ISÈRE
Le préfet de ce département , en 1858, ^it M. Lepre- ▼est dé Lannay.
Il y eut, croyonsrnous, dans l'Isère quatre victimes. Nous n'avons pu nous procurer les noms que de deux
d entre eux :
BxviistB, banquier à Bourgoîn.
Fichât, propriétaire colUvateur an Pontée-Beau* voisin.
Le citoyen ArniRS fut enlevé 4ans son iit pendaulja
nuit. On ne lui permit môine pas de faire des prépara-
tifs de départ. Il fut amené dans la maisoa d'arrêt de Tienne, puis conduit à Marseille et de là transporté en
Le cîtoywi Rchat (rr^ fii fi||qeii fj^mw, alors quil était occupé ^ y traT9i])çr.^ p fv/bii )e {Q^ine
|ort que le citoyen Rivièr^.
Outre ces qua^^ç arrestations dont nous parlons, ^
notamment, le brui^ couraij; que (^spus-préfçf ^yçijt feçu J'^^fjf® ??T^ter ^ citoyen Brillier, ancien repré-
sentant du peuple, mais il craignit l'impression que ne A|^H6C|ut p^ de causer rarres^i^Uop d'ufl nniTendlement eetimé dans le pays et bien çffluip nqtif son courage et son 4évouemeQt ^ la cause répubUcaiqe, On saij, que prjUier étaif apx côtés du représentant ^4udin sur la barqcffde du faubourg Antoine lorçfme celui-ci fat tué dans la journée du 3 d^ç^iptiir^ )|^|*
Ce département compte quatre victimes.
Momai.
IiARROiSDit vétérinaîn.
Clart, instituteur à Saint-Martin.
JuLiBN Aaillt, horloger à Figeac.
Le citoyen Momcitf, arrêté en février 1868, fàt relâché
après avoir subi un mois de prison.
Quant aux trois autres, les citoyens Laraoque, Clart, jjsuMBt Baillt, arrêtés k la même époque, ils partirent le 85 mars dans une Toitare cellnlaîre portant le n* 4. Ils faisaient partie de ce convoi qui emmenait les transportés du Tarn-et-(îaronne et du Tara*.
Les citoyens Laaroqus, Glary et Bailly furent internés à Tlemcen. Noi» extrayons d'une lettre que le der- nier écrîTait le 7 Janvier 1859 à un de ses amis le passage suivant :
« Que vous êtes heureux, mon clier ami, d'avoir quitté ce maudit méchouar^ dont on a fait un réceptacle pour les bandits et les vagabonds dont la métropole pnrg^ ses maisons centralesl
« Depuis le départ de notre brave ami Escoffier (de Fouquier, Basses-Âlpes), il nous en est arrivé dix-sept, tous porteurs de figures de cours d'assisesl Si vous pouviez voir ces hommes grouiller dans la cour comme des vers dans un exutoire, vous nous plaindriez, mon cher ami, d'être obligés de subir cet humiliant contact....
< Le commandant Bernard est parti pour la France....