rentrèrent dans leur pays.
BOUGHiBS-bb-KHONK
de département a dû compter un grand nombre de victimes. Noos n'avons malhenreneement qae les noms
de deux :
Meynier, docteur-médecin à Rogues.
Bréhond» avocat à Aiz.
Le doctenr BIsTmiR avait autrefois exercé la profession de médecin à Marseille, i^lns tard, il se redf a dans
une propriété qu'il possédait à Uogues, sur les bords de la Durance. C'est là qu'en 1851, il fut traqué comme tous les républicains et condamné à Tinternement. De retour chez lui, il ne s'occupait |>lus que de voir ses malades et de visiter ses terres, lorsque, le 16 février, il fut arrêté dans son domicile et emmené à la prison d'Aix, oij il rencontra le citoyen Brémond. À la iln du mois de mars û fut transféré à Marseille, d'où il partit le S7 avril pour l'Afrique à destination de I>ji4|elly, mais il obtint, en débarquant à Philippeville, d'être interné à Bougie.
Aussitôt installé à Bougie, il voulut, sur le conseil même des autorités militaires, exercer sa profession de médecin ; mais il ne tarda pas à subir à ce propos toute
es^èâé dé traeasseiles. Le maire de Bougie commença par exiger de lui la production de son diplôme; puis le diplôme une fois exhibé, il émit la préteDtion, avant de i^asseir optrê; de l'obliger à faire Tiser son diplôme à renrégiiitrement, aii greffé do tribnnal et à la sons-préfecture de Philippeville. Le docteur Meynier répondit à ce maire zélé que ces formalités, comme il pouvait s'en assurer par les mentions en marge, avaient été remplies à Marséille, et que, comme le lieu de son domicile n'était pas Bb jgie, où il est loin d'habiter volontairement cL où il n'a pas l'intention de transférer son domicile.... il n'y avait pas lieu de les renouveler.
Le mairô; insistant; le docteur dédale qu'il continuerait à exercer sa profession sans s'arrêter à ses iigonctions.
Mais, M. le maire, ancien militaire, habitué à voir tout le monde lui obéir passivement, et ne comprenant rien à cette résistance légale, fit ngnifier à un pharmacien de Bougie, défbnse de délivrer les médicaments prescrits par les ordonnances du docteur Meynier, les malades dusseut-ils en pâtir.
Enfin le docteur continuant à visiter ses malades, le malrè comprenant de moind en Moins cette résistance» et rendu furieux par elle, crut faire probablement merveille en surprenant un ordre d'arrestation contre lui afin de l'obliger h, l'enregistrement de « sa peau d'âne. •
Les gendarmes se présentèrent en efifet au domicile du
eitoyen Meyoler, mais celai-d les mit ao défi de faire usage de leurs armes et leur déclara en même temps
qu'ils ne l'emmèneraient pas vivant. A ce moment, deux honorables habitants de Bougie qui entraient chez le docteur, obtiurent des gendarmes d'attendre, et coururent chez le conmiandant supérieur lui ezpliquelr ce <iui se passait et obtinrent la révocation de Tordre d'arrestation.
Quant au courageux docteur y il continua à traiter ses malades avec l'impassibilité qui le caractérisait^ à Bougie, d'abord, à Alger ensuite, où il obtint d'être interné.
Il rentra à Rogues après l'amnistie. Mais il avait contracté en Afrique une maladie grave aggravée par Téloignement des siens» de sa femme, de ses enfants. U languit quelques années et mourut jeune encore.
Le citoyen Brémond, avocat à Ait, avait lui aussi été frappé en I851 . Le 24 février 1858, à onze heures du soir, il fut arrêté dans la rue comme il sortait du spectacle, et emprisonné. L'ordre d'arrestation était une simple note du sous-préfet. Après être resté dix jours au secret, un commissaire de police vint lui faire subir une espèce d'interrogatohre, dans lequel il crut comprendre qu'il MaU aceuté Savoir fmsé une grasujU rm>u$ ^ouoriers r^publkains dans ta grande pUàne de Gardaune^ oh il n*était jamais allé de sa vie et où il n'y avait jamais eu ni revue ni réunion...!
L'ordre des avocats d'Aix, plus courageux que ceux de
beaucoup d'autres villes, s'émut fort de Tattentat à la liberté individuelle commis sur l'on de ses membres et demanda une audience au sous-préfet d'Aiz, M. Delmas.
Celui-ci indiqua précisément l'heure des audiences de la Cour d'appelfpensant sans doute que l'ordre des avocats serait ainsi empêché de yenir en corps dans ses salons. Mais» et c'est là un fait remarquable, les magistrats, qui eux-mêmes s'étaient émus de l'arrestation du citoyen Bbémond, suspendirent leurs audiences pour permettre au conseil d'aller porter leur réclamation à M. le souspréfet. A la suite de cet incident, et après avoir passé près-d'un mois en prison, le citoyen Brémond fut relaié. Il sortit le jour même où le docteur Meynier fut conduit
à Marseille.
n y a eu au moins dans ce département deux vic^ times.
Malheureusement nous n'avons pu nous procurer le nom que de lune d'elles :
Roui-Prothon, voyageur de commerce à Valence.
Le citoyen Roux-Prothon fut, avec un autre citoyen de la Dréme, transporté en Afrique.
Nous n'avons pu retrouver ses traces, sans quoi nous aurions pu sans doute donner &ur ce 4âp4rt£ment des détails yit^rwaaDls.