‹ Les suspects en 1858; étude historique sur l'application de la loi de sureté générale; emprisonnements - transportationsChapitre 48 sur 53 · DUFOUR · texte numérisé non relu

DUFOUR

Si l'on considère, nous fait remarquer un de nos amis,

que chaque séance de la Commission a duré environ cinq heures, on peut retenir que chaque décision de la Gommisaion mixte lui a coûté trois minutes de délibération!

Évidemment un tel département ne pouvait être épar-

gné en 1858. Le préfet était M. Gavini.

Voici les noms de quelques-unes des victimes, car nous savons qu'il y en a eu d'autres t

François H&sbon, boucher à Montpellier.

DuPT, cordonnier à Montpellier.

Baudoman, id. à Béziers.

Yapsas, boucher à Béziers.

SALABSRTy boulanger.

Ces citoyens, arrêtés dans la nuit du 24 février, furent emprisonnés d'abord, puis conduits en voiture cellulaire à Marseille. Nous devons ùàn ici cette remarv que générale : c*est que le détail qui est resté le plus profondément gravé dans le souvenir de tous les transportés est précisément ce voyage en voiture cellulaire du chef-lieu de leur département à Marseille. On le reconnait facilement à l'émotion avec laquelle ils en parlent encore dix ans après.

Nos coreligionnaires de l'Hérault furent enfermés à Marseille au fort Saint-Nicolas , et quelques jours après

p^Urept pour TAlgérie. I^asbon fut internl ^ Quelipa; - •» ». •

A la inéime époque, & l^ontpellier, Jeune hommç, chez lequel on avait trouvé quelques caract^^es d'imprimerie, et ^ (^ui l'on faisait pour cela un procès, §C| JfUsà aller on jour à dire, en partant d'^^Pl 9\ 4^ ^ pagnons : « Qs auraient dû rénssir) * 1(1 fut immédiatement arrêté, subit trois mois c(e prison préventive, et fut condamné à trois autres mois par le tribunal correctionnel*

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